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Gamer mort : et si ce n'était pas le GPU ?


Ce qu'on trouve vraiment sous le dissipateur
d'un portable de jeu déclaré perdu

Cet article a été publié le 10 Août 2026
Votre PC portable gamer ne réagit plus. Aucun voyant, aucun ventilateur, écran noir, et le chargeur a beau être branché, rien ne se passe. Vous l'apportez quelque part, et le verdict tombe en quelques minutes : « la carte graphique a lâché, il faut changer la carte mère, comptez 400 à 800 € — à ce prix-là, rachetez-en un ». Ce diagnostic est posé, dans l'immense majorité des cas, sans la moindre mesure. Et il est très souvent faux.

L'essentiel en 20 secondes

• Sur une machine de jeu qui ne s'allume plus, la cause la plus fréquente est un court-circuit sur un rail d'alimentation : condensateur ou transistor, quelques centimes à quelques euros de pièce.
• Un Asus TUF A15 déclaré mort, arrivé sur notre banc : un seul transistor remplacé, GPU intact, machine réparée.
• « Rien ne chauffe » ne veut pas dire « c'est le GPU » tant que le dissipateur est en place : les transistors des phases CPU et GPU sont souvent cachés dessous.
• La survie d'une puce graphique se démontre : court-circuit disparu, puce détectée sans triangle jaune, et surtout test de charge soutenu.
• Même quand le GPU est réellement perdu, la machine repart très souvent fonctionnelle sur la puce graphique intégrée.
• 90 à 250 € au composant contre 300 à 800 € pour une carte complète — sans les effets de bord (clé BitLocker réclamée, numéro de série modifié, licence OEM).
• Diagnostic 39 € TTC, intégralement déduits de la réparation · bonus QualiRépar −50 € pour les particuliers hors garantie.
Chez BSC Électronique, nous réparons au niveau du composant les cartes mères de PC portables et de Chromebooks (pas Apple), en atelier à Hyères. Les machines de jeu — Asus TUF et ROG, Acer Nitro et Predator, Lenovo Legion, MSI, HP Omen, Razer — représentent une part importante de ce qui passe sur notre banc. Et elles arrivent presque toutes avec la même étiquette collée dessus : « GPU mort ».

Cet article explique pourquoi ce réflexe est statistiquement faux, comment on démontre qu'une puce graphique a survécu, et ce que coûte réellement la réparation quand on cherche la vraie cause au lieu de remplacer la carte entière.

1. Le cas : un Asus TUF A15 « mort », arrivé par un confrère


La machine nous est adressée par un magasin informatique qui ne fait pas le niveau composant. Configuration : Ryzen 7 + GeForce GTX 1660, écran 144 Hz. Le mail du confrère est précis et honnête : « le chargeur délivre bien ses 19 V au connecteur, mais il y a manifestement un problème sur la carte ».

Bon point de départ : la machine n'a jamais été ouverte (le sceau du dissipateur est intact), donc pas de « réparation » précédente à démêler. Symptôme : ne s'allume pas, ne charge pas, aucun voyant.

Étape 1 — la mesure qui prend trente secondes. Avant toute chose, on mesure la résistance du rail principal, l'artère 19 V qui alimente tout le reste de la carte. Résultat : 0 Ω pile. Court-circuit franc.

Contre-intuitif, mais un 0 Ω bien franc est plutôt une bonne nouvelle. Dans notre base de cas, un court aussi net désigne le plus souvent un condensateur — une pièce à quelques centimes — et à défaut un transistor d'alimentation (MOSFET), quelques euros. Ce sont les courts partiels (2 Ω, 8 Ω, 60 Ω) qui font peur : ils peuvent impliquer une puce, donc une réparation autrement plus lourde.

Étape 2 — l'injection de courant… qui ne donne rien. On ne cherche pas un court-circuit en regardant des tensions : on injecte une tension très basse sur le rail avec une alimentation de laboratoire, et on regarde où la carte chauffe avec une caméra thermique. Le composant fautif est celui qui absorbe le courant, donc celui qui monte en température. Nous détaillons cette méthode dans caméra thermique : comment on localise le composant en court-circuit.

Injection à environ 1 volt, caméra en place, dissipateur toujours monté sur la carte : rien ne chauffe. Ni près des condensateurs du rail, ni ailleurs. Toute la carte reste froide.

C'est exactement à cet instant que se joue la différence entre les 90 € et les 800 €. Parce qu'une carte manifestement en court-circuit mais où rien ne chauffe, c'est la signature classique attribuée aux grosses puces : « c'est le processeur ou le GPU, carte à changer ». C'est la conclusion pessimiste, et c'est souvent là que le diagnostic s'arrête ailleurs.

Étape 3 — le piège du dissipateur. Une caméra thermique ne voit que ce qui est découvert. Or, sur un portable gamer, les transistors d'alimentation des phases du processeur et de la carte graphique sont fréquemment placés sous le dissipateur, recouverts d'un pad thermique ou d'une pâte épaisse destinée justement à évacuer leur chaleur. Autrement dit : le composant en court-circuit est conçu pour que sa chaleur soit absorbée et étalée par un gros bloc de cuivre et d'aluminium. À la caméra, il devient invisible.

Nous déposons donc le dissipateur — au passage, ventilateur et ailettes sont très encrassés, ce qui est la norme sur une machine de jeu de quelques années — puis nous relançons la même injection, en montant un peu le courant (environ 1 ampère). Le point chaud apparaît immédiatement, net, au microscope : un transistor d'alimentation (MOSFET) d'une des phases qui alimentent le GPU. Il était entièrement masqué trente secondes plus tôt.

Étape 4 — le verdict, et la surprise. Le composant fautif est un MOSFET « high-side » en court-circuit sur l'étage d'alimentation de la carte graphique. Concrètement, ce transistor est l'interrupteur qui laisse passer le 19 V vers le cœur du GPU par impulsions très rapides. En court-circuit, il ne coupe plus rien : le 19 V se retrouve relié en permanence à la masse — et au rail cœur du GPU, qui fonctionne normalement sous une tension de l'ordre du volt.

Sur le papier, c'est le scénario qui tue une puce graphique. Nous le voyons régulièrement, et nous y reviendrons plus bas, parce qu'il serait malhonnête de ne raconter que les cas heureux.

Ici, on dépose le MOSFET : le court-circuit disparaît. Le rail principal redevient normal. On remonte le dissipateur, on alimente la carte en 19 V au port de charge, et :

• la machine démarre, consommation 1,6 puis 2 A ;
• image à l'écran, Windows démarre ;
• la GTX 1660 est détectée, monte en fréquence et encaisse une charge graphique complète.

Autrement dit : le GPU a survécu, et la machine tourne à pleine performance alors même que le transistor n'a pas encore été remplacé. Ce n'est pas un miracle : les phases d'alimentation d'un GPU sont en parallèle (quatre, cinq, parfois plus). Celle qui manque ne fait que reporter sa charge sur les autres. C'est un état de marche, pas un état durable — le MOSFET est évidemment remplacé (un neuf du stock, repérage de la pin 1, pad thermique remis en place), et la pâte thermique refaite.

Détail final, très fréquent sur les machines déclarées mortes : la batterie refusait de se charger. Elle était simplement très déchargée au départ, puis pleine en fin de test — donc parfaitement saine. Un client, ou un magasin, aurait pu la remplacer pour rien.

Bilan : une machine annoncée bonne pour la casse, réparée avec un composant à quelques euros.

2. Pourquoi le réflexe « c'est le GPU » est faux (et d'où il vient)


Il y a une logique derrière ce réflexe, et il vaut mieux la comprendre que la caricaturer.

1. C'est la seule hypothèse compatible avec l'outillage disponible. Un atelier généraliste dispose d'un multimètre et de pièces détachées : chargeur, batterie, barrette de mémoire, disque. Quand tout cela est écarté et que la machine reste morte, il ne reste qu'une phrase possible : « c'est la carte mère ». Et sur un portable gamer, « carte mère » se traduit spontanément par « la grosse puce chère », c'est-à-dire le GPU. Ce n'est pas un mensonge, c'est une conclusion tirée faute d'instrument : sans alimentation de laboratoire ni caméra thermique, personne ne peut voir qu'un transistor de 3 mm est en court-circuit.

2. Le PC gamer a une réputation. Chaleur, cartes graphiques qui « lâchent », histoires de GPU dessoudés : le récit est installé. Il correspond à une réalité — celle des générations 2008-2012, où des puces graphiques se décollaient effectivement de leur support sous l'effet des cycles thermiques. Sur les machines de la dernière décennie, cette panne est devenue minoritaire par rapport aux défauts d'alimentation.

3. Le remplacement de la carte est plus simple à vendre qu'à diagnostiquer. Annoncer 400 à 900 € de carte mère demande deux minutes ; localiser un court-circuit sur une carte gamer multicouche demande une à deux heures, du matériel, et le schéma du modèle exact.

Ce que dit notre base de cas. Sur les centaines de machines de jeu documentées dans notre base interne (Acer Nitro et Predator, Asus TUF et ROG, Lenovo Legion, MSI, Razer, châssis Clevo revendus sous diverses marques), les portables gamer qui « ne s'allument plus » se répartissent, en pratique, ainsi :

Ce qu'on trouve réellement Fréquence observée Ordre de grandeur
Condensateur en court-circuit sur un rail (souvent fissuré ou « cuit ») Le plus fréquent ~90 €
MOSFET / DrMOS d'une phase (entrée, CPU, GPU, mémoire vidéo) en court Très fréquent 100-130 €
Circuit de charge (BQ24780S, ISL887xx…) qui ne régule plus Fréquent 130-180 €
Chargeur ou batterie — la carte n'a rien Non négligeable 0 € côté carte
Contrôleur EC / Super I/O, BIOS corrompu Moins fréquent 100-220 €
Chipset ou GPU réellement atteint Minoritaire 200-250 €, ou irréparable

La ligne « GPU réellement mort » existe — elle n'est pas nulle — mais elle est la dernière de la liste, pas la première. Le diagnostic honnête consiste à parcourir les précédentes dans l'ordre, en mesurant.

3. Comment on prouve qu'un GPU est vivant (ou mort)


C'est la question que pose tout client de bonne foi : « comment savez-vous que la puce n'a pas été abîmée, puisqu'elle a reçu du 19 V ? » Réponse : on ne le suppose pas, on le teste, et en trois temps.

1. Le court-circuit disparaît-il avec le composant ? Premier contrôle, immédiat : une fois le transistor fautif déposé, le rail doit redevenir normal. S'il reste en court après dépose, c'est que la charge en aval — le GPU, sa mémoire vidéo — est elle-même en cause. C'est un test binaire, sans interprétation possible, et il faut le faire avant de remonter quoi que ce soit.

2. La machine démarre-t-elle et la puce est-elle détectée ? Ensuite : boot, image, système. Une puce graphique morte se signale sans ambiguïté dans le gestionnaire de périphériques Windows par un triangle jaune (le fameux « code 43 »). Sur l'Asus TUF A15, la GTX 1660 était détectée proprement.

3. Le test de charge — le seul qui compte vraiment. Une puce peut être détectée et rester incapable de travailler. Le test décisif est donc un test de charge graphique : on fait calculer le GPU à fond et on vérifie qu'il monte en fréquence, qu'il tient la charge sans artefact ni gel, et que sa consommation suit. Sur un cas voisin (un châssis Clevo à RTX 2060 réparé sur le même principe), nous avons validé la réparation à 96 % de charge GPU soutenue. C'est cette étape, et elle seule, qui autorise à écrire « GPU sain » sur un compte rendu.

Un point important pour le client : un atelier qui ne fait pas ce test ne peut pas vous garantir l'état de votre GPU — dans un sens comme dans l'autre. C'est aussi ce qui distingue un compte rendu qui nomme l'étage en cause (« MOSFET high-side de la phase 2 de l'alimentation GPU, rail principal à 0 Ω, GPU testé en charge ») d'un simple « carte mère HS ».

4. Quand le GPU ne survit pas — et ce qu'on fait alors


Il serait facile de ne raconter que les réparations heureuses. La réalité de l'atelier est plus nuancée, et vous avez le droit de la connaître avant de nous confier une machine.

Le même défaut — un transistor d'alimentation en court-circuit — peut emporter la puce qu'il alimente. Ce que nous constatons :

• Acer Nitro 5 17" (RTX 3060), mort un mois après la fin de la garantie : rail à 8 Ω, un des deux transistors de l'alimentation mémoire vidéo en court. Là, le 19 V n'est pas seulement parti à la masse : il a emprunté les liaisons de données entre la mémoire vidéo et le GPU. Transistors remplacés, machine réparée et rendue fonctionnelle… mais RTX affichée avec le triangle jaune. Le client, non joueur, a récupéré une machine parfaitement utilisable sur la puce graphique intégrée au processeur.

• Razer Blade 15 (RTX 2070), arrivé avec une odeur de brûlé : couches internes de la carte carbonisées sous les alimentations de la mémoire vidéo. Origine probable : un pad thermique manquant, remplacé par de la pâte lors d'une intervention précédente. Partie graphique condamnée, machine rendue fonctionnelle sur la puce intégrée.

• À l'inverse, Lenovo Legion 5 (RTX 3070) morte en pleine partie : un DrMOS d'une des cinq phases GPU en court… et GPU survivant, validé en charge. Explication plausible : la machine tournait sur batterie au moment de l'incident, donc avec une énergie disponible bien plus faible que sur son chargeur de 300 W.

Ce qu'il faut en retenir, et c'est valable pour toutes les marques : même dans le pire des cas, l'issue n'est pas « carte mère morte, machine à jeter ». C'est très souvent une machine réparée qui fonctionne sur la puce graphique intégrée — parfaite pour la bureautique, le web, la vidéo et les études, simplement plus pour le jeu exigeant. À comparer avec la perte totale. Et le coût du diagnostic reste le même : 39 €, déduits si vous faites réparer.

5. Pourquoi les machines de jeu sont surreprésentées


Ce n'est pas un hasard si les gamers sont nos meilleurs clients, et ce n'est pas une question de qualité de fabrication :

• Beaucoup plus d'étages d'alimentation. Un portable bureautique a un processeur à alimenter ; un portable gamer a un processeur plus un GPU plus sa mémoire vidéo, chacun avec plusieurs phases. Chaque phase, c'est un ou deux transistors et des condensateurs supplémentaires. Mécaniquement, il y a plus de pièces susceptibles de lâcher.

• Des courants énormes. Un GPU de portable peut réclamer plus de 100 ampères sous un peu plus d'un volt. Les composants travaillent près de leurs limites, en permanence.

• Des cycles thermiques violents. Sessions de jeu de plusieurs heures, ventilateurs qui s'encrassent, pâte thermique qui sèche. La chaleur ne « tue » pas seulement les puces : elle fatigue les condensateurs et les transistors.

• Des interventions maison. Le public gamer démonte volontiers — et c'est tout à son honneur. Mais un changement de pâte thermique, l'ajout d'un SSD, un remplacement d'écran ou de ventilateur batterie encore branchée figurent parmi les causes de panne les plus fréquentes de notre base. Le réflexe qui évite le plus de dégâts : débrancher le connecteur de batterie avant de toucher à quoi que ce soit.

• Le métal liquide. Sur les machines haut de gamme, ce substitut de pâte thermique offre un gain thermique réel… et un risque de fuite qui peut détruire la carte. Nous lui avons consacré un article entier : métal liquide sur PC portable gamer : le gain thermique qui peut tuer la carte mère.

6. Le vrai coût : réparer au composant plutôt que changer la carte


C'est la comparaison qui fait basculer la décision, et elle est simple à poser.

Réparation au composant Remplacement de la carte mère
Prix de la pièce 0,50 € (un condensateur) à 80 € (une puce BGA) 400 à 900 € sur une carte gamer neuve, 120-350 € en reconditionné
Coût total réel 90 à 250 € 300 à 800 €
Disponibilité composants standards, toujours trouvables référence exacte souvent abandonnée au-delà de 3 ans
Effets de bord aucun nouveau TPM → clé BitLocker réclamée, numéro de série modifié, licence Windows OEM à revoir

Pour une panne d'alimentation de type « ne s'allume plus » sur une machine de jeu, la fourchette réaliste est de 90 à 180 €. Le cas de l'Asus TUF A15 raconté plus haut se situe dans le bas de cette fourchette : un transistor, une dépose, une repose, un test de charge. Pour les ordres de grandeur détaillés, voir prix réparation carte mère PC portable : les tarifs réels.

Notre grille, sans détour :

• Diagnostic : 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, avec un compte rendu qui nomme l'étage en cause — et intégralement déduit si vous faites réparer.
• Bonus QualiRépar : −50 € pour les particuliers sur un appareil hors garantie, déduit d'office, sans démarche de votre part.
• Carte irréparable = 39 €, rien de plus. Cela concerne 10 à 15 % de nos diagnostics.
• Jamais de devis ferme par téléphone. Un même symptôme — « ne s'allume plus » — couvre des causes dont le coût varie du simple au quintuple. Une barrette de mémoire à ré-enficher gratuitement et un GPU à remplacer se présentent exactement pareil au comptoir.

Trois signaux qui doivent vous alerter face à un devis

• Un prix ferme annoncé au téléphone, sans avoir vu la machine.
• Un verdict sans mesure : « la carte mère est morte » ou « le GPU a lâché », sans qu'on puisse vous dire quel rail, quel composant, quelle valeur relevée.
• Un « reflow » proposé en première intention : c'est la manipulation la plus risquée pour un résultat qui ne tient souvent que quelques semaines. La solution durable, quand la puce est réellement en cause, s'appelle un reball.
Ajoutons un constat qui revient souvent dans nos dossiers : le refus du constructeur ne vaut pas expertise. Nous avons réparé un Acer Nitro 5 de moins d'un an et demi, refusé par le fabricant avec un verdict « remplacer la carte mère », dont le défaut était un simple condensateur en court-circuit — la panne la plus facile du métier. Et un autre Nitro victime d'un liquide renversé, pour lequel le service constructeur demandait l'équivalent de plus de 1 000 €, réparé au nettoyage et à deux condensateurs.

7. Ce que vous pouvez faire avant de nous l'apporter


Rien de risqué, et cela peut vous économiser une facture entière — dans notre base, une part non négligeable des machines « mortes » ne l'étaient pas :

1. Le reset d'alimentation. Chargeur débranché, machine éteinte, batterie déconnectée si elle est accessible, puis maintenez le bouton d'allumage 30 secondes. Rebranchez le chargeur seul et essayez. Ce geste débloque un contrôleur figé, cause réelle de nombreuses pannes « mortes ».

2. Testez un autre chargeur d'origine de même puissance. Sur une machine de jeu, un chargeur de 180 ou 300 W qui faiblit peut donner exactement l'apparence d'une carte morte — et nous avons vu un cas où trois batteries et trois chargeurs avaient été changés alors que le fautif était le chargeur non conforme utilisé pour les tests.

3. Regardez si un voyant clignote en rythme au branchement, et filmez-le. Les codes lumineux HP et Dell orientent immédiatement le diagnostic : voir votre PC clignote un code : décoder les voyants HP, Dell et le test de la touche Verr. Maj.

4. N'insistez pas si la machine chauffe, sent le brûlé, ou a reçu un liquide. Chaque tentative de rallumage aggrave un court-circuit. Sur un dégât liquide, c'est même une urgence : traité tôt, c'est une réparation courante ; trois semaines plus tard, la corrosion a rongé la carte entre ses couches internes, là où plus aucune reprise n'est possible.

5. Décrivez le symptôme brut, pas votre interprétation. « Aucune LED, aucun ventilateur » nous sert infiniment plus que « la carte mère est morte ». Et précisez le contexte : en pleine partie ? sur batterie ou sur secteur ? après un démontage ? après un changement de pâte thermique ? Sur l'Asus TUF A15, savoir que la machine n'avait jamais été ouverte a fait gagner du temps — donc de l'argent.

Si vous hésitez encore entre une panne de carte mère et un autre composant, notre article panne de carte mère ou autre composant ? Le tri en 5 tests sans démontage vous donne la grille que nous utilisons nous-mêmes au comptoir.

8. Et vos données ? La bonne nouvelle


C'est l'angoisse numéro un, souvent plus forte que la question du prix — surtout quand la machine contient des années de projets, de photos ou de travail.

Une panne d'alimentation n'efface rien. Le transistor en court-circuit se trouve sur le chemin de l'énergie, pas sur celui des données. Vos fichiers sont sur le SSD, intact dans l'immense majorité des cas : la panne empêche seulement d'y accéder. Une fois la carte réparée, vous retrouvez votre système exactement dans l'état où vous l'avez laissé.

Deux précautions, tout de même :

• La clé BitLocker. Windows 11 chiffre le disque par défaut, y compris en édition Famille, souvent à l'insu de l'utilisateur. Une mise à jour du BIOS, une réinitialisation du TPM ou une batterie débranchée longtemps peuvent déclencher une demande de clé au redémarrage. Sur une machine réparée, c'est le pire moment pour découvrir que personne ne l'a. Vérifiez qu'elle est bien sauvegardée sur votre compte Microsoft avant de nous confier la machine.

• Si le disque est lui aussi suspect (SSD non détecté après réparation, disque qui claque, fichiers illisibles, ou données réellement critiques que vous voulez sécuriser avant toute intervention), c'est un autre métier, et il ne s'improvise pas : adressez-vous à BSC DataRecovery, récupération professionnelle sur disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB et systèmes RAID. C'est une structure du même groupe : le dossier circule sans que vous ayez à courir après deux prestataires.

Ce qu'il faut retenir


• « Ne s'allume plus » ≠ « GPU mort ». Sur les machines de jeu, la cause la plus fréquente est un court-circuit sur un rail d'alimentation : condensateur ou transistor, quelques centimes à quelques euros de pièce.
• Un verdict posé sans mesure n'est pas un diagnostic. Un vrai compte rendu nomme l'étage : quel rail, quelle valeur relevée, quel composant.
• « Rien ne chauffe » ne veut pas dire « c'est le GPU » tant que le dissipateur est en place : les transistors des phases CPU et GPU sont souvent cachés dessous. C'est précisément le piège qui transforme une réparation à 90 € en remplacement de carte à 800 €.
• La survie d'une puce graphique se démontre : court-circuit disparu après dépose, puce détectée sans triangle jaune, et surtout test de charge soutenu.
• Même quand le GPU est réellement perdu, l'issue n'est presque jamais « machine à jeter » : très souvent, la machine repart fonctionnelle sur la puce graphique intégrée.
• Réparer au composant : 90 à 250 €, contre 300 à 800 € pour une carte complète — quand la référence existe encore, et sans les effets de bord (BitLocker, numéro de série, licence OEM).
• Diagnostic 39 € TTC, déduits de la réparation · bonus QualiRépar −50 € pour les particuliers hors garantie · carte irréparable = 39 € et rien d'autre.
• Avant de conclure quoi que ce soit : reset d'alimentation 30 secondes et autre chargeur d'origine. C'est gratuit, et ça résout plus de machines « mortes » qu'on ne le croit.

Questions fréquentes


Mon PC portable gamer ne s'allume plus : est-ce forcément la carte graphique ?
Non, et c'est même rarement le cas. La cause la plus fréquente est un court-circuit sur un rail d'alimentation : un condensateur ou un transistor de puissance, donc une pièce de quelques centimes à quelques euros. La puce graphique réellement atteinte existe, mais elle arrive en dernier dans la liste des causes, pas en premier.

Pourquoi me dit-on qu'il faut changer la carte mère ?
Parce que c'est la seule conclusion possible avec l'outillage d'un atelier généraliste. Une fois le chargeur, la batterie, la mémoire et le disque écartés, il ne reste que la phrase « c'est la carte mère ». Sans alimentation de laboratoire ni caméra thermique, personne ne peut voir qu'un transistor de 3 mm est en court-circuit.

Comment savoir si mon GPU a survécu ?
En trois temps : le court-circuit doit disparaître une fois le composant fautif déposé ; la puce doit être détectée sans triangle jaune (code 43) ; et surtout, un test de charge graphique soutenu doit montrer qu'elle monte en fréquence et tient la charge. Un atelier qui ne fait pas ce test ne peut rien vous garantir.

Pourquoi la caméra thermique ne montre-t-elle parfois aucun point chaud ?
Parce qu'elle ne voit que ce qui est découvert. Sur un portable gamer, les transistors des phases CPU et GPU sont souvent sous le dissipateur, avec un pad thermique fait pour évacuer leur chaleur : le composant fautif devient invisible. Il faut déposer le dissipateur et relancer l'injection.

Combien coûte la réparation d'un PC portable gamer qui ne s'allume plus ?
Fourchette réaliste : 90 à 180 € au composant, jusqu'à 250 € pour les cas lourds — contre 400 à 900 € pour une carte mère gamer neuve, quand la référence existe encore. Diagnostic 39 € TTC, intégralement déduits en cas de réparation, bonus QualiRépar −50 € pour les particuliers hors garantie.

Si le GPU est réellement mort, faut-il jeter la machine ?
Presque jamais. Dans la majorité de ces cas, la machine est réparée et repart fonctionnelle sur la puce graphique intégrée au processeur : bureautique, web, vidéo, études — simplement plus le jeu exigeant. C'est très différent d'une perte totale.

Que puis-je essayer moi-même avant de déposer la machine ?
Deux gestes sans risque : le reset d'alimentation (chargeur et batterie débranchés, bouton d'allumage maintenu 30 secondes) et le test d'un autre chargeur d'origine de même puissance. En revanche, n'insistez pas si la machine chauffe, sent le brûlé ou a reçu un liquide.

Mes données sont-elles perdues ?
Non. Une panne d'alimentation n'efface rien : le défaut est sur le chemin de l'énergie, pas sur celui des données. Vos fichiers sont sur le SSD, intact dans l'immense majorité des cas. Vérifiez simplement votre clé BitLocker, et si le disque est lui aussi suspect, adressez-vous à BSC DataRecovery.

Vers qui se tourner selon votre besoin


• Vos données d'abord. Si le disque est lui aussi suspect, ou si vous voulez sécuriser des données critiques avant toute intervention, confiez-le à BSC DataRecovery — récupération professionnelle sur disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB et systèmes RAID.

• La réparation de la carte mère au niveau du composant (recherche de court-circuit à la caméra thermique, MOSFET, régulateur, chipset, micro-soudure), c'est nous : BSC Électronique — 04 94 27 65 95.

• Vous ne pouvez pas rester sans machine le temps du diagnostic et de la réparation (études, travail, projet en cours) ? Louez un portable ou un fixe de dépannage, courte ou longue durée, chez BSC Location.

• Remise en service, réinstallation, transfert de vos données, ou nouvelle machine si la carte est irréparable : BSC Informatique (dépannage particuliers et professionnels, vente de matériel). Pour une intervention à domicile — sauvegarde de vos fichiers avant travaux, remise en route et configuration ensuite —, c'est BSC Assistance, assistance informatique à domicile agréée service à la personne.

• Vous êtes un magasin ou un dépanneur et cette machine est celle d'un de vos clients ? Nous travaillons en sous-traitance pour les professionnels, avec une grille partenaire : voir sous-traiter vos réparations de carte mère. C'est exactement par ce circuit que l'Asus TUF A15 de cet article nous est arrivé.

Faire diagnostiquer votre PC portable gamer

Décrivez-nous le modèle exact, le symptôme brut (aucune LED ? ventilateur ? voyant de charge ?) et le contexte d'apparition (en pleine partie, sur batterie ou secteur, après un démontage ou un changement de pâte thermique) : nous vous dirons franchement si le dossier vaut le diagnostic.

📞 04 94 27 65 95 — atelier BSC Electronique, 18 av Olbius Riquier, 83400 Hyères.
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Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal (France entière). Diagnostic 39 € TTC déduits du devis. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.

Ne jetez pas une machine sur un pronostic verbal

Avant de remplacer une carte mère à 800 €, faites mesurer : résistance des rails, injection de courant, recherche du point chaud à la caméra thermique, dissipateur déposé — et test de charge du GPU pour prouver qu'il a survécu. Cartes mères de PC portables et Chromebooks (pas Apple). Diagnostic 39 € TTC, déductibles de la réparation.
Diagnostic en atelier sous 24/48h — éligible au bonus QualiRépar.

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