Votre PC portable démarre normalement. Le logo du constructeur s'affiche, Windows se charge, le pavé tactile répond. Mais le clavier, lui, ne répond plus :
pas une seule touche. Le réflexe est immédiat : « mon clavier est mort, il faut le changer ». C'est là que beaucoup de propriétaires dépensent deux fois.
Car « le clavier ne répond plus » recouvre en réalité
quatre pannes très différentes : un réglage de Windows (gratuit), une nappe mal branchée (gratuit ou presque), un clavier usé ou noyé (une pièce de 30 à 90 €), ou la puce qui lit le clavier sur la carte mère (une réparation électronique). Voici comment les distinguer chez vous,
en quelques minutes et sans rien démonter, puis ce que nous faisons à l'atelier quand le problème est électronique.
L'essentiel en 30 secondes
• Premier test, gratuit : branchez un clavier USB. S'il fonctionne, votre ordinateur va bien et le défaut se limite au clavier interne, à sa nappe ou à son contrôleur. S'il ne fonctionne pas non plus, ne commandez surtout pas de clavier.
• Deuxième test : le BIOS. Le clavier répond dans le BIOS mais pas dans Windows = cause logicielle (touches filtres, pilote, mise à jour). Muet dès le BIOS = cause matérielle.
• Quelques touches mortes, ou une ligne entière = clavier ou nappe. Pièce peu coûteuse, aucune intervention sur la carte mère.
• Le clavier entier muet, alors que la machine démarre et que Windows se charge = en général ce qui lit le clavier, pas le clavier lui-même.
• Sur un portable gamer, un contrôleur clavier dédié (puce ITE IT82xx, sur les Asus ROG un IT8252) gère le clavier à la place de l'EC. Quand il lâche, changer le clavier ne sert à rien.
• Après un démontage récent (disque, mémoire, batterie, nettoyage), suspectez d'abord la nappe : c'est la cause la plus bête et la plus fréquente.
• Ordres de grandeur : clavier 30 à 90 € la pièce · contrôleur clavier au composant 180 à 220 € · carte mère complète 400 à 900 € sur une machine de jeu. Diagnostic 39 € TTC, intégralement déduits du devis.
Trouvez votre cas en une ligne
| Ce que vous observez |
Cause la plus probable |
Où lire la suite |
| Une touche ou quelques touches ne marchent plus |
Contact usé ou encrassé sous la touche |
Cas A |
| Toute une rangée, ou des touches éparpillées (E, D, C…) |
Piste de la matrice coupée ou broche de nappe |
Cas A |
| Les lettres tapent des chiffres (U = 4, I = 5…) |
Verr. Num activé sur un portable sans pavé numérique |
Causes logicielles |
| Les touches réagissent seulement si on appuie longtemps |
Touches filtres de Windows activées |
Causes logicielles |
| Le clavier marche dans le BIOS, pas dans Windows |
Pilote, mise à jour, réglage Windows |
Causes logicielles |
| Plus rien après un démontage ou un nettoyage |
Nappe mal enfichée, clapet ouvert, broche pliée |
La nappe |
| Plus rien après un liquide renversé |
Clavier noyé (la carte s'en sort souvent) |
Liquide renversé |
| Plus rien du tout sur un portable gamer, machine parfaite par ailleurs |
Contrôleur clavier dédié (IT82xx) |
Le contrôleur clavier |
| Clavier mort et la machine ne s'allume plus |
Clavier qui bloque la ligne d'allumage |
Le piège inverse |
1. La question qui décide de tout : panne partielle ou totale ?
Avant de chercher une cause, il faut classer le symptôme. Il n'y a que deux cases.
Cas A : quelques touches, ou une ligne entière, ne répondent plus
Le
A ne répond plus. Ou la barre d'espace. Ou toute la rangée F1 à F12. Ou encore : il faut appuyer fort, ou une touche s'écrit deux fois.
C'est presque toujours une panne de
clavier ou de nappe. Un clavier de portable n'est pas une centaine d'interrupteurs indépendants : c'est une
matrice, un quadrillage de lignes et de colonnes imprimé sur des films plastiques souples. Appuyer sur une touche relie une ligne à une colonne, et le contrôleur en déduit quelle touche a été frappée.
D'où la signature très reconnaissable des pannes partielles :
•
une seule touche morte : un contact usé ou encrassé sous cette touche ;
•
toute une rangée, ou un groupe éparpillé mais cohérent : une piste de la matrice coupée, ou une broche de la nappe qui ne fait plus contact. C'est pour cela que des touches sans rapport géographique (E, D et C par exemple) tombent ensemble : elles partagent la même colonne.
La carte mère est hors de cause. Le remplacement du clavier règle l'affaire : c'est une intervention mécanique, pas de l'électronique.
Cas B : le clavier entier est muet, mais la machine fonctionne
La machine démarre, affiche, Windows se charge, le pavé tactile répond, mais pas une touche, y compris Verr. Maj, dont le voyant ne s'allume même plus.
C'est une tout autre histoire. Pour que toute la matrice tombe d'un coup, il faudrait que toutes les pistes cassent en même temps, ce qui n'arrive pas, sauf dégât liquide important. La cause est en amont : un réglage logiciel, la nappe, le connecteur, ou la puce qui lit la matrice.
La règle à retenir
Partiel = la matrice. Total = ce qui lit la matrice.
2. Les deux tests à faire chez vous avant de commander quoi que ce soit
Ils coûtent zéro euro, prennent deux minutes, et éliminent à eux seuls la moitié des hypothèses.
Le test du clavier USB
Branchez un clavier USB sur votre portable : un clavier de PC fixe, un clavier sans fil avec son dongle, celui d'un proche.
| Ce que vous observez |
Ce que ça signifie |
| Le clavier USB fonctionne parfaitement (vous tapez, Verr. Maj allume son voyant) |
Votre machine va bien : système, processeur, mémoire, USB, tout répond. Le défaut se limite au clavier interne, à sa nappe, à son connecteur ou à son contrôleur. |
| Le clavier USB ne fonctionne pas non plus |
Le problème n'est pas le clavier. Session Windows figée, pilote, port USB ou panne plus large. Ne commandez pas de clavier. |
| Le clavier USB fonctionne, mais le pavé tactile est mort aussi |
Souvent la même nappe ou la même zone de connexion, ou un mode « tablette » resté bloqué sur un 2 en 1. |
Pas de clavier USB sous la main ? Le
clavier visuel de Windows permet de continuer à travailler : touche Windows à la souris, puis tapez « clavier visuel » avec la souris sur les lettres affichées, ou lancez
osk depuis l'Exécuter du menu Démarrer.
Le test du BIOS
Redémarrez et tentez d'entrer dans le BIOS (F2, Suppr, F10 ou Échap selon la marque, à marteler dès l'allumage).
•
Le clavier répond dans le BIOS mais pas dans Windows : la panne est
logicielle. Passez à la section suivante.
•
Le clavier est muet dès le BIOS : la panne est
matérielle. Passez directement à la nappe, puis au contrôleur.
Un arrêt complet, pas une mise en veille
Windows ne s'éteint pas vraiment quand on clique sur « Arrêter » : le démarrage rapide garde une partie de l'état en mémoire. Faites un arrêt complet (Démarrer, puis
Arrêter en maintenant la touche Maj enfoncée, ce qui se fait à la souris en tenant Maj sur le clavier USB), débranchez le chargeur, attendez trente secondes, rallumez. Certains blocages de contrôleur se lèvent là.
Pourquoi ces tests comptent autant
Ils évitent l'erreur la plus coûteuse de ce type de panne : commander un clavier, attendre la livraison, le faire poser, et constater que rien n'a changé parce que le fautif était sur la carte mère. Nous voyons régulièrement des machines arriver après ce détour, clavier neuf déjà posé et déjà payé.
Un clavier USB à une quinzaine d'euros chez vous dit en deux minutes ce que le clavier neuf vous aurait appris en trois semaines.
3. Le clavier marche dans le BIOS mais pas dans Windows : les causes logicielles
Si le clavier répond dans le BIOS, la carte mère et le clavier vont bien. Vérifiez, dans cet ordre :
•
Les touches filtres. Maintenir la touche Maj droite enfoncée huit secondes les active, souvent sans le vouloir. Windows ignore alors les appuis brefs : on a l'impression que le clavier ne répond plus. À désactiver dans Paramètres, Accessibilité, Clavier.
•
Le verrouillage du pavé numérique. Sur un portable sans pavé numérique, Verr. Num transforme une partie des lettres (U, I, O, J, K, L…) en chiffres. Appuyez sur Verr. Num, ou Fn + Verr. Num.
•
Le verrouillage de la touche Fn. Sur beaucoup de modèles, une combinaison (Fn + Échap, Fn + Verr. Maj) inverse les touches F1 à F12 et les fonctions spéciales. Les touches « ne marchent plus » simplement parce qu'elles font autre chose.
•
Le pilote du clavier. Gestionnaire de périphériques, rubrique Claviers : clic droit sur le clavier, « Désinstaller l'appareil », puis redémarrez. Windows le réinstalle tout seul.
•
Une mise à jour récente, de Windows ou du logiciel du constructeur (utilitaires de rétroéclairage ou de touches de fonction sur les portables de jeu). Un point de restauration antérieur règle souvent l'affaire.
•
La disposition du clavier. Si les touches répondent mais écrivent les mauvais caractères (A à la place de Q), la disposition est passée en QWERTY : Windows + Espace pour revenir en AZERTY.
Cette partie-là n'est pas de l'électronique : la traite à domicile chez les particuliers, en atelier.
4. La nappe : le suspect gratuit qu'on oublie toujours
Avant de parler de puces, il faut écarter la cause la plus bête, et la plus fréquente quand la machine a été ouverte récemment.
Le clavier se relie à la carte mère par une nappe plate souple, insérée dans un connecteur à clapet minuscule. Voici ce que nous rencontrons en atelier, par ordre de fréquence :
•
Nappe mal enfichée après un démontage. Le cas classique : elle a été glissée
sous le connecteur au lieu d'être insérée dedans. Tout est refermé, tout a l'air normal, et le clavier est totalement mort. Nous l'avons vécu nous-mêmes au remontage d'un Acer : trente secondes de correction.
•
Clapet non refermé, ou refermé de travers. La nappe tient, mais ne fait plus contact.
•
Broches du connecteur pliées par une intervention antérieure. Sur un Asus ROG G46V, des broches pliées lors d'un nettoyage non signalé par le client donnaient un tableau qui ressemblait à s'y méprendre à un EC mort. Redresser les broches au microscope a suffi.
•
Nappe pincée ou coupée par une vis, une charnière ou un capot mal remonté.
Si votre clavier est tombé en panne
juste après une intervention (changement de disque, ajout de mémoire, batterie, nettoyage du ventilateur, pâte thermique), la nappe est le premier suspect, pas la carte mère. Signalez-le au réparateur : c'est l'information qui fait gagner le plus de temps.
5. Ce qui lit votre clavier : l'EC, et sur les portables gamer, une puce en plus
C'est le cœur du sujet, et la partie que presque personne n'explique.
L'EC, chef d'orchestre de la machine
Sur un portable classique, une puce gère tout ce qui n'est ni le processeur ni la carte graphique : l'
EC (Embedded Controller, parfois appelé Super I/O ou KBC selon les générations). Elle s'occupe du bouton d'allumage, de la mise sous tension, de la ventilation, de la charge de la batterie, et du
balayage du clavier : elle parcourt la matrice en boucle, des centaines de fois par seconde, pour détecter quelle ligne se relie à quelle colonne. Nous lui avons consacré un article complet : .
Sur un portable gamer : un contrôleur clavier séparé
C'est le point décisif. Les portables de jeu n'utilisent pas leur EC pour le clavier : ils embarquent un
contrôleur clavier dédié, typiquement une puce ITE de la famille
IT82xx (sur les Asus ROG, un
IT8252).
Pourquoi une puce en plus ? Parce qu'un clavier de jeu fait bien plus que taper des lettres : rétroéclairage RVB par touche, effets lumineux, anti-ghosting (plusieurs touches enfoncées à la fois sans en perdre), touches macro, profils. Un travail à temps plein que l'EC, déjà occupé par l'alimentation et les températures, ne peut pas absorber.
Cette puce est alimentée en 1,7 à 1,8 V, et sa panne a une signature très nette :
La signature du contrôleur clavier mort
La machine démarre, affiche, Windows se charge normalement, le clavier USB fonctionne, et aucune touche du clavier interne ne répond. Pas quelques-unes, pas une rangée : aucune, y compris dans le BIOS. Sur un portable gamer, changer le clavier a alors de bonnes chances de ne rien changer du tout.
6. Cas réel : Asus ROG Zephyrus GU603, et la puce « à reprogrammer » qui ne l'était pas
Le dossier
Un Asus ROG Zephyrus GU603 (processeur i7, carte graphique RTX), clavier totalement mort. Le reste de la machine fonctionne parfaitement.
Le propriétaire avait bien fait ses recherches : il avait identifié la puce en cause (IT8252), l'avait achetée et l'avait envoyée avec la machine. Réponse initiale du technicien : cette puce est réputée devoir être programmée après remplacement. C'est ce qu'affirment les forums, ce que renvoie Google, ce que disent plusieurs confrères.
Le diagnostic, dans l'ordre
1. Vérifier la référence de la puce fournie face à celle montée. Elle correspondait (le marquage lu sur l'exemplaire monté était 8259, ce qui n'aide pas à s'y retrouver).
2. Inspection au microscope : aucun condensateur fissuré, aucune brûlure, aucune corrosion. Une puce peut mourir sans le moindre signe extérieur.
3. Mesurer l'alimentation de la puce avant de la déposer. C'est l'étape qui sépare une réparation d'un pari. Carte alimentée : la puce reçoit bien son 1,73 V puis 1,8 V et ne chauffe pas. Elle est correctement alimentée, pas en court-circuit, et reste muette. Le remplacement est justifié, pas avant cette mesure.
L'intervention
•
Sortir la carte mère du châssis, impérativement : sur ce modèle, la nappe du clavier passe
derrière la carte, à l'aplomb de la puce. Chauffer en place aurait fondu la nappe et créé une seconde panne. Ruban Kapton sur la mémoire et le connecteur clavier.
•
Dépose à l'air chaud, 480 °C, avec du flux.
•
Repose au fer à souder, pas à l'air chaud, pour ménager une puce dont on ne connaît pas la tenue à la chaleur : une broche étamée pour caler le composant, flux, soudure au fer broche par broche, ponts d'étain retirés, nettoyage, puis contrôle de chaque patte au microscope.
Le résultat
Machine remontée :
le clavier fonctionne intégralement, du premier coup. Et la puce n'a jamais été programmée : un IT8252 neuf du commerce, posé tel quel, est reparti immédiatement.
Pour vous, concrètement : un atelier qui refuse ce dossier « parce que la puce doit être flashée et que le firmware est introuvable » se prive, et vous prive, d'une réparation qui fonctionne.
Une nuance importante
Cela ne vaut pas pour toutes les puces ITE. Les EC proprement dits (IT8227E et compagnie) exigent bien le firmware du modèle exact, et un EC vierge ne démarre pas la machine. La bonne méthode : poser la puce, tester, et n'envisager la programmation que si nécessaire. Le sujet est développé dans
7. Le piège inverse : quand le clavier empêche la machine de démarrer
Beaucoup de lecteurs arrivent avec un tableau mixte : clavier mort
et machine qui ne s'allume plus. Sur énormément de modèles, le
bouton d'allumage fait partie de la matrice du clavier et son signal passe par la nappe clavier. Conséquences :
•
Un clavier noyé ou corrodé peut tenir la ligne d'allumage à 0 V en permanence, comme si le bouton restait enfoncé. La machine ne démarre pas, ou s'éteint aussitôt. Nous avons plusieurs cas de ce type dans nos dossiers.
•
Un clavier en court-circuit peut consommer du courant à lui seul : sur un Toshiba Satellite, 360 mA absorbés par le clavier, carte mère saine.
•
Sur un HP, un clavier défectueux court-circuitait un rail 3,3 V qui l'alimente en permanence sur certains modèles.
•
Sur un Acer Aspire, un soda renversé avait tué à la fois le bouton d'allumage et toutes les touches : carte mère intacte, seul le clavier était à remplacer.
Le test d'atelier qui tranche en trente secondes : nappe du clavier débranchée, on démarre la carte en pontant brièvement la broche d'allumage du connecteur. Si la machine démarre, la carte mère est saine et le coupable est le clavier. Pour aller plus loin côté allumage : et .
8. Liquide renversé sur le clavier : bonne nouvelle plus souvent qu'on ne croit
Un café, un soda, un verre d'eau, et plus rien ne répond. C'est le seul scénario où un clavier meurt entièrement d'un coup sans que la carte mère soit en cause.
•
Éteignez tout de suite et débranchez le chargeur. Ne rallumez pas « pour voir ».
•
Le clavier joue le rôle de bouclier : il est au-dessus et encaisse en premier. Dans une bonne partie des cas, la carte mère s'en sort avec un nettoyage, parfois indemne.
•
Le clavier, lui, ne se répare pas : c'est un empilage de films plastiques. Il se remplace.
•
Un liquide sucré (soda, jus, vin, café sucré) laisse un résidu que l'alcool ne dissout pas : il faut de l'eau. Le sujet complet : .
•
Il y a urgence : la corrosion continue de ronger les pistes des semaines après, même machine éteinte. Ne laissez pas l'ordinateur « sécher dans un coin » pendant un mois.
9. Combien coûte la réparation d'un clavier de PC portable ?
Repères d'atelier, pas un devis :
| Ce qui est en cause |
Nature de l'intervention |
Ordre de grandeur |
| Réglage Windows (touches filtres, Verr. Num, pilote) |
Aucune intervention matérielle |
Gratuit chez vous |
| Nappe mal enfichée, clapet ouvert, broche pliée |
Remise en place, redressage au microscope |
Le diagnostic, souvent rien de plus |
| Clavier HS (touches mortes, rangée morte, liquide) |
Pièce + pose, aucune électronique |
Pièce 30 à 90 € selon le modèle · pose plus longue si le clavier est riveté au repose-poignets |
| Nappe clavier séparée (selon modèle) |
Pièce + pose |
Généralement moins de 60 € |
| Contrôleur clavier dédié (KBC, IT82xx) |
Réparation au composant : dépose de la carte, air chaud, repose au fer |
180 à 220 € |
| Carte mère complète (ce qu'on vous proposera ailleurs) |
Remplacement |
250 à 600 € en neuf constructeur, 400 à 900 € sur une machine de jeu, quand la pièce existe encore |
Bonus QualiRépar. Pour un particulier, sur un appareil hors garantie, 50 € sont déduits d'office de la facture, sans démarche de votre part (non applicable aux professionnels).
Diagnostic : 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduits du devis si vous confirmez la réparation. Pas de devis ferme par téléphone : le même symptôme, « aucune touche ne répond », couvre une nappe mal enfichée et un contrôleur à remplacer.
La carte mère complète n'est presque jamais la bonne réponse pour un clavier muet. Au-delà de trois ans, la référence est souvent introuvable, et le remplacement change l'identité matérielle de la machine (clé BitLocker réclamée au démarrage, licence Windows à revalider). Si un tel devis vous a été remis :
10. Les erreurs qui coûtent cher
1. Commander un clavier avant le test du clavier USB et du BIOS. Pièce et pose payées, symptôme inchangé.
2. Acheter sans vérifier la disposition. Un QWERTY livré à la place d'un AZERTY, ou une variante dont la nappe de rétroéclairage n'est pas au bon endroit : tout est à refaire. Sur un clavier riveté, les rivets d'usine ne se refont proprement qu'une fois. Vérifiez la photo de l'annonce, pas seulement la référence.
3. Payer le rétroéclairage pour rien : un clavier rétroéclairé ne s'allumera pas si la carte mère ne gère pas cette option d'origine.
4. Chauffer la puce carte en place sur les modèles où la nappe passe derrière : la nappe fond, et vous avez deux pannes.
5. Attendre après un liquide renversé : la corrosion travaille en continu.
6. Se lancer soi-même à l'air chaud : .
À l'inverse, un réflexe que nous encourageons : le propriétaire du ROG Zephyrus avait identifié la puce et l'avait achetée lui-même, ce qui a raccourci le délai. Un client qui arrive avec une hypothèse argumentée est un bon client ; ce qui coûte cher, c'est de sauter l'étape de la mesure.
Questions fréquentes
Pourquoi le clavier de mon PC portable ne répond plus du tout ?
Quatre familles de causes : un réglage de Windows (touches filtres, Verr. Num, pilote), une nappe mal branchée ou abîmée, un clavier usé ou noyé, ou la puce qui lit le clavier sur la carte mère. Le test du clavier USB et le test du BIOS permettent de trancher en quelques minutes.
Mon clavier ne répond plus, mais le pavé tactile et la souris fonctionnent. C'est bon signe ?
Oui. La machine et le système fonctionnent : le défaut se limite au clavier, à sa nappe ou à son contrôleur.
Le clavier fonctionne dans le BIOS mais pas sous Windows. Que faire ?
C'est logiciel : vérifiez les touches filtres (Paramètres, Accessibilité, Clavier), Verr. Num, le verrouillage de Fn, puis désinstallez le clavier dans le Gestionnaire de périphériques et redémarrez. Une mise à jour récente peut aussi être en cause.
Le voyant Verr. Maj ne s'allume plus du tout. C'est significatif ?
Oui. Ce voyant est piloté par le contrôleur clavier quand il détecte l'appui. S'il ne réagit plus, la chaîne « appui détecté, voyant allumé » est cassée : sur un portable gamer, cela oriente vers le contrôleur dédié. À ne pas confondre avec les codes clignotants de certaines marques au démarrage : .
Le rétroéclairage fonctionne encore, mais aucune touche ne répond. Ça veut dire quoi ?
Que le clavier est alimenté et que la nappe fait au moins en partie contact. C'est un indice de plus vers le contrôleur : l'éclairage et la lecture de la matrice ne passent pas par les mêmes broches.
Puis-je continuer à utiliser mon portable avec un clavier USB en attendant ?
Oui, sans risque. Un clavier filaire ou sans fil se trouve pour une quinzaine d'euros chez . Seule réserve : si le bouton d'allumage est mort lui aussi, le clavier USB ne le remplacera pas.
Combien de temps la machine reste-t-elle immobilisée ?
Diagnostic sous 24 à 48 h. Un problème de nappe se règle dans la foulée. Un clavier dépend du délai de la pièce. Un contrôleur au composant se remplace généralement dans la journée qui suit votre accord, si la puce est disponible. Si votre portable est votre outil de travail, un ordinateur de remplacement se loue chez .
Le réparateur me dit que « cette puce doit être programmée et qu'il ne peut pas ». Que répondre ?
Que ce n'est pas systématique. Sur les contrôleurs clavier dédiés de type IT8252, nous avons fait la démonstration inverse : puce neuve posée telle quelle, clavier rétabli. C'est différent pour un EC, qui contient la configuration de la machine.
J'ai un MacBook.
Nous ne les prenons pas en charge : notre activité couvre les cartes mères de PC portables, de Chromebooks et de mini PC, hors Apple.
Je suis réparateur, je ne fais pas de composant. Vous prenez les cartes ?
Oui, y compris les remplacements de contrôleur clavier : .
Ce qu'il faut retenir
•
Deux tests gratuits d'abord : clavier USB, puis BIOS. Ils évitent l'erreur la plus chère.
•
Clavier OK dans le BIOS, pas dans Windows = réglage ou pilote : touches filtres, Verr. Num, Fn, réinstallation du pilote.
•
Quelques touches ou une rangée = clavier ou nappe (pièce peu coûteuse) ;
tout le clavier muet avec une machine qui fonctionne = ce qui lit la matrice.
•
La nappe avant tout le reste si la panne suit un démontage.
•
Portable gamer : un contrôleur clavier dédié (ITE IT82xx) peut lâcher seul. Remplacé au composant, sans programmation dans notre cas Asus ROG Zephyrus GU603.
•
Mesurer avant de déposer : tension présente + puce froide + puce muette = remplacement justifié.
•
Piège inverse : un clavier défectueux peut empêcher une carte mère saine de démarrer.
•
Liquide : éteindre tout de suite, le clavier se remplace, la carte s'en sort souvent, et il y a urgence.
•
Chiffres : clavier 30 à 90 € · contrôleur 180 à 220 € · carte complète 400 à 900 € sur une machine de jeu. Diagnostic 39 € déduits, bonus QualiRépar de 50 € pour les particuliers hors garantie.
Autour de votre dossier
•
Le clavier, la nappe, ou un clavier USB de dépannage : fourniture et pose chez , qui vérifie avec vous la disposition AZERTY et la variante rétroéclairée avant de commander.
•
Les causes logicielles et la remise en route chez vous (pilotes, réglages, prise en main) : , à domicile chez les particuliers, structure agréée service à la personne.
•
Une machine pendant l'immobilisation : portable ou fixe de remplacement, courte ou longue durée, chez .
•
Vos données, après un liquide ou une chute : un clavier mort n'affecte pas votre disque, mais si des fichiers manquent, récupère les données sur disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB et RAID.
Faire diagnostiquer votre clavier
Ce qui nous fera gagner du temps : la marque et la référence exacte de la machine (surtout pour un modèle de jeu), le résultat du test au clavier USB et du test BIOS, la nature du symptôme (quelques touches ou aucune), l'état du voyant Verr. Maj, et l'historique : liquide, chute, démontage récent, clavier déjà remplacé. Un second avis sur un devis existant ne nous dérange jamais : apportez-le.
Diagnostic 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduits du devis si vous confirmez la réparation.
📞 — atelier BSC Électronique, 18 av Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr —
Réparation au niveau composant des cartes mères de PC portables, Chromebooks et mini PC (pas Apple). Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal depuis toute la France. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.
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