Vous appuyez sur le bouton. La LED s'allume, le ventilateur donne un souffle — et une seconde plus tard, tout retombe. Écran noir. Vous recommencez : même scénario, à la seconde près.
Votre machine se charge pourtant par la bonne vieille
prise ronde, et vous n'avez
jamais branché quoi que ce soit sur ses ports USB-C. Il existe une cause à ce symptôme que presque personne ne soupçonne, et c'est précisément
la puce USB-C. Voici pourquoi elle peut, à elle seule, interdire le démarrage de tout l'ordinateur — et pourquoi les tests classiques la déclarent innocente.
L'essentiel en 20 secondes
• Cette seconde de vie est une information précieuse. Un PC portable qui s'allume et s'éteint aussitôt n'est pas mort : la carte mère tente de démarrer, puis quelque chose l'en empêche. C'est très différent d'une machine sans aucun signe de vie.
• La cause méconnue : le contrôleur USB-C (la puce Power Delivery, ou « PD »). Sur les PC récents, cette puce doit dialoguer avec le contrôleur embarqué (EC) pour que l'allumage soit autorisé. Si elle est HS, le PC refuse de démarrer — même s'il se charge par la prise ronde, même si vous n'utilisez jamais l'USB-C.
• C'est un point de panne unique créé par l'arrivée de l'USB-C sur les portables. Il n'existait pas sur les machines d'avant 2016.
• Pourquoi les tests classiques ne la voient pas : ce n'est pas un court-circuit franc, c'est un court partiel de quelques centaines de milliampères. Aucune tension ne s'effondre, les bobines mesurent bon, le rail principal est présent. Tout est « normal »… sauf que la machine ne démarre pas.
• Ce qui la trahit en quelques secondes : la caméra thermique. La puce fautive est la seule à transformer ce courant en chaleur.
• Deuxième message, qui évite des réparations inutiles : sur beaucoup de modèles, tous les ports USB-C ne chargent pas — certains sont uniquement des ports de données. Un port USB-C qui ne charge pas n'est pas forcément en panne.
• Bon pronostic : sur de nombreux modèles, cette puce se remplace au composant — contre une carte mère complète chez le constructeur. Avec une réserve, expliquée plus bas : certaines variantes doivent être pré-programmées.
• Diagnostic atelier 39 € TTC, intégralement déduits du devis si la réparation est confirmée.
1. Le symptôme : une seconde de vie, puis plus rien
Il se décrit toujours de la même manière, et c'est une bonne nouvelle : il est net.
« J'appuie sur le bouton, la lumière s'allume, j'entends le ventilateur qui démarre — et ça s'arrête tout de suite. Une seconde, peut-être deux. Et puis plus rien tant que je ne réappuie pas. »
Cette description recouvre en réalité
deux situations qu'il faut absolument séparer dès le départ :
| Ce que fait la machine |
Ce que ça signifie |
| Elle s'allume 1 à 2 s puis s'éteint, à chaque tentative, de façon reproductible |
La carte essaie de démarrer et avorte. Panne électronique franche, sur la carte mère, presque à coup sûr |
| Elle démarre normalement et s'éteint au bout de quelques minutes |
Tout autre chose : surchauffe, bouton d'allumage encrassé, rail instable. Voir |
| Aucune LED, aucun ventilateur, rien du tout |
Encore autre chose : voir |
C'est le premier cas qui nous intéresse ici :
un ordinateur portable qui démarre 1 seconde puis s'éteint, systématiquement.
2. Ce que cette seconde raconte à l'atelier
Sur le banc, nous ne branchons pas un chargeur : nous branchons une
alimentation de laboratoire, qui affiche en permanence le courant consommé par la carte. Et sur ce type de panne, l'aiguille raconte une histoire très lisible.
Sur le cas réel qui sert de fil rouge à cet article, le courant
oscillait entre 350 mA et 1,5 A. Ce va-et-vient n'est pas du courant de charge de batterie : c'est la
signature d'une tentative de démarrage. La carte lance sa séquence d'allumage, monte en consommation, rencontre une condition qu'elle juge inacceptable, et
coupe tout — puis recommence.
La phrase à retenir
Il ne manque pas d'énergie — il manque une autorisation. C'est toute la différence entre une carte qui n'a plus de courant et une carte qui refuse délibérément de démarrer.
Les causes classiques, celles que tout atelier vérifie en premier, sont bien connues :
• un
court-circuit sur un rail d'alimentation secondaire (le 5 V, le rail de la mémoire, l'étage du processeur) : la protection coupe en quelques millisecondes ;
• un
condensateur céramique fissuré, panne extrêmement fréquente et réparation à quelques centimes ;
• une
mémoire ou un étage d'alimentation CPU défaillant — sujet traité dans ;
• plus rarement, un
chargeur sous-dimensionné : sur une station de travail à fort wattage, un chargeur d'atelier trop faible provoque exactement le même symptôme, sans qu'il y ait la moindre panne. C'est la première chose à écarter, et elle est gratuite.
Sur notre cas, tout cela avait été contrôlé :
toutes les bobines saines (aucun rail en court),
le rail principal bien présent à 17,5 V, aucun composant visiblement grillé, et même le
sceau d'usine intact — personne n'avait ouvert la machine avant nous.
Techniquement, la carte allait bien.
Et elle refusait de démarrer.
3. La cause que personne ne soupçonne : la puce USB-C
Ce qu'est un contrôleur USB-C
Quand l'USB-C est arrivé sur les portables, il a apporté quelque chose de nouveau : un port
réversible, qui peut à la fois transporter des données, de la vidéo, et
jusqu'à 100 W d'alimentation dans les deux sens. Un tel port ne peut pas être « juste » un connecteur soudé sur la carte. Il lui faut un chef d'orchestre.
Ce chef d'orchestre, c'est le
contrôleur USB-C Power Delivery — le « PD ». Une puce de quelques millimètres de côté, souvent posée près du port, dont le travail est de :
• détecter qu'on a branché quelque chose, et
dans quel sens ;
•
négocier avec l'appareil d'en face : qui alimente qui, sous quelle tension (5 V, 9 V, 15 V, 20 V), à quelle intensité ;
•
basculer le port en mode vidéo si c'est un écran, en mode données si c'est une clé USB ;
• et
rendre compte de tout cela au reste de la carte mère.
C'est cette dernière fonction qui va tout changer.
Le point clé : le PD doit dialoguer avec l'EC pour autoriser l'allumage
Sur une carte mère de portable, il existe une puce qui reste toujours vivante, même machine éteinte : l'
EC, le contrôleur embarqué. C'est lui qui lit l'appui sur le bouton marche/arrêt et qui décide, ou non, de lancer la séquence de démarrage. Nous lui avons consacré un article : .
Avant d'allumer quoi que ce soit, l'EC fait son inventaire : est-ce que le chargeur est là ? la batterie répond-elle ?
et que dit le contrôleur USB-C ?
Parce que le PD est, du point de vue de l'EC, une
source d'alimentation potentielle : il pourrait à tout instant faire entrer 20 V et 5 A dans la machine, ou au contraire en faire sortir pour alimenter un écran. Un EC qui ne sait pas ce que fait ce port n'a aucune idée de la situation électrique réelle de la carte. Alors il applique la règle la plus sûre :
en cas de doute, on n'allume pas.
★ Conséquence, et c'est tout le sujet de cet article
Une puce USB-C morte = une machine morte. Même si la machine se charge par une prise ronde. Même si l'utilisateur n'a jamais branché le moindre câble USB-C. Même si le port lui-même est parfaitement intact.
Le mécanisme électrique, en prime
Il y a un second effet, plus terre-à-terre, et tout aussi contre-intuitif.
Sur une machine à
prise ronde + ports USB-C, on imagine volontiers deux circuits indépendants : « le courant entre par la prise ronde, donc l'USB-C est hors sujet ».
C'est faux. Le rail d'alimentation principal
remonte jusqu'à l'entrée du contrôleur USB-C — c'est nécessaire, puisque ce port doit pouvoir
fournir du courant à un périphérique.
Résultat : une puce PD en court-circuit
consomme et chauffe en permanence, alors même que rien n'est branché en USB-C. Sur notre cas, elle absorbait
environ 200 mA pour elle seule.
Un point de panne unique créé de toutes pièces
Il faut le dire clairement, parce que c'est le fond du problème : sur une machine d'avant l'USB-C, cette panne
n'existait pas. Le circuit d'alimentation était simple, et rien dans la chaîne d'allumage ne dépendait d'un port que l'utilisateur n'utilise pas.
En ajoutant l'USB-C, les constructeurs ont introduit une puce
dont la défaillance immobilise toute la machine, sans redondance. Et ce n'est pas un cas isolé de mauvaise conception :
• sur un
HP Spectre 15-bl, la carte compte
deux contrôleurs USB-C — et le firmware exige que
les deux soient vivants. Un seul en panne, et la machine ne démarre plus sans batterie et ne charge plus. Deux ports, zéro redondance ;
• sur un
HP EliteBook 840 G8, le contrôleur souffre d'un
défaut de conception documenté : une pompe de charge interne sous-dimensionnée finit par détruire les transistors d'entrée. Remplacer les transistors seuls ne sert à rien — ils regrillent ;
• sur un
Dell Inspiron 14, ce sont les
deux contrôleurs qui étaient morts en même temps.
Ce n'est pas une panne rare.
C'est une panne mal identifiée.
4. Pourquoi ce défaut est invisible aux tests classiques
C'est ici que beaucoup de diagnostics s'arrêtent — y compris des diagnostics sérieux.
La méthode habituelle pour trouver un composant mort consiste à chercher un
court-circuit franc : on mesure la résistance entre chaque rail d'alimentation et la masse, et on cherche le 0 Ω révélateur. C'est rapide, c'est fiable…
quand le court est franc.
Or un contrôleur USB-C
ne meurt presque jamais de cette façon. Il développe un
court partiel : la puce fuit quelques centaines de milliampères en interne, sans jamais mettre le rail à la masse. Conséquence, sur notre cas réel :
| Test classique |
Résultat |
Verdict apparent |
| Contrôle de toutes les bobines d'alimentation |
Aucune en court |
✅ « rien à signaler » |
| Rail d'alimentation principal |
17,5 V, présent |
✅ « rien à signaler » |
| Recherche de court-circuit franc |
Rien |
✅ « rien à signaler » |
| Inspection visuelle, sceau d'usine |
Carte impeccable, jamais ouverte |
✅ « rien à signaler » |
| La machine démarre-t-elle ? |
Non |
❌ |
Une carte déclarée saine par tous les tests, et qui ne démarre pas. C'est précisément le moment où beaucoup d'ateliers concluent « carte mère HS, à remplacer » — et où le devis constructeur tombe.
La question qui débloque tout : où part ce courant ?
La carte consomme sans démarrer. Ce courant va
quelque part, et à cet endroit précis il se transforme en
chaleur. Il suffit donc de regarder la carte avec des yeux capables de voir la chaleur : une
caméra thermique.
Sur notre cas, la réponse est arrivée en quelques secondes : un point chaud, un seul, sur une puce à côté de sa petite mémoire voisine.
Le contrôleur USB-C. Confirmation en trente secondes : en injectant 5 V sur le port USB-C,
200 mA partaient dans la puce elle-même.
Nous détaillons entièrement cette méthode — pourquoi elle marche, ce qu'elle voit et ce qu'elle ne voit pas — dans .
Ce qu'il faut en retenir côté client
Quand on vous dit « la carte a été testée, tout est bon, mais elle ne démarre pas », cela ne veut pas dire que la panne n'existe pas. Cela veut dire qu'elle n'est pas du type que les tests employés savent voir.
5. Le cas réel : un Lenovo Yoga S740 qui s'allumait une seconde
Voici le dossier complet, tel qu'il s'est déroulé à l'atelier — c'est lui qui a servi d'exemple tout au long de cet article.
La machine. Un Lenovo Yoga S740, processeur Intel i7 de 10
e génération, carte graphique Nvidia. Une machine récente et coûteuse,
qui se charge par une prise ronde et possède
en plus des ports USB-C. Elle nous arrive d'un magasin d'informatique.
La plainte. « À l'appui sur le bouton, la LED s'allume, puis s'éteint, et la machine ne démarre pas. »
Le déroulé du diagnostic :
1. Alimentation de laboratoire à 19 V : le courant oscille entre 350 mA et 1,5 A. La carte essaie de démarrer.
2. Ouverture de la machine : sceau d'usine intact. Personne n'est intervenu avant. Bonne nouvelle — pas de dégâts de réparation antérieure à démêler.
3. Contrôle des bobines avant toute remise sous tension (règle de sécurité : on ne rallume jamais une carte suspecte sans avoir vérifié qu'aucun rail n'est en court, sous peine d'aggraver la panne) :
toutes saines.
4. Sans batterie : la carte tire 140 mA, puis retombe à zéro.
5. Question décisive : où partent ces 140 mA ? →
caméra thermique. Une puce chauffe, avec sa mémoire voisine : le
contrôleur USB-C.
6. Confirmation : 5 V injectés sur le port USB-C,
200 mA absorbés par la puce elle-même. Court partiel confirmé.
La réparation. Dépose de la puce à l'air chaud, pose d'un contrôleur neuf, remise en service. Résultat : la machine
charge à 2,7-2,8 A par sa prise ronde, ventilateurs, image, Windows.
Réparée.
Une puce de quelques euros, sur une carte mère qui aurait été facturée
plusieurs centaines d'euros en remplacement complet.
6. Le piège qui nous a coûté trois heures (et qui peut vous coûter une pièce pour rien)
Nous racontons volontiers cette partie, parce que le message est utile à tout le monde — client comme réparateur.
Une fois la puce remplacée et la machine réparée, nous avons fait un dernier essai : brancher un chargeur USB-C.
Rien. Le port ne chargeait pas.
Alors nous avons cherché. Longtemps. Mesure du rail 3,3 V alimentant la mémoire du contrôleur (2,2 V au lieu de 3,3 V : suspect),
dépose d'un régulateur — qui s'est révélé parfaitement sain et qu'il a fallu reposer —, soupçon de dégât liquide sur une oxydation superficielle, démontage complet de la carte…
Puis la lumière :
sur ce modèle, les ports USB-C ne sont pas des ports de charge. La charge se fait exclusivement par la prise ronde. Les ports USB-C ne servent qu'aux données et à la vidéo.
Ils fonctionnaient parfaitement.
Le défaut initial — la machine ne démarrait pas — était réparé depuis longtemps. Nous avions passé trois heures à poursuivre
une caractéristique du modèle, prise pour une panne.
Ce que vous devez en retenir
Tous les ports USB-C ne chargent pas. C'est probablement la source de malentendus n°1 sur les portables récents. Sur une même machine, on peut trouver :
• un port USB-C
de charge (entrée d'alimentation, souvent le seul) ;
• un ou plusieurs ports USB-C
données et vidéo uniquement, physiquement identiques, qui ne chargeront
jamais rien, quel que soit le chargeur ;
• et parfois, en plus, une
prise ronde qui reste la vraie entrée d'alimentation.
Rien ne les distingue à l'œil, sauf parfois un petit
pictogramme (éclair, batterie, « DC IN ») imprimé à côté.
⚠ Avant de conclure que votre port USB-C est en panne
Et a fortiori avant de payer un remplacement de port ou de puce : vérifiez la documentation de votre modèle exact. Le manuel constructeur, disponible gratuitement en PDF, indique toujours quel port accepte la charge. Cinq minutes de lecture peuvent économiser une réparation entière.
C'est d'ailleurs valable dans l'autre sens : nous avons vu une machine HP vendue avec
deux entrées de charge possibles (prise propriétaire haute puissance
ou USB-C) chez un client qui utilisait le mauvais chargeur sur le mauvais port, et croyait sa carte mère en panne. Il n'y avait rien à réparer. Le sujet est développé dans .
7. Ce que vous pouvez vérifier vous-même, sans rien démonter
Aucun de ces tests ne présente le moindre risque, aucun n'annule une garantie, et tous nous font gagner du temps —
donc vous coûtent moins cher.
1. Le reset d'alimentation. Chargeur débranché, batterie retirée si elle est amovible, puis
bouton marche/arrêt maintenu 30 secondes. Rebranchez et réessayez. Si la machine repart, le contrôleur embarqué était simplement figé : rien à réparer.
2. Chronométrez. « Une seconde » et « trente secondes » ne désignent pas la même panne. Une seconde ou deux, systématiquement : c'est notre sujet. Plusieurs minutes, puis extinction : c'est une autre famille de causes.
3. Est-ce reproductible ? À chaque appui, à l'identique ? Ou est-ce que ça démarre une fois sur cinq ? Une panne franche et une panne intermittente ne se cherchent pas de la même façon — voir .
4. Testez le chargeur d'origine. Un chargeur universel ou sous-dimensionné produit exactement ce symptôme sur certaines machines. Si vous en avez un second, d'origine et de même puissance, essayez-le. C'est gratuit, et cela écarte (ou révèle) une cause à 0 €.
5. Regardez l'étiquette de votre chargeur et comparez la puissance en watts avec celle d'origine. Un 65 W à la place d'un 135 W ne suffit pas à démarrer certaines configurations.
6. Repérez vos ports. Cherchez le pictogramme à côté de chaque USB-C, et téléchargez le manuel de votre modèle. Notez lequel est censé charger : c'est une information que nous vous demanderons.
7. Testez avec et sans batterie si elle est amovible. Le comportement peut changer du tout au tout, et cette différence est une information de diagnostic à part entière.
⚠ Ce qu'il ne faut pas faire
• Insister en appuyant vingt fois de suite sur le bouton : si un composant est en court, chaque tentative le fait chauffer un peu plus.
• Laisser la machine branchée en permanence « au cas où ».
• Tenter d'ouvrir la carte mère. Une puce comme un contrôleur USB-C se dessoude à l'air chaud à plus de 400 °C, à quelques millimètres de composants qui ne le supportent pas.
8. Le pronostic : bonne nouvelle, avec une réserve honnête
La bonne nouvelle d'abord. Sur beaucoup de modèles, cette puce se
remplace au composant. C'est une intervention de micro-soudure sérieuse, mais parfaitement réalisable : dépose à l'air chaud, nettoyage et pré-étamage des pastilles, pose du composant neuf. Sur le Yoga S740 raconté plus haut, la puce neuve a fonctionné immédiatement,
sans aucune programmation — parce que sur ce modèle, la puce lit sa configuration dans une
petite mémoire voisine restée sur la carte.
La réserve, maintenant, parce que nous préférons l'annoncer avant qu'après :
•
Certaines puces embarquent leur configuration en interne et doivent être pré-programmées avant d'être posées. Sur un
Lenovo Yoga 6, le contrôleur était de ce type : sans une puce déjà programmée, la carte est
irréparable en l'état. La seule voie possible est alors le prélèvement d'un composant sur une
carte donneuse identique.
•
La référence exacte compte, jusqu'au suffixe. Deux puces qui portent le même numéro et diffèrent par deux lettres finales ne sont pas interchangeables : ces lettres désignent une version de configuration ou de firmware. Poser la mauvaise variante, c'est refaire l'intervention pour rien.
•
Une puce neuve peut être défectueuse d'origine. Le marché de ces composants est ce qu'il est ; c'est une des raisons pour lesquelles nous privilégions, quand c'est possible, un composant prélevé sur une donneuse dont on sait qu'il fonctionnait.
•
Une panne peut en cacher une autre. Sur un
Dell Latitude 7310, le contrôleur USB-C remplacé, une seconde puce — sans aucun lien, sur l'étage d'alimentation du processeur — chauffait à son tour. C'est pour cela qu'un contrôle thermique complet est refait
après réparation, et que nous ne rendons jamais une machine sur la foi d'un seul défaut trouvé.
À l'inverse, la voie constructeur consiste presque toujours à remplacer
la carte mère complète — avec les effets de bord que le devis mentionne rarement : nouveau module TPM, donc
clé BitLocker réclamée au redémarrage, numéro de série modifié, licence Windows OEM à revoir. Nous détaillons tout cela dans .
9. Combien ça coûte
•
Diagnostic : 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h,
intégralement déduits du devis si vous faites réparer.
•
Carte irréparable = 39 €, rien de plus. Vous ne payez pas une réparation qui n'a pas eu lieu.
•
Bonus QualiRépar : −50 € pour les particuliers, sur un appareil hors garantie, déduit d'office et sans aucune démarche de votre part.
•
Jamais de devis ferme par téléphone. Sur ce symptôme précis, l'écart va d'un simple problème de chargeur (0 €) au remplacement d'une puce de gestion. Personne d'honnête ne peut vous annoncer un prix sans avoir vu la machine.
| Ce qu'on trouve sur « s'allume une seconde puis s'éteint » |
Ordre de grandeur (TTC, particuliers, bonus déduit) |
| Chargeur inadapté ou sous-dimensionné |
Aucune réparation — le diagnostic suffit |
| Condensateur céramique en court |
~90 € (bas de fourchette) |
| Port USB-C physiquement arraché à remplacer |
100 – 130 € |
| Contrôleur USB-C (PD) ou EC à remplacer |
180 – 250 € |
| Fourchette globale pour ce symptôme |
130 – 250 € selon ce qu'on trouve |
À comparer avec la seule option que proposent la plupart des enseignes :
300 à 800 € de carte mère complète, quand la référence existe encore. Le détail est dans notre article .
Ce qu'il faut retenir
•
« S'allume une seconde puis s'éteint » = la carte essaie de démarrer et avorte. Ce n'est pas une machine morte, et ce n'est pas le même diagnostic qu'une machine sans aucun signe de vie.
•
★ Le contrôleur USB-C peut à lui seul interdire l'allumage, parce que l'EC exige son accord avant de lancer la séquence de démarrage.
Puce HS = machine morte.
•
Ni la prise ronde ni votre usage ne l'innocentent : le rail principal remonte vers cette puce en permanence, et le dialogue avec l'EC a lieu quoi qu'il arrive.
•
C'est un point de panne unique créé par l'arrivée de l'USB-C. Sur certains modèles, deux contrôleurs sont présents et le firmware exige que
les deux fonctionnent — aucune redondance.
•
Les tests classiques ne le voient pas : court
partiel de quelques centaines de milliampères, aucune tension qui s'effondre, bobines saines, rail principal présent. Il faut demander
où part le courant, et la
caméra thermique répond en quelques secondes.
•
★ Tous les ports USB-C ne chargent pas. Beaucoup sont données/vidéo uniquement. Vérifiez le manuel de votre modèle
avant de conclure à une panne de port — nous y avons nous-mêmes perdu trois heures.
•
Le pronostic est bon : remplacement au composant sur beaucoup de modèles, contre une carte complète chez le constructeur. Réserve : certaines variantes doivent être
pré-programmées, et la
référence exacte, suffixe compris, n'est pas négociable.
• Diagnostic
39 € TTC déduits, carte irréparable = diagnostic seul,
jamais de devis ferme au téléphone.
Questions fréquentes
Je n'utilise jamais l'USB-C. Comment cette puce peut-elle empêcher mon PC de démarrer ?
C'est toute la surprise de cette panne, et elle tient à deux mécanismes indépendants. Sur le plan
logique, l'EC exige un dialogue avec le contrôleur USB-C avant d'autoriser l'allumage : puce muette, allumage refusé. Sur le plan
électrique, le rail principal remonte jusqu'à l'entrée de cette puce même quand vous chargez par la prise ronde : une puce en court consomme et chauffe sans que rien ne soit branché. Votre usage n'entre à aucun moment dans l'équation.
Mon PC a une prise de charge ronde. Ça l'exclut, non ?
Non, et c'est le réflexe le plus coûteux sur cette panne. Le cas réel décrit dans cet article est exactement celui-là : prise ronde utilisée quotidiennement, ports USB-C jamais branchés, et une puce USB-C qui bloquait tout le démarrage.
Mon port USB-C ne charge pas. Est-ce que c'est cette panne ?
Peut-être — ou peut-être que ce port
n'est tout simplement pas prévu pour charger. C'est le cas sur énormément de modèles. Vérifiez le manuel de votre machine avant toute chose : c'est gratuit, ça prend cinq minutes, et ça évite de payer le remplacement d'une pièce en parfait état.
Est-ce que je risque d'aggraver la panne en réessayant d'allumer ?
Modérément, mais oui. Chaque tentative fait passer du courant dans un composant qui fuit, donc chauffe. Ce n'est pas dramatique sur quelques essais ; ça le devient sur plusieurs jours d'acharnement. Le mieux : constatez le symptôme, débranchez, et faites diagnostiquer.
Mes données sont-elles perdues ?
Non. Cette panne concerne l'alimentation et la gestion de la carte mère, jamais le disque : vos fichiers sont intacts, ils sont simplement inaccessibles tant que la machine ne démarre pas. Nous pouvons vous restituer le disque, ou vous orienter vers une récupération professionnelle si le disque lui-même est en cause. ⚠ Pensez à retrouver votre
clé BitLocker avant toute intervention : Windows 11 chiffre par défaut, souvent à l'insu de l'utilisateur.
Combien de temps prend la réparation ?
Le diagnostic est rendu sous 24 à 48 h. Le remplacement d'un contrôleur USB-C, une fois le composant en main, se fait dans la journée. Le délai réel dépend surtout de l'
approvisionnement du composant dans la bonne variante — c'est souvent lui qui commande le calendrier.
Un autre atelier m'a dit que ma carte mère était bonne. Il s'est trompé ?
Pas nécessairement. Il a probablement effectué les bons tests, et ces tests ne voient pas un court
partiel. Sans injection de courant et caméra thermique, une puce qui fuit 200 mA au milieu de milliers de composants est indétectable. C'est une question d'outillage et de méthode, pas de compétence.
Vous prenez les Chromebooks ? Les MacBook ?
Les Chromebooks
oui — et ils sont particulièrement concernés, puisque beaucoup se chargent
exclusivement en USB-C.
Pas Apple, en revanche : c'est hors de notre périmètre, assumé.
Autour de votre dossier
•
Vos données, avant toute intervention. Si elles sont critiques, ou si le disque montre lui aussi des signes de faiblesse : — récupération professionnelle sur disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB et systèmes RAID.
•
Une machine pendant l'immobilisation. L'approvisionnement d'un composant dans la bonne variante peut demander plusieurs jours. Un portable ou un fixe de dépannage, en courte ou longue durée : .
•
La suite : chargeur d'origine, réinstallation, remplacement de la machine. — dépannage particuliers et professionnels, vente de matériel.
•
Le volet logiciel, chez vous. Remise en route, sauvegarde, configuration une fois la machine réparée : intervient à domicile chez les particuliers — structure agréée service à la personne.
•
Vous êtes un magasin ou un dépanneur et cette machine est celle d'un de vos clients ? Nous travaillons en sous-traitance pour les professionnels : voir .
Faire diagnostiquer votre machine
Ce qui nous fera gagner du temps (et vous coûter moins cher) à la prise en charge : la référence exacte du modèle (étiquette sous la machine), le temps chronométré avant l'extinction, le fait que ce soit reproductible ou non, le chargeur que vous utilisez réellement et sur quel port, le résultat du reset 30 secondes, et tout historique de liquide renversé, de chute ou d'intervention antérieure.
📞 — atelier BSC Électronique, 18 av Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr —
Réparation au niveau composant des cartes mères de PC portables et Chromebooks (pas Apple). Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal (France entière). Diagnostic 39 € TTC déduits du devis. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.
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