Vous appuyez sur le bouton d'allumage et rien ne se passe : pas de voyant, pas de ventilateur, pas un bruit, écran noir, chargeur branché ou non. Voici comment savoir en 10 minutes, sans rien démonter, si le coupable est le chargeur, la batterie, une pile à deux euros ou la carte mère. Et comment un atelier d'électronique remonte ensuite au composant fautif, rail par rail, pour une réparation qui coûte en général 90 à 250 € au lieu d'une carte neuve à 300 à 800 €.
L'essentiel en 20 secondes
• Un PC portable « totalement mort » cale tout en haut de sa chaîne d'alimentation : entrée de charge, protection, circuit de charge, domaine RTC (pile CMOS) ou EC, le microcontrôleur qui orchestre le démarrage.
• Faites d'abord les 7 tests sans démontage ci-dessous. Ils écartent le chargeur, un périphérique en court, une batterie bloquée et un EC gelé : quatre causes qui se règlent en 30 secondes, sans atelier. Le reset matériel (bouton power 30 secondes, tout débranché) ressuscite à lui seul environ un PC « mort » sur cinq.
• Environ 3 PC morts sur 4 relèvent d'un défaut d'entrée d'alimentation, d'un court-circuit ou d'une pile CMOS usée : connecteur de charge dessoudé, MOSFET d'entrée en court, condensateur fissuré, pile à 1,8 V. Ce sont des réparations au composant, pas un changement de carte mère.
• Une carte mère morte n'efface pas vos fichiers. Le disque est intact, seul l'accès est bloqué. Récupérez dès maintenant votre clé BitLocker sur votre compte Microsoft.
• Attention au faux « il ne s'allume plus » : s'il s'allume une seconde, si un voyant réagit, si les ventilateurs tournent, ce n'est pas cette panne (tableau d'orientation en partie 1).
• Diagnostic 39 € TTC, rendu sous 24/48 h, déduit du devis si vous faites réparer. Réparation garantie 3 mois, bonus QualiRépar de 50 € pour les particuliers.
Sommaire
1.
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3.
4.
5.
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7.
8.
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10.
11.
12.
13.
14.
15.
•
1. « Aucun signe de vie » : de quoi parle-t-on exactement ?
C'est le point de départ, et il détermine tout le reste du diagnostic. Un PC portable sans aucun signe de vie, c'est :
•
aucune LED ne s'allume : ni le voyant d'alimentation, ni celui de charge, ni le rétroéclairage du clavier, chargeur branché ou non ;
•
aucun ventilateur ne bouge, même une fraction de seconde ;
•
aucun bruit : pas de clic de disque, pas de bip, rien ;
•
l'écran reste totalement noir, même en pleine lumière avec une lampe torche.
Si un seul de ces éléments réagit, vous n'êtes pas sur cette panne. C'est une bonne nouvelle : l'alimentation d'entrée fait déjà son travail. Voici où aller :
| Ce que fait votre PC |
Ce n'est pas « aucun signe de vie » : article dédié |
| Il s'allume 1 à 2 secondes puis s'éteint |
et, sur les machines à charge USB-C, |
| Il s'est éteint d'un coup en pleine utilisation |
|
| Ventilateurs et voyants tournent, mais écran noir |
et |
| Il clignote un code (LED alim, Verr. Maj) |
|
| Le voyant de charge s'allume, mais rien au bouton |
|
| Il ne s'allume plus et ne charge plus, sans aucun voyant |
Vous êtes au bon endroit. Lisez aussi |
| Il démarre mais ne charge pas |
et |
| Il ne fonctionne que sur secteur ou que sur batterie |
|
| Le voyant de charge est absent ou clignote |
|
| Il se rallume tout seul, puis refuse de démarrer |
|
| Il est chaud alors qu'il est éteint |
, urgence sécurité |
Vous êtes bien sur un PC totalement muet, aucun voyant, même branché ? Alors commencez par les sept tests suivants.
2. Les 7 tests à faire vous-même avant de parler de panne électronique
Aucun démontage, aucun risque, aucune garantie annulée. Une bonne partie des « PC morts » repartent à ce stade. Faites-les dans l'ordre : chacun élimine une cause.
1. Le reset matériel (décharge des condensateurs), à faire en premier
C'est le geste qui sauve le plus de machines, et presque personne ne le connaît :
• Débranchez le chargeur.
• Retirez la batterie si elle est amovible (sinon passez à l'étape suivante).
• Maintenez le bouton d'allumage enfoncé
30 secondes, PC totalement débranché.
• Rebranchez uniquement le chargeur (sans la batterie si vous l'avez retirée) et essayez d'allumer.
Pourquoi ça marche : l'EC, le microcontrôleur qui gère l'allumage (voir la partie 3), peut se retrouver gelé dans un état bloqué. Tant qu'il reste alimenté par la moindre charge résiduelle, il ne se réinitialise pas. Cette manipulation vide les condensateurs et le force à repartir de zéro. Si le PC redémarre après ça : votre carte mère est vivante, il n'y a rien à réparer. Sur beaucoup de Lenovo, un petit trou « reset » ou le bouton Novo sur la tranche fait la même chose avec un trombone.
2. Débranchez tout ce qui est branché
Station d'accueil, hub USB-C, écran externe, clé USB, carte SD, souris, disque externe : retirez tout, et réessayez. Un périphérique en court-circuit ou une station d'accueil en défaut peut tirer vers le bas le rail 5 V permanent qui alimente les ports USB, et la protection de la carte refuse alors tout démarrage. Ce test prend dix secondes et évite un passage en atelier pour une clé USB à trois euros.
3. Le chargeur, mais avec la bonne méthode
Branchez sur une autre prise murale, sans multiprise ni rallonge. Vérifiez si la LED du bloc secteur est allumée. Bougez doucement le câble près du connecteur : un voyant qui clignote au mouvement trahit un fil cassé ou un connecteur descellé.
⚠️ Piège majeur : ne testez pas avec un chargeur universel. Beaucoup de marques (Dell, HP, Lenovo, certains Asus récents) lisent l'identité du chargeur, donc son wattage, via une broche dédiée avant d'autoriser quoi que ce soit. Un chargeur générique sans ce dialogue peut donner exactement les mêmes symptômes qu'une carte mère en panne. Un test de chargeur n'est valable qu'avec un chargeur d'origine, du bon wattage. Un chargeur 135 W sur une machine qui en exige 170 W est refusé par la machine, même s'il est authentique. Si vous devez en racheter un, .
Sur les PC à charge USB-C (ultraportables, Chromebooks) : changez de port si la machine en a deux, et changez de câble. Un câble USB-C sans marquage de puissance peut être limité à 60 W, et un chargeur de téléphone ne négociera jamais les 20 V nécessaires.
4. Le connecteur de charge (DC-Jack)
Regardez la prise du PC : est-elle enfoncée, mobile, tordue ? La fiche tient-elle bien, ou faut-il « trouver l'angle » ? Un jack d'alimentation dont les soudures se sont fissurées à force de branchements est la panne mécanique n°1, et l'une des moins chères à réparer. Si le PC avant de mourir, vous tenez probablement la cause.
5. Le test Verr. Maj (Caps Lock) et la LED d'alimentation
Appuyez sur le bouton d'allumage, puis sur la touche Verr. Maj : le voyant s'allume-t-il ? S'il répond, la machine n'est pas morte, elle a démarré au moins partiellement (le problème est alors ailleurs, voir le tableau de la partie 1). S'il ne se passe strictement rien, la panne est bien en amont. Regardez aussi la LED d'alimentation pendant une bonne minute, chargeur branché : un clignotement, même une fois, est un code à décoder, pas une absence de vie.
6. Écouter, toucher, observer
• Un léger
clic au branchement du chargeur, puis rien : signature d'une protection qui se déclenche, un court-circuit est probable.
• Le
bloc chargeur qui chauffe ou siffle branché sur un PC muet : idem.
• Le PC est
tiède ou chaud alors qu'il est éteint depuis des heures : arrêtez tout. C'est une fuite de courant, avec un vrai risque thermique sur la batterie lithium. Débranchez le chargeur, ne rallumez pas, ne le laissez ni dans un sac ni sur un lit, et apportez-le sans tarder.
7. Le contexte : que s'est-il passé juste avant ?
Cette question vaut la moitié du diagnostic. Notez-le, cela fera gagner un temps considérable à l'atelier :
•
Liquide renversé, même « juste quelques gouttes », même il y a trois semaines : urgence, la corrosion travaille tant qu'il reste de l'humidité et de la tension (). Un .
•
Une mise à jour du BIOS interrompue (coupure de courant, batterie vide) : firmware corrompu, souvent réparable au programmateur, parfois gratuitement.
•
Un orage, une surtension : étage d'entrée.
•
Un dépoussiérage ou un changement de ventilateur juste avant : cause n°1 dans ce cas de figure, le connecteur du ventilateur rebranché de travers, broches décalées qui se touchent, ce qui met un rail 5 V en court. Rouvrir et rebrancher droit peut suffire.
•
Un changement d'écran, de RAM, de disque ou de pile bouton juste avant : intervention à revoir en priorité. Un écran remplacé batterie encore branchée grille classiquement le fusible de rétroéclairage (), et finit souvent en support cassé ou en pont d'étain sur le circuit RTC.
•
Une chute, un transport, un sac écrasé : contrainte mécanique sur les soudures.
•
Rien du tout, le PC était simplement rangé depuis des mois : pensez batterie tombée sous son seuil de sécurité (partie 10) et pile CMOS (partie 7).
Si après ces sept vérifications le PC ne réagit toujours pas du tout, la panne est bien à l'intérieur, sur la carte mère. Voyons ce qui s'y passe.
3. Comment un portable s'allume : la chaîne d'alimentation en 6 maillons
Un PC portable ne s'allume pas « d'un coup ». Il déroule une séquence précise, et la panne se situe toujours sur l'un de ses maillons. Comprendre cette chaîne, c'est comprendre le diagnostic.
1.
DC-IN : le jack d'alimentation (ou le port USB-C Power Delivery) amène le 19 V, à travers un fusible ou une ferrite d'entrée.
2.
La protection : deux MOSFET canal N montés tête-bêche (sources reliées, gates communes). Deux et pas un seul, parce qu'un MOSFET porte une diode de corps : avec un seul transistor, la tension de la batterie ressortirait par cette diode vers le port de charge. L'un coupe l'entrée, l'autre empêche la batterie de refluer.
3.
Le charger IC : la puce qui gère la charge de la batterie et distribue le courant d'entrée (familles BQ24xxx de Texas Instruments, ISL d'Intersil…). Détail capital : elle tire son alimentation depuis deux diodes, l'une venant du port de charge, l'autre du connecteur batterie. Nulle part ailleurs.
4.
Les rails « always-on » : le +3 V et le +5 V permanents, présents dès que la machine est branchée, avant même d'appuyer sur le bouton.
5.
L'EC (Embedded Controller) : alimenté par ce 3 V permanent, c'est le chef d'orchestre. Il lit l'appui sur le bouton power, dialogue avec le circuit de charge, et déclenche la séquence. Son état est conservé dans le
domaine RTC, la petite zone toujours alimentée par la pile CMOS (ou par la batterie principale sur les modèles récents).
6.
La séquence power-on : l'EC active les rails principaux (cœur du CPU via le VRM, mémoire, chipset), envoie les signaux de reset, et la machine démarre.
Ce qu'il faut en retenir : un PC qui ne donne aucun signe de vie cale aux maillons 1 à 5. Un PC qui s'allume une seconde, dont les ventilateurs tournent ou dont les voyants clignotent est déjà au maillon 6 : c'est une autre panne, avec d'autres causes.
🔧 Pour aller plus loin : et .
4. Cause n°1 : l'entrée d'alimentation (chargeur, jack DC-IN, port USB-C)
C'est la cause n°1 d'un portable mort. C'est logique : c'est l'endroit où passe le plus de courant, et c'est la seule zone soumise à des contraintes mécaniques quotidiennes.
Ce qu'on y trouve
•
Connecteur d'alimentation dessoudé ou fissuré : les soudures cèdent à force de brancher/débrancher, parfois en arrachant une pastille de cuivre du circuit imprimé. Même dans ce cas, : on reconstruit la liaison au fil, demandez un second avis avant d'accepter un « irréparable ».
•
Chargeur défectueux : fil coupé à l'intérieur de la gaine, souvent près du connecteur, par fatigue de flexion.
•
Fusible ou ferrite d'entrée coupé : attention, c'est un symptôme, pas la panne. Quelque chose a tiré trop de courant en aval.
•
MOSFET d'entrée en court-circuit, ou au contraire jamais franchement passant.
•
Sur les machines USB-C : la pompe de charge du contrôleur PD trop faible. C'est un défaut de série connu sur plusieurs marques (Lenovo E15 et IdeaPad, Asus Vivobook et Flow Z13…) : la pompe ne délivre que 19 à 21 V au lieu des 25 V nécessaires sur la commande du MOSFET, qui reste alors résistif, chauffe au-delà de 300 °C et finit parfois par se dessouder tout seul.
Ce que fait l'atelier
• Test avec un chargeur d'origine connu bon, du bon wattage, pour éliminer définitivement la source.
• Mesure de la tension d'entrée avant et après le fusible, puis de part et d'autre de chaque MOSFET. Un circuit d'entrée sain présente la même tension partout (19 V) et environ 24 à 25 V sur les gates (c'est normal : une pompe de charge interne survolte la commande). 19 V d'un côté et 0 V de l'autre = MOSFET non piloté.
• Inspection du connecteur au microscope : soudures fissurées, pastilles arrachées, test de continuité jusqu'à la carte. Un jack usé se ressoude ou se remplace : réparation courante, rapide et durable, autour de 90 €.
⚠️ Un fusible ou un MOSFET grillé ne se remplace jamais à l'aveugle. Ces composants ne sont pas là pour protéger la carte, mais pour éviter l'incendie : ils ont fait leur travail. Les remplacer sans chercher pourquoi ils ont claqué, c'est les faire regriller, dans environ 9 cas sur 10.
5. Cause n°2 : le court-circuit sur un rail
Le PC ne consomme rien du tout (0 mA), ou au contraire « tire » et déclenche la protection du chargeur. On cherche un court-circuit.
Coupables habituels
•
Condensateur MLCC fissuré : la cause n°1 d'un rail à quasi 0 Ω. Un composant à quelques centimes.
•
MOSFET claqué drain-source. Plus vicieux : un court gate-source avec un drain-source parfaitement bon. C'est un motif récurrent, qu'on ne voit qu'en mesurant aussi entre gate et source.
•
Dégât liquide ou corrosion créant un chemin conducteur.
Ce que fait l'atelier
• Mesure en mode diode de chaque rail vers la masse : quasi 0 Ω = court-circuit.
• Lecture du courant à l'alimentation de laboratoire, en injectant au port de charge ou au connecteur batterie, jamais directement sur le rail principal, puisque le charger IC n'y prend pas son alimentation (voir la chaîne, maillon 3). Injecté au mauvais endroit, il reste muet et la carte ne démarre pas, ce qui fait croire à une panne inexistante.
• Localisation par injection de courant et caméra thermique : on envoie un courant limité (basse tension, 1 à 3 A) et le composant fautif chauffe. Astuce d'atelier sans caméra : une goutte d'alcool sur la zone, celle qui sèche ou frémit en premier désigne le coupable. On dépose le composant suspect, on remesure.
• Repères chiffrés de consommation qui parlent tout de suite : environ 70 à 120 mA = seuls l'EC et les régulateurs de veille vivent, la carte est « cérébralement morte » ; 1,2 à 1,3 A = carte vivante qui démarre.
⚠️ Niveau de risque : moyen. L'injection de courant ne se pousse ni trop fort ni trop longtemps (échauffement des pistes), et un court à haute résistance peut être volatilisé avant d'être localisé : la panne « disparaît » sans être réparée, et revient chez le client. C'est une manipulation d'atelier, pas un bricolage de cuisine. Détail de la méthode : .
6. Cause n°3 : le circuit de gestion de charge (charger IC / PMIC)
L'entrée est saine, mais rien ne « démarre » : on remonte à la puce qui distribue les tensions secondaires.
Causes possibles : charger IC défectueux (BQ24xxx, ISL…), rails 3,3 V / 5 V absents, réseau de détection secteur (AC-detect) rongé par la corrosion, circuit d'amorçage (bootstrap) détruit.
Ce que fait l'atelier
• Vérifie la présence des tensions primaires (19 V) puis des rails 3,3 V et 5 V. Si le 19 V est là mais pas les rails secondaires, la panne est sur cet étage.
• Contrôle le signal d'activation que l'EC envoie au charger IC.
• Vérifie le pont diviseur AC-detect : il doit délivrer au moins 2,6 V environ à la puce pour l'autoriser à démarrer. Une simple résistance corrodée à cet endroit produit un « no power » complet avec 19 V pourtant présents sur la puce.
📌 Le réflexe qui évite de remplacer une puce pour rien : un chip d'alimentation qui chauffe n'est pas forcément mort. Il peut être en protection parce qu'un condensateur en court pend sur l'une de ses sorties. Formule d'atelier : « bobine froide + puce chaude = court sur une sortie de la puce ». On dépose le condensateur, la puce redevient froide. On a vu des ateliers remplacer deux puces de charge d'affilée avant de trouver les vraies coupables : deux résistances d'amorçage détruites par un liquide.
🔧 Sur les circuits de charge et de régulation : .
7. Cause n°4 : la pile CMOS usée, la panne à deux euros qui simule une carte morte
C'est la cause la plus sous-estimée d'un PC « totalement inerte », et l'une des moins chères à régler. Elle mérite sa propre section parce qu'elle piège aussi bien les particuliers que certains ateliers, qui déclarent la carte morte alors que tout y est bon.
Pourquoi une pile usée est pire qu'une pile morte
Le domaine RTC (l'horloge temps réel, les réglages BIOS et une copie vivante de l'état de l'EC) est maintenu en permanence par la pile bouton CMOS. Une pile
à plat (0 V) est une panne bénigne : la carte constate l'absence de pile, perd l'heure, affiche « CMOS checksum error », mais
démarre. Une pile
entre deux eaux (1,8 à 2,5 V) est le cas dangereux : elle maintient le domaine RTC hors spécification, trop bas pour fonctionner, trop haut pour que la carte bascule sur ses défauts. Le firmware de l'EC finit par se corrompre, et l'EC se fige.
Résultat : une machine 100 % inerte au bouton power, toutes tensions présentes, aucun court, carte impeccable. « Le pire des cas : tout semble bon et ça ne démarre pas. » Cas de référence en atelier : un ThinkPad P70 déclaré mort par un magasin, pile lue à 1,8 V, réparé pour le prix d'une pile. Même famille : ThinkPad T14, IdeaPad, G50, Yoga, et beaucoup de machines professionnelles de plus de quatre ans.
Ce que fait l'atelier
•
Mesure la pile CMOS avant toute recherche de court-circuit : 10 secondes. Neuve, elle lit 3,2 à 3,3 V. En dessous de 2,5 V, elle est suspecte. À 1,8 ou 1,9 V, c'est la coupable typique.
•
La débranche, batterie principale débranchée aussi, puis remet sous tension avec le chargeur d'origine : l'EC recharge son firmware depuis le BIOS. Si la machine repart, le diagnostic est fait.
•
La remplace par une neuve. Ne jamais s'arrêter au reset : sans pile neuve, la corruption revient, et le client repaie un diagnostic.
•
Vérifie que le + de la pile n'est pas en court avec la masse (mode continuité, 5 secondes). La pastille « + » est aussi la sortie du petit régulateur qui maintient le domaine RTC : un pont d'étain à cet endroit, typique d'un remplacement de pile fait à la maison, tue la machine intégralement. Une pile qui lit 0 V alors qu'elle est neuve n'est pas morte, elle est écrasée par le court.
Les deux pièges
•
Sur beaucoup de modèles récents, il n'y a plus de pile CMOS séparée : le domaine RTC est maintenu par la batterie principale. Une batterie morte ou verrouillée donne alors les mêmes symptômes, et débrancher la batterie
reproduit la panne au lieu de l'écarter.
•
« J'ai fait le reset CMOS, sans effet » : sur la plupart des portables, la pile débranchée ne réinitialise rien tant que la batterie principale reste branchée. Cause n°1 des resets CMOS « qui ne marchent pas ».
Détail complet : .
8. Cause n°5 : l'EC, le BIOS ou le bouton power
Toutes les tensions sont présentes, les rails permanents sont là, la pile CMOS est bonne, et la machine reste muette. Le cerveau de la séquence ne fait pas son travail.
Causes possibles : EC mort ou firmware corrompu (sans lui, aucune séquence ne se lance), BIOS corrompu (typiquement après une mise à jour interrompue), Super I/O qui ne répond plus, quartz d'horloge défaillant, circuit du bouton d'allumage.
Ce que fait l'atelier
•
Teste le circuit du bouton power : y a-t-il bien 3,3 V à son entrée, qui chutent à 0 V quand on appuie, puis remontent au relâchement ? Détail vécu plus souvent qu'on ne croit, la panne peut être purement mécanique : une languette métallique du bouton pliée qui n'assure plus le contact. Redressée, la tension bascule normalement, et le PC repart. Un bouton encrassé peut aussi rester électriquement « enfoncé » : l'EC voit un appui permanent et refuse tout démarrage.
•
Vérifie que l'EC est alimenté et que son quartz 32 kHz oscille.
•
Relit et réécrit la mémoire flash avec un programmateur externe (CH341A, RT809H), après sauvegarde du contenu d'origine. Remplacement de la puce si nécessaire. Un EC à remplacer n'est pas la première hypothèse : .
•
Vérifie s'il existe une récupération BIOS gratuite côté constructeur : HP propose Win+B avec une clé de récupération, Dell Ctrl+Échap avec un fichier BIOS_IMG.rcv sur une clé FAT32, Lenovo une combinaison au bouton Novo sur certains modèles. Quand ça fonctionne, la panne se règle sans aucun dessoudage. Voir
🛡️ Avant tout flash BIOS ou reset firmware : la clé BitLocker. Sous Windows 11, le disque est très souvent chiffré par BitLocker sans que le propriétaire le sache. Un flash BIOS, un reset TPM ou une batterie débranchée longtemps peuvent déclencher une demande de clé de récupération au redémarrage. On la vérifie et on la sauvegarde avant d'intervenir : sans elle, les données sont perdues même une fois la carte réparée. Cette clé est récupérable sur votre compte Microsoft, rubrique « Appareils ». Explications : .
9. Cause n°6 : RAM, CPU, chipset (PCH), le scénario le plus rare et le plus lourd
Plus rare, mais réel : un composant majeur empêche tout démarrage.
Ce que fait l'atelier : test avec une autre barrette si la RAM est amovible, contrôle des tensions sur les VRM du CPU et du chipset, recherche de point chaud à la caméra thermique.
Un indice contre-intuitif mais très parlant : sur un court-circuit franc, si rien ne chauffe à la caméra thermique alors qu'on injecte plusieurs ampères, c'est souvent le CPU, le GPU ou le chipset lui-même, la masse thermique de la puce absorbe toute la chaleur. Et un high-side de régulateur en court signifie que 19 V sont partis sur un rail de 1 V, sous un courant énorme : dans ce cas, tout ce qui est en aval est généralement détruit, et remplacer le transistor ne servirait à rien. C'est la limite honnête de la réparation au composant : on la dit franchement, plutôt que de facturer une intervention sur une carte déjà perdue.
Sur les PC gamer, le réflexe « c'est le GPU » est presque toujours faux : .
🔧 Sur la différence entre reflow et reball (nous ne pratiquons pas le reball, et le reflow est annoncé comme temporaire) : .
10. Les cas particuliers à connaître (ils font gagner des heures)
Chromebooks et ultraportables : la batterie verrouillée qui simule une carte morte
Sur ces designs, l'alimentation du système est générée depuis la tension batterie, pas directement depuis le chargeur. Conséquence : une batterie tombée sous son seuil de sécurité, verrouillée par sa propre protection après des mois sans charge, peut simuler à elle seule une carte totalement morte : chargeur branché, 19 V bien présents en entrée, et rien. Vu sur un Chromebook Asus dont la batterie était lue à 0 V en sortie alors que les cellules internes étaient à 6 V : la carte était parfaitement saine. Il faut un réamorçage progressif à l'alimentation de laboratoire avant que la machine n'accepte de repartir. Une batterie verrouillée par décharge profonde n'est pas une batterie morte : avant d'en acheter une neuve, lisez .
Machines gamer et grosses configurations
Un chargeur ou une alimentation de test sous-dimensionnée produit de fausses pannes spectaculaires : rails instables, machine qui cale au démarrage, tensions qui « dansent ». D'où la consigne : apportez le chargeur d'origine avec la machine. C'est un accessoire de diagnostic, pas un accessoire de transport.
Lenovo, HP, Dell : le wattage compte autant que la marque
Un Legion refuse un chargeur d'origine 135 W là où le 170 W passe. Le circuit peut être parfaitement réparé et la machine rester à 20 mA simplement parce que le wattage annoncé est jugé insuffisant.
Le capteur de capot qui fait croire à un PC mort
Sur les convertibles et certains HP et Lenovo, une goutte d'eau ou une corrosion sur le capteur de fermeture du capot suffit pour que l'EC « croie l'écran fermé » et ignore le bouton d'allumage. La carte est saine, le capteur ou sa piste 3,3 V ne l'est pas. Détail :
Le symptôme « il s'allume, tourne une minute, meurt, et ne charge plus »
Signature classique d'un contacteur de bouton power encrassé : sa tension saute entre plusieurs valeurs, l'EC croit le bouton maintenu enfoncé et déclenche un arrêt d'urgence. Une nappe de clavier en court donne exactement le même tableau. Détail complet :
Mini PC et PC de bureau compacts
Un Minisforum, un Geekom ou un Intel NUC qui ne s'allume plus se diagnostique exactement comme une carte mère de portable (mêmes rails, même EC, même pile CMOS, même circuit d'entrée), et se répare au composant de la même façon : . Pour une tour classique avec bloc d'alimentation ATX, adressez-vous à .
11. Tableau de synthèse : du symptôme à la cause probable
| Ce qu'on observe |
Cause la plus probable |
Pronostic |
| Aucune réaction, consommation nulle |
Chargeur, jack DC-IN, fusible d'entrée, MOSFET de protection, charger IC |
Bon : réparation au composant dans la majorité des cas |
| Consommation qui grimpe puis coupe (clic de protection) |
Court-circuit sur un rail : condensateur MLCC ou MOSFET |
Bon si le court est en amont, mauvais s'il est en sortie d'un régulateur |
| Toutes tensions présentes, aucun court, rien ne démarre |
Pile CMOS à mi-tension, EC figé, circuit du bouton power |
Très bon : souvent une pile ou un reset, parfois un reflash |
| Rails permanents présents, BIOS interrompu juste avant |
BIOS ou EC corrompu |
Bon : reflash au programmateur, parfois récupération constructeur gratuite |
| Consommation figée à 70 à 120 mA qui ne varie pas |
Carte « cérébralement morte » : EC non lancé, ou CPU/chipset |
Variable |
| Rien ne chauffe malgré une forte injection de courant |
CPU, GPU ou chipset lui-même |
Réservé, souvent au-delà du raisonnable |
| Chaud alors qu'il est éteint |
Fuite de courant sur un rail permanent |
Urgence sécurité, voir l'article dédié |
| Machine rangée des mois, 19 V présents, rien |
Batterie verrouillée (Chromebook, ultraportable) ou pile CMOS |
Très bon |
➡️ Dans environ 75 % des cas, un PC sans aucun signe de vie relève d'un défaut d'alimentation d'entrée, d'un court-circuit ou d'une pile CMOS, c'est-à-dire d'un composant à quelques euros, remplaçable. Le reste relève de l'EC ou du BIOS. Le diagnostic au multimètre et à l'alimentation de laboratoire permet d'identifier la zone fautive en une à deux heures.
12. Ce qu'il ne faut surtout PAS faire
•
Rebrancher en boucle sur une carte qui a fumé ou senti le brûlé. Chaque mise sous tension étend les dégâts. Débranchez chargeur et batterie, et arrêtez là.
•
Acheter une batterie neuve « au cas où ». Sur un PC totalement muet, c'est très rarement la batterie, et si un court la vide, la neuve se videra pareil.
•
Remplacer un composant grillé sans chercher la cause. Il regrillera (voir et ).
•
Changer la pile CMOS soi-même au fer à souder : le support de pile est la pièce fragile, et un pont d'étain sur le + de la pile tue la machine ().
•
Diagnostiquer avec un chargeur universel. Le test est invalide sur toute machine à identification de chargeur, et sur certaines cartes gamer, l'essai à l'alimentation de laboratoire sans broche d'identification est carrément destructeur.
•
Payer un dépoussiérage, une pâte thermique neuve ou une réinstallation de Windows. Rien de tout cela ne tourne sur une machine qui ne s'allume pas.
•
Faire confiance à un prix annoncé au téléphone. Le même symptôme couvre des causes dont le coût varie du simple au quintuple : c'est un pari, pas un devis.
•
Accepter un « carte morte, irréparable » sans second avis quand on ne vous a proposé qu'une carte neuve : .
13. Et mes données ? (la vraie question, souvent posée trop tard)
Une carte mère morte n'efface pas vos fichiers. Le SSD ou le disque dur est presque toujours intact : la panne empêche seulement d'y accéder. Deux cas de figure :
•
Vos données ne sont pas critiques ou vous avez une sauvegarde : on répare, vous récupérez tout.
•
Vos données sont critiques et vous ne pouvez pas attendre : faites-les extraire avant l'intervention électronique par . Voir aussi notre article
⚠️ Un point à vérifier tout de suite : le chiffrement BitLocker. Si votre disque est chiffré (fréquent sur les PC vendus avec Windows 11, même en édition Famille), l'extraction des données comme le redémarrage après un flash BIOS ou un changement de carte exigeront la clé de récupération. Récupérez-la dès maintenant sur votre compte Microsoft, rubrique « Appareils » : c'est gratuit, cela prend deux minutes, et cela peut sauver l'intégralité de vos fichiers.
14. Combien ça coûte, combien de temps, et faut-il changer la carte ?
Les tarifs de la réparation au composant
| Étape |
Montant TTC |
Précisions |
| Diagnostic en atelier |
39 € |
Rendu sous 24/48 h, intégralement déduit du devis si vous confirmez la réparation |
| Réparation courante (DC-Jack, pile CMOS, condensateur, fusible, MOSFET) |
90 à 130 € |
Bonus QualiRépar déjà déduit |
| Réparation intermédiaire (circuit de charge, reflash BIOS/EC) |
130 à 180 € |
Bonus QualiRépar déjà déduit |
| Réparation complexe (EC, Super I/O, dégât liquide) |
180 à 250 € |
Bonus QualiRépar déjà déduit |
| Carte jugée irréparable |
39 € |
Vous ne payez que le diagnostic |
Le bonus QualiRépar de 50 € est déduit automatiquement de la facture des particuliers, sans aucune démarche de votre part. Réparation garantie 3 mois. Le détail complet des tarifs : .
Réparer la carte ou la changer ?
C'est la question que pose le SAV constructeur, et il n'y répond qu'avec une seule option : la carte neuve. Comparaison honnête :
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Réparation au composant |
Remplacement de la carte complète |
| Prix de la pièce |
0,50 € à 80 € |
250 à 600 € neuve constructeur, 400 à 900 € sur un gamer, 120 à 350 € reconditionnée |
| Total réel |
90 à 250 € |
300 à 800 € |
| Disponibilité |
composants standards |
référence exacte souvent abandonnée après 3 ans |
| Effets de bord |
aucun |
nouveau TPM donc clé BitLocker réclamée, numéro de série et licence Windows OEM à revoir |
| Vos données |
intactes |
intactes, si vous avez la clé BitLocker |
Le « ce n'est plus rentable, rachetez-en un » du SAV est la conclusion d'une seule option envisagée. Une réparation au composant coûte typiquement 5 à 10 fois moins cher qu'un portable neuf équivalent, et vous conservez vos données, vos logiciels et vos réglages. Pour trancher :
Si l'immobilisation pose un problème professionnel, une machine de remplacement peut être louée en courte ou longue durée auprès de .
15. Ce qu'il faut retenir
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« Aucun voyant, même branché » ne veut pas dire carte morte. Le chargeur, un périphérique en court, une batterie verrouillée, une pile CMOS usée et un EC gelé donnent exactement le même tableau, et se règlent pour quelques euros ou gratuitement.
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Faites les 7 tests dans l'ordre, et notez ce qui s'est passé juste avant la panne : c'est la moitié du diagnostic.
•
Trois PC morts sur quatre se réparent au composant : connecteur, MOSFET, condensateur, pile, fusible. La carte neuve à 300 à 800 € est rarement la bonne réponse.
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Ne remplacez jamais un composant grillé sans en chercher la cause, et ne diagnostiquez jamais avec un chargeur universel.
•
Vos données sont intactes. Récupérez votre clé BitLocker maintenant, avant toute intervention, la vôtre comme la nôtre.
FAQ : PC portable qui ne s'allume plus
Mon PC portable ne s'allume plus : est-ce réparable ?
Le plus souvent, oui. La majorité des « PC morts » viennent d'un connecteur d'alimentation dessoudé, d'un MOSFET d'entrée en court, d'un condensateur fissuré ou d'une pile CMOS usée : des composants à quelques euros, remplaçables au niveau du circuit. Seul un diagnostic permet de confirmer le coût avant tout engagement.
Mon PC ne s'allume plus et aucun voyant ne s'allume, même branché : est-ce forcément la carte mère ?
Non. Le chargeur, le connecteur d'alimentation, un périphérique en court, une batterie verrouillée et un EC gelé doivent être écartés d'abord : c'est l'objet des sept tests du début de cet article, notamment le maintien du bouton power 30 secondes chargeur et batterie débranchés. Ce n'est qu'après que la carte mère devient le suspect principal.
Mon PC portable ne s'allume plus mais le voyant de charge fonctionne : quelle différence ?
Une différence énorme. Si un voyant s'allume, l'entrée d'alimentation et les rails permanents font déjà leur travail : la panne se situe plus loin dans la séquence de démarrage (bouton d'allumage, EC, BIOS, rails principaux, RAM, écran). Le diagnostic n'est pas le même : commencez par ou par .
Mon PC portable Lenovo, HP, Dell ou Asus ne s'allume plus : la marque change-t-elle quelque chose ?
Pas la cause, mais les gestes de premier secours. Lenovo : trou de reset ou bouton Novo sur la tranche, à presser avec un trombone. HP : maintenir le bouton power 30 secondes, puis récupération BIOS par Win+B si la machine réagit. Dell : diagnostic de la LED d'alimentation (codes orange et blanc) et récupération BIOS par Ctrl+Échap. Asus et Acer : reset 30 secondes, et sur les modèles à batterie interne, trou de déconnexion batterie sous la machine. Sur toutes ces marques, le chargeur d'origine du bon wattage est indispensable au test.
Une pile CMOS peut-elle vraiment empêcher un PC portable de s'allumer ?
Oui, et c'est fréquent sur les machines de plus de quatre ans (ThinkPad, IdeaPad, machines pro). Une pile à plat est bénigne, la machine démarre en perdant l'heure. Une pile usée mais pas à plat (1,8 à 2,5 V) maintient le domaine RTC hors spécification et corrompt le firmware de l'EC : la machine devient totalement inerte, avec toutes ses tensions présentes. La mesure prend dix secondes, la réparation coûte une pile. Il faut la remplacer, pas seulement la débrancher.
Combien coûte la réparation d'un PC portable qui ne s'allume plus ?
Diagnostic 39 € TTC, déduit du devis. Ensuite, 90 à 130 € pour une réparation courante (connecteur de charge, pile CMOS, condensateur, fusible, MOSFET), 130 à 180 € pour un circuit de charge ou un reflash BIOS, 180 à 250 € pour un EC ou un dégât liquide, bonus QualiRépar déjà déduit. Une carte jugée irréparable ne vous coûte que le diagnostic.
Changer la carte mère d'un PC portable, quel prix ?
Comptez 300 à 800 € tout compris pour une carte neuve constructeur, davantage sur un PC gamer, quand la référence existe encore (souvent abandonnée après trois ans). Une carte reconditionnée coûte 120 à 350 € mais son historique est inconnu. Une carte neuve change l'identité matérielle de la machine : la clé BitLocker sera réclamée et la licence Windows OEM peut devoir être réactivée. La réparation au composant, à 90 à 250 €, évite ces effets de bord.
Combien de temps faut-il pour savoir ce qu'il a ?
Le diagnostic est rendu sous 24/48 h dans la plupart des cas. Techniquement, isoler l'étage fautif prend une à deux heures de mesures.
Une batterie complètement à plat peut-elle empêcher un PC de s'allumer, même branché ?
Oui, sur certains designs, notamment les Chromebooks et plusieurs ultraportables, où l'alimentation du système est générée depuis la tension batterie. Une batterie tombée sous son seuil de protection après des mois sans charge bloque alors tout démarrage, chargeur branché ou non. Il faut un réamorçage progressif en atelier, pas une batterie neuve.
Faut-il acheter une batterie neuve pour tester ?
Non. Sur un PC totalement muet, la batterie est rarement en cause, et une batterie verrouillée par décharge profonde se réveille en atelier. Si un court-circuit vide la batterie actuelle, il videra la neuve de la même façon. Testez d'abord avec le chargeur d'origine, batterie retirée si elle est amovible.
Est-ce que je perds mes données si la carte mère est morte ?
Non. Le disque est généralement intact et les données restent récupérables, soit après réparation, soit en amont via . Pensez simplement à sauvegarder votre clé BitLocker si le disque est chiffré.
Mon PC a pris un liquide et ne s'allume plus : que faire tout de suite ?
Ne le rallumez pas, ne le rechargez pas, ne le posez pas sur un radiateur, et apportez-le vite. La corrosion progresse tant qu'il reste de l'humidité et de la tension. Traité rapidement, c'est une réparation courante ; trois semaines plus tard, c'est souvent irréparable. Voir .
Mon PC est chaud alors qu'il est éteint : est-ce lié ?
Oui, et c'est une urgence. Un PC tiède ou chaud éteint depuis des heures a une fuite de courant sur un rail permanent, avec un risque thermique sur la batterie lithium. Débranchez le chargeur, ne le rallumez pas, ne le laissez ni dans un sac ni sur un lit, et apportez-le sans l'expédier. Détail : .
Mon PC de bureau ou mon mini PC ne s'allume plus : même diagnostic ?
Pour un mini PC (Minisforum, Geekom, Intel NUC, Beelink), oui : même carte compacte, mêmes rails, même EC, même pile CMOS, et nous le réparons au composant de la même façon. Pour une tour classique, le premier suspect est le bloc d'alimentation ATX, qui se teste et se remplace sans micro-soudure : adressez-vous à .
Faut-il réparer ou racheter un PC ?
Cela dépend de l'âge de la machine et du coût de l'intervention. Une réparation au composant coûte typiquement 5 à 10 fois moins cher qu'un portable neuf équivalent, et vous conservez vos données, vos logiciels et vos réglages. Notre devis vous donne les deux éléments pour décider sereinement. En cas de remplacement, assure la vente du matériel et la migration de vos données, et peut intervenir à domicile pour la configuration.
Réparez-vous les MacBook ?
Non. BSC Électronique intervient sur les cartes mères de PC portables, de Chromebooks et de mini PC, pas sur les produits Apple.
Je suis loin de Hyères : puis-je envoyer ma machine ?
Oui, une bonne partie de nos dossiers arrive par colis, de toute la France. Joignez le chargeur d'origine : sur cette panne précise, c'est un instrument de diagnostic. Une seule exception : si la machine est chaude à l'arrêt ou si la batterie est gonflée, ne l'expédiez pas, apportez-la ou appelez-nous d'abord.
Que dois-je vous dire pour accélérer le diagnostic ?
Quatre informations : le modèle exact (étiquette sous la machine), le symptôme précis, ce qui s'est passé juste avant (liquide, orage, mise à jour BIOS, intervention récente, machine rangée des mois), et ce que vous avez déjà testé parmi les sept tests de cet article. Ces quatre points raccourcissent le diagnostic, et donc la facture.
Vers qui se tourner selon le moment
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Avant toute intervention, pensez à vos données. Si elles sont critiques, faites-les extraire par , qui intervient aussi en salle blanche sur les disques et SSD défaillants.
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La réparation de la carte mère au niveau du composant (DC-Jack, MOSFET, charger IC, pile CMOS, EC, BIOS, micro-soudure, reflow) : c'est notre métier, BSC Électronique, .
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Après la réparation (réinstallation, remplacement d'un disque, achat d'une machine neuve si la carte est condamnée) : passez par . Pour une remise en route à domicile, c'est .
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Le temps du diagnostic et de la réparation, ne restez pas sans ordinateur : location courte ou longue durée chez .
Vous avez fait les sept tests et la machine reste muette ?
C'est le moment de la faire mesurer plutôt que de continuer à essayer. Dites-nous le modèle exact, ce qui s'est passé juste avant la panne et ce que vous avez déjà testé : nous vous dirons ce qu'on peut raisonnablement en attendre avant même le dépôt.
📞 : atelier BSC Electronique, 18 avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr :
Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal. Diagnostic 39 € TTC déduits du devis. Tarifs indicatifs TTC valables au jour de la publication ; le prix exact est communiqué après diagnostic. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.