Notre site necessite Javascript pour fonctionner correctement !

« Les pastilles du connecteur de charge
sont arrachées, la carte est morte »


Pourquoi ce verdict est presque toujours faux :
on ne répare pas la pastille, on retrouve la piste

Cet article a été publié le 21 Août 2026
C'est l'un des verdicts les plus fréquents, et l'un des plus faux, qu'on entend dans la réparation de PC portables. Il tombe parfois d'un confrère informaticien, parfois d'un revendeur, parfois du propriétaire lui-même après une tentative de remplacement du port de charge : « les pastilles sont parties avec le connecteur, il faudrait de la micro-chirurgie, cette carte est morte ».

La photo est effectivement impressionnante : là où il y avait des petits rectangles dorés, il ne reste qu'un cratère de fibre de verre. Sauf que dans notre atelier, cette photo n'est pas un pronostic. La réparation d'un port de charge arraché ne dépend pas de l'état des pastilles, pour une raison simple que personne n'explique jamais au client : on ne répare pas la pastille, on retrouve la piste.

L'essentiel en 30 secondes

• La pastille (le « pad ») n'est que l'extrémité visible d'une piste de cuivre. Elle est arrachée ? La piste, elle, continue à courir dans la carte, à quelques millimètres de là.
• Le vernis vert se gratte. Dessous, le cuivre de la piste apparaît et devient un point de soudure parfaitement valable.
• La réparation consiste à relier chaque broche du port à sa piste par un fil très fin, sous microscope, puis à bloquer les fils au gel UV.
• Le seul vrai critère : les pistes courent-elles en surface (réparable) ou plongent-elles dans les couches internes de la carte (non) ? Cela ne se voit qu'au microscope, jamais sur une photo.
• Ce qui coûte, ce ne sont pas les pastilles, ce sont les dégâts collatéraux : composants arrachés au passage, broches cassées dans leurs trous, plastique du port fondu, excès d'étain.
• Ordre de grandeur : port de charge 100 à 130 €, contre 300 à 800 € pour une carte mère complète. Diagnostic 39 € TTC, intégralement déduits du devis.

Votre situation en une ligne


Ce que vous constatez Ce que ça veut dire le plus souvent Réparable ?
Le port bouge, la charge coupe quand on touche le câble Soudures du port fissurées, pastilles intactes Oui, simple ressoudage
Le port est parti avec quelques pastilles Pastilles arrachées, pistes intactes en surface Oui, au fil fin
Pastilles et pistes arrachées sur quelques millimètres On remonte jusqu'à un point sain (via, composant) Oui, fil volant plus long
Un petit composant voisin a disparu ou a bougé Dégât collatéral de l'air chaud Oui, mais plus long
Un monticule d'étain noie la zone Soudure sans flux, ponts probables Souvent oui, après nettoyage
Port déjà réparé ailleurs, recassé en quelques semaines Reprise « par l'arrière », soudures à moitié refondues Oui, à refaire proprement
Vert-de-gris dans le port Dégât liquide Port neuf obligatoire, inspection en amont
Les pistes descendent dans l'épaisseur de la carte Cuivre physiquement inaccessible Non
Port intact mais plus de charge ni de données USB Puce USB-C ou circuit de charge en cause Autre diagnostic

1. Le verdict « carte morte », et d'où il vient


Trois scénarios amènent la même phrase.

Le client a essayé lui-même. Le port de charge devenait capricieux, il a acheté un port neuf à quelques euros et sorti le pistolet à air chaud. Le port est parti… avec une partie du cuivre de la carte. Il photographie, regarde la photo, et conclut tout seul.

Un confrère a ouvert la machine. Un informaticien généraliste, très compétent sur le logiciel et l'échange de pièces, découvre les dégâts. Il ne travaille pas au niveau composant : la seule option qu'il connaisse est le remplacement de la carte mère complète, à 300 à 800 €, souvent plus que la valeur de la machine. Conclusion transmise au client : « ce n'est plus rentable ».

Le SAV du constructeur a chiffré. Même mécanique, à une échelle industrielle : le SAV ne répare pas au composant, il échange des sous-ensembles. Sur ce type de dossier, nous avons vu des devis à quatre chiffres pour des cartes réparées chez nous en une heure et demie.

Dans les trois cas, personne n'a menti. La question posée était « peut-on remettre un port sur ces pastilles ? », et la réponse à cette question est effectivement non. Ce n'est juste pas la bonne question.

2. Pastille arrachée : ce qu'est vraiment une pastille


Une carte mère de PC portable est un empilement de couches de fibre de verre entre lesquelles courent des pistes de cuivre. Ces pistes sont les fils électriques de la carte : elles relient le port de charge aux étages d'alimentation, le connecteur d'écran au chipset, et ainsi de suite (détail dans notre article sur l'anatomie d'une carte mère de PC portable).

Une pastille n'est rien d'autre que l'extrémité d'une piste, mise à nu volontairement pour qu'on puisse y souder quelque chose. C'est un point de rendez-vous, pas un organe.

Le reste de la piste est protégé par le vernis vert (« vernis épargne », ou solder mask). Ce vernis n'a qu'un rôle : empêcher l'étain de s'étaler pendant la fabrication et isoler les pistes les unes des autres. D'où la conséquence que le verdict de « carte morte » rate à chaque fois :

Ce qui est arraché Ce que ça implique
La pastille seule La piste continue juste à côté, sous le vernis. On gratte, le cuivre apparaît, on y soude. Réparable
La pastille + la piste sur quelques millimètres On remonte la piste jusqu'à un point sain (autre composant, via, condensateur) et on pose un fil volant. Réparable
La piste plonge dans les couches internes de la carte Le cuivre est physiquement inaccessible. Là, et là seulement, c'est non (voir section 7)

Le point à comprendre avant tout le reste

La bonne question n'est pas « reste-t-il des pastilles ? » mais « les pistes courent-elles en surface, ou plongent-elles dans l'épaisseur de la carte ? ». C'est la seule qui décide de la réparabilité, et elle ne se tranche qu'au microscope.
C'est le même raisonnement que dans un composant grillé sur la carte mère : le remplacer ne suffit pas : on ne répare pas la pièce, on rétablit la fonction.

3. Comment on répare un port de charge arraché, étape par étape


Voici ce qui se passe réellement sur l'établi. Le vocabulaire est technique, la logique ne l'est pas.

Étape 1 : la carte sort du châssis. Toutes les nappes débranchées, le plastique protégé autour du port. Travailler sur une carte encore vissée dans sa coque, en chauffant à travers, est le meilleur moyen de casser autre chose.

Étape 2 : le port est remis en place, pas forcément un neuf. Deux réflexes contre-intuitifs, appris à l'usage :

• Si le port d'origine est bon, on le réutilise. Un port neuf est parfaitement plat et serré : il rend le travail plus difficile. Dans la majorité des arrachements, le port n'a rien, c'est la carte qui a souffert.
• Si le port tient encore et que la panne est un simple faux contact, on ne le dépose même pas. Le déposer n'ajoute qu'un risque : arracher les pastilles qui restaient.

La repose se fait avec un fil de soudure basse fusion (vers 180 °C), qu'on ajoute à la soudure d'origine, puis air chaud modéré en chauffant carte et port ensemble. Le port est soudé avant les fils : on ne glisse jamais un fil sous une broche, et on ne pose ni gel ni colle avant la soudure, sinon l'étain ne prend plus.

Étape 3 : on gratte le vernis au-dessus des pistes. L'étape qui change tout, et la plus simple : une mini-perceuse, ou même la pointe d'un tournevis ou d'une pincette, sur quelques millimètres. Le vernis part, le cuivre apparaît. Un coup d'alcool, et on a un point de soudure neuf là où il n'y avait plus de pastille.

Étape 4 : chaque broche est reliée à sa piste, au fil fin, sous microscope. Avec un gel flux transparent, pour voir ce qu'on fait. Sur un port USB-C, le câblage suit une logique simple : trois broches groupées = la masse, deux broches groupées = le plus, et les lignes de données une par une. Souder par groupes rigidifie l'ensemble en plus de simplifier le travail.

Le diamètre du fil décide de la réussite : un fil trop gros chauffe et se dessoude tout seul quelques secondes plus tard. On utilise du fil très fin et souple, émaillé pour les lignes de données. Un fil raide transmet toutes les contraintes du châssis à la soudure et arrache la réparation.

Étape 5 : on teste avant de refermer. Chargeur branché, on doit lire 19 ou 20 V au port, stable en bougeant la carte et dans les deux sens du connecteur. On vérifie aussi qu'aucun court-circuit ne s'est glissé entre deux groupes de broches, le piège classique de ce câblage.

Étape 6 : finition au gel UV. Une goutte de résine sur les fils, une minute sous la lampe : ils sont bloqués. Sur certains modèles, on préfère volontairement la colle chaude, qui garde un léger jeu : une liaison trop rigide n'encaisse pas les chocs.

Étape 7 : souvent, réveiller la batterie. Une machine qui n'a pas chargé depuis des semaines a une batterie en décharge profonde, que son circuit de protection refuse de recharger. On l'amorce à l'alimentation de laboratoire, à courant très réduit (parfois 100 mA). Sans cette étape, une carte parfaitement réparée a l'air de ne toujours pas fonctionner.

Durée typique : une à deux heures. Pas de la micro-chirurgie : de la soudure, sous grossissement.

4. « Micro-soudure » : le mot qui fait renoncer


C'est un mot qui impressionne, comme s'il existait une frontière au-delà de laquelle la physique changerait de nature. Il n'y en a pas. La micro-soudure, c'est de la soudure avec trois particularités :

• on regarde à travers un microscope (ou une bonne loupe binoculaire) ;
• on utilise du fil fin et du flux en quantité, c'est lui qui fait qu'une soudure accroche ;
• on travaille sur des points de quelques dixièmes de millimètre, donc on ne bouge pas.

Ce n'est pas un don, c'est de l'outillage et de la répétition. Deux marqueurs séparent une tentative amateur d'une réparation d'atelier, et ils n'ont rien à voir avec le talent :

• L'absence de flux. La soudure n'accroche pas, alors on rajoute de l'étain jusqu'à ce que ça tienne. Résultat : un monticule qui noie la zone et crée des ponts vers la masse ou un composant voisin. C'est la signature n° 1 de la soudure amateur. Bonne nouvelle : retirer l'étain excédentaire suffit très souvent à faire repartir la machine.
• Un pistolet à air chaud trop faible. Sur un port de charge, ce n'est pas la température qui manque, c'est le débit d'air. À l'inverse, un air trop agressif fait fondre le plastique du port, qui cède dès 350 à 360 °C sur beaucoup de modèles. Les réglages vus dans une vidéo ne se transposent pas d'une station à l'autre.

5. Le cas qui résume tout : un client qui avait fait 80 % du travail


Un Huawei MateBook nous arrive avec un port de charge neuf encore dans son sachet, et un message du propriétaire, en substance : « j'ai dessoudé le port pour le remplacer, plusieurs pastilles sont parties avec, il faudrait de la micro-chirurgie et c'est très au-delà de mon niveau ».

Ce n'était pas un client démuni : il avait un microscope, il utilisait du flux, il avait démonté proprement et tout photographié. À l'examen, aucune panne électronique. Un dégât mécanique de dépose, connu sur ce modèle. Il s'était arrêté juste avant l'étape qui débloque tout : gratter le vernis pour retrouver le cuivre. L'étape 3, celle qui se fait avec la pointe d'un tournevis.

Le reste a suivi la procédure standard : port reposé, vernis dégagé, broches pontées au fil fin, test à 19 V en bougeant la carte, gel UV, remontage, pré-charge à 100 mA puis 2,9 A. Machine réparée.

Deux leçons qu'on répète à chaque client :

• Ne jamais accepter le pronostic d'un propriétaire sur sa propre carte. Il surestime presque toujours la gravité, d'autant plus qu'il vient de la casser lui-même.
• Il n'y a rien de honteux à s'être arrêté. C'est comme ça qu'on apprend un métier : on casse, on répare, on acquiert de l'expérience. Nous ne faisons jamais la leçon à quelqu'un qui a essayé (c'est le sujet de j'ai voulu changer la pile bouton de ma carte mère moi-même : maintenant le PC ne s'allume plus).

6. Huawei MateBook, ThinkPad, Dell : pourquoi le port de charge s'arrache si souvent


Si vous lisez cet article, il y a de bonnes chances que votre machine fasse partie d'une poignée de modèles dont le port de charge s'arrache par conception.

Le mécanisme est toujours le même : le connecteur USB-C n'est pas fixé rigidement au châssis, il ne tient que par ses soudures. Chaque branchement, chaque câble tiré de biais transmet toute la contrainte aux pastilles. Au bout de quelques centaines de cycles, le cuivre lâche.

• Huawei MateBook D14 et D15 : c'est devenu chez nous un motif de réception à part entière. Un client nous a même apporté une machine dont la carte mère avait été remplacée sous garantie trois mois plus tôt : le port était de nouveau arraché. Face à un défaut de conception, on ne fera pas mieux que l'origine. La seule parade : brancher et débrancher en tenant le châssis, câble bien droit.
• ThinkPad X1, certains Dell Latitude et Precision, plusieurs Chromebooks : variantes du même problème. Sur certains ThinkPad, le port USB-A et la prise jack sont des modules remplaçables sans soudure, d'où l'intérêt d'un diagnostic avant de parler de réparation lourde (voir port USB ou HDMI HS sur PC portable).

Port déjà réparé ailleurs qui recasse au bout de quelques semaines ? Il a souvent été « repris par l'arrière », sans déposer la carte, en chauffant à travers le châssis. Signature : le film isolant du dos est brûlé au droit des ports, les soudures sont à moitié refondues et relâchent. Ça se refait proprement.

7. Les vraies limites, parce qu'il y en a


Un article qui prétendrait que tout est réparable serait aussi malhonnête que le verdict qu'il conteste. Voici les cas où nous disons non, ou « pas forcément ».

• Les pistes plongent dans les couches internes. Une carte mère a six, huit, parfois dix couches. Si la piste arrachée descend dans l'épaisseur, il n'y a rien à gratter. Réparation non rentable et non garantissable. Sur une machine à deux ports USB-C, il arrive qu'on répare celui qui est accessible et qu'on refuse l'autre : le client décide.
• La corrosion. Du vert-de-gris dans le port, c'est un dégât liquide : port neuf obligatoire, et inspection de tout ce que le liquide a pu atteindre (voir dégât des liquides sur PC portable).
• Les ports « copie » hors cotes. Quand la pièce d'origine n'existe plus, les copies vendues en ligne ont parfois des espacements différents ou un métal sur lequel la soudure ne prend pas. On annonce alors un travail long, ou on refuse.
• Une carte réellement charcutée. Pistes arrachées sur plusieurs couches, composants posés au hasard, air chaud prolongé sur toute la zone : refus possible, sans facturer le diagnostic. Mais la différence entre « impressionnant » et « réellement charcuté » ne se voit qu'au microscope.
• Le port n'est pas le problème. Une surtension venue d'un câble ou d'un périphérique peut griller la puce qui gère l'USB-C et remonter jusqu'au chipset, port intact. C'est rare, mais c'est une raison de plus pour mesurer avant de conclure (voir PC portable qui s'allume une seconde puis s'éteint : l'USB-C en cause).

8. Ce qui fait vraiment monter la facture : les dégâts collatéraux


Le prix ne dépend presque pas du nombre de pastilles manquantes. Il dépend de ce qui a été abîmé autour :

• des composants voisins arrachés ou décalés par l'air chaud (un condensateur parti avec le port, une petite puce déplacée) ;
• des broches traversantes cassées dans leurs trous, à extraire une par une ;
• le plastique du port fondu, qui oblige à en poser un neuf alors que l'original était bon ;
• un excès d'étain ayant créé des ponts qu'il faut d'abord cartographier ;
• un film isolant oublié au remontage, qui met la carte en court-circuit contre le châssis.

À l'inverse, ne coûtent presque rien : les pastilles manquantes elles-mêmes, et le port de charge (quelques euros).

Notre règle, la même pour tous nos dossiers

Le devis se construit après inspection au microscope, jamais sur le récit du client ni sur une photo. Une photo de téléphone ne montre ni les ponts d'étain, ni les broches internes, ni une piste coupée sous un composant.
Vous avez bricolé ? Envoyez-nous quand même vos photos et votre récit : ils nous font gagner une heure. Dites-nous ce que vous avez fait, avec quel outillage, et ce que la machine faisait avant votre intervention. C'est un atout, pas un aveu.

9. Trois autres dossiers de la même famille


Huawei MateBook D15 : carte remplacée sous garantie, recassée trois mois après


Toutes les broches et toutes les pistes cassées, châssis plié à côté du port (une chute sur le chargeur, très probablement). Le port était bon : laissé en place, broches redressées, vernis gratté, masse et plus ressoudés par groupes, lignes de données reconstruites une à une au fil. Renfort à la colle chaude plutôt qu'au gel UV, pour garder du jeu. Résultat : charge à 3 A / 60 W, stable dans les deux sens du connecteur.

ThinkPad X1 Gen 11 : deux ports USB-C enfoncés, pastilles manquantes


Un des deux ports avait ses pistes noyées dans les couches internes : refusé honnêtement. L'autre n'avait que deux pastilles manquantes, annoncé au client comme un pari à 50/50. Liaisons reconstruites au fil, broches tenues au gel UV, port neuf, boîtier bien ressoudé. Charge à 2,5 A, image OK : machine sauvée avec un seul port de charge, un compromis choisi par le client en connaissance de cause.

Huawei MateBook D14 : carte nue envoyée par un professionnel


Un confrère qui ne fait pas le composant nous expédie la carte, deux ports neufs, la batterie et une LED d'état dessoudée. Pastilles nettoyées et ré-étamées, port posé à basse température, groupes de broches pontés, fils volants sur les pistes coupées, LED ressoudée, batterie réveillée à l'alimentation de laboratoire. Réparée et rendue au confrère, qui facture sa propre prestation. Voir sous-traitance de réparation de carte mère pour les professionnels.

10. Combien coûte la réparation d'un port de charge arraché ?


Poste Montant
Diagnostic 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduits du devis si la réparation est confirmée
Port de charge USB-C (dépose, reconstruction des liaisons, test) 100 à 130 €
Prise jack d'alimentation (DC-Jack) à partir de ~90 €
Bonus QualiRépar -50 € pour un particulier sur un appareil hors garantie, déduit d'office
Carte jugée irréparable 39 € : vous ne payez que le diagnostic

En face, le verdict « carte morte » implique 300 à 800 € de carte mère complète, quand la référence existe encore. Avec des effets de bord que personne n'annonce : nouvelle identité matérielle, clé BitLocker réclamée au démarrage (Windows 11 chiffre par défaut, y compris en édition Famille, souvent à l'insu du propriétaire), numéro de série et licence OEM modifiés.

Jamais de devis ferme au téléphone. Détail de notre grille : combien coûte la réparation d'une carte mère ? ; et sur le second avis : devis de 800 € pour une carte mère : faut-il demander un second avis ?

11. Vous avez déjà essayé ? Voici quoi faire maintenant


À faire :

• Arrêtez-vous là. C'est le meilleur moment pour passer la main : la carte n'a pas encore accumulé de dégâts collatéraux.
• Gardez tout : le port d'origine (probablement bon, nous le réutiliserons), les vis, la coque, le port neuf acheté.
• Rassemblez vos photos et notez ce que vous avez fait, avec quel outillage, et le comportement de la machine avant.
• Emballez la carte à plat, sans la plier, dans un sachet antistatique si vous en avez un.

À ne pas faire :

• Remettre de l'étain « pour voir », surtout sans flux : c'est ce qui transforme une réparation simple en cartographie de plusieurs heures.
• Repasser l'air chaud sur la zone : chaque passage décolle un peu plus les composants voisins.
• Jeter la machine ou accepter un rachat « pour pièces » sur la foi d'un pronostic donné sans microscope.
• Brancher le chargeur sur une carte dont vous soupçonnez des broches en contact.

Et vos données ? Une panne de port de charge ne touche pas le stockage. Mais si le disque montrait déjà des signes de faiblesse, ou si des fichiers ont disparu avant la panne, c'est le métier de BSC DataRecovery, laboratoire de récupération de données (disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB, RAID). Sécurisez les données avant toute intervention sur la carte mère, surtout si BitLocker est actif.

Questions fréquentes


Mon réparateur a dit « carte morte ». Il m'a menti ?
Presque jamais. Il a répondu honnêtement à la question qu'il savait traiter : « peut-on remettre un port sur ces pastilles ? ». La réponse est non. La réparation au composant est un autre métier, avec un autre outillage : microscope, air chaud calibré, alimentation de laboratoire. Demander un second avis à un atelier spécialisé n'est pas un désaveu du premier.

Combien de pastilles arrachées avant que ce soit vraiment mort ?
Il n'y a pas de nombre. Le critère est de savoir si les pistes courent en surface ou plongent dans les couches internes. Une carte à laquelle il manque douze pastilles en surface est réparable ; une carte à laquelle il en manque deux, mais dont les pistes descendent, ne l'est pas.

Peut-on simplement souder un port neuf sur ce qui reste ?
Non, c'est justement l'impasse qui mène au verdict « carte morte » : sans pastille, la broche n'a rien sur quoi accrocher. Il faut d'abord dégager la piste sous le vernis, puis relier la broche à cette piste par un fil. Un simple pont d'étain à la place ne tient pas et crée des courts-circuits.

Vous pouvez me faire un devis avec ma photo ?
Une fourchette probable, oui (100 à 130 € pour un port de charge), et nous vous dirons si votre modèle fait partie des cas connus. Pas un devis ferme : ponts d'étain, broches cassées dans leurs trous et pistes coupées sous un composant ne se voient pas sur une photo. Envoyez-la quand même, elle nous oriente.

Un fil soudé à la place d'une piste, ce n'est pas du bricolage ?
Non. Ici, on reconstruit une liaison qui existait et qui a été arrachée : le fil ne remplace rien, il est la piste. Bien soudé, immobilisé au gel UV et volontairement souple, il absorbe les contraintes au lieu de les transmettre. La question voisine, remplacer un composant par un fil, est traitée dans un réparateur a remplacé une pièce de ma carte mère par un simple fil : est-ce du bricolage ?

Est-ce que ça va tenir ? Le port va-t-il se ré-arracher ?
La liaison électrique tient : c'est de la soudure sur du cuivre, immobilisée. Le risque restant est mécanique et vient du design de la machine : si le port n'est pas retenu par le châssis, la contrainte reviendra. Nous renforçons au mieux (gel UV, colle chaude entre carte et coque, broches redressées) et nous vous le disons franchement si votre modèle est un récidiviste connu. La vraie parade : brancher droit, ne pas tirer le câble de biais.

Ma machine ne s'allume toujours pas après une réparation de port ailleurs. C'est fichu ?
Pas du tout, c'est même un motif de réception classique. Trois causes fréquentes, toutes réparables : batterie en décharge profonde à réveiller à l'alimentation de laboratoire, film isolant du dos non remis (carte en court sur le châssis), ou broches ressoudées de manière incomplète. Voir PC portable qui ne s'allume plus : quelles chances de le sauver ?

Mon PC ne charge plus mais le port a l'air intact. C'est le même sujet ?
Pas forcément : une charge qui ne se fait plus sans dégât visible pointe plutôt vers le circuit de charge, la reconnaissance du chargeur ou la prise jack. Voir PC portable qui ne charge plus : prise jack d'alim et carte mère et mon PC ne reconnaît plus son chargeur.

Combien de temps la machine reste-t-elle chez vous ?
Diagnostic sous 24 à 48 h ; ce type de réparation se fait ensuite dans la journée qui suit, sauf attente de pièce. Si votre PC est votre outil de travail, un portable ou un fixe de remplacement se loue chez BSC Location le temps de l'immobilisation.

Je suis informaticien ou réparateur et je ne fais pas le composant. Vous prenez les cartes ?
Oui, et c'est fréquent sur ce type de dossier. Envoyez la carte nue, avec la batterie si vous voulez qu'on teste la charge en conditions réelles. Détails : sous-traitance de réparation de carte mère pour les professionnels.

Ce qu'il faut retenir


• « Les pastilles sont arrachées » n'est pas un diagnostic de mort, c'est la description d'un dégât mécanique, le plus courant de tous sur un port de charge.
• On ne répare pas la pastille, on retrouve la piste : le vernis se gratte, le cuivre apparaît, un fil très fin relie la broche à la piste, le tout bloqué au gel UV.
• Le vrai critère : pistes en surface (réparable) ou noyées dans les couches internes (non). Il se tranche au microscope, jamais sur photo.
• Ce qui coûte, ce sont les dégâts collatéraux, pas les pastilles manquantes.
• Il y a de vraies limites et nous les disons : pistes internes, corrosion, ports copie hors cotes, carte réellement charcutée. Refus possible, sans facturer le diagnostic.
• Économiquement : port de charge 100 à 130 €, diagnostic 39 € TTC déduits, -50 € de bonus QualiRépar pour les particuliers hors garantie, face à 300 à 800 € de carte mère complète.

Autour de votre dossier


• Vos données d'abord. Si le disque montrait des signes de faiblesse ou si des fichiers ont disparu, BSC DataRecovery récupère vos données sur disque dur, SSD, carte mémoire, clé USB et RAID.

• Une machine pendant l'immobilisation. Portable ou fixe de remplacement, courte ou longue durée : BSC Location.

• Le matériel et la remise en service. BSC Informatique : chargeur d'origine, batterie conforme, SSD, réinstallation.

• La remise en route chez vous. Reconfiguration, sauvegarde, transfert de données à domicile pour les particuliers : BSC Assistance (structure agréée service à la personne).

Faire examiner votre carte mère

Ce qui nous fera gagner du temps : la marque et la référence exacte de la machine, le comportement précis (charge seulement dans un sens ? seulement en maintenant le câble ? plus rien du tout ?), et tout l'historique : chute sur le chargeur, ouverture précédente, port déjà remplacé, autre atelier, tentative personnelle. Apportez vos photos et le port que vous avez déposé. Un second avis sur un devis existant ne nous dérange jamais.

Aucun devis ferme par téléphone. Diagnostic 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduits du devis si vous confirmez la réparation.

📞 04 94 27 65 95, atelier BSC Électronique, 18 av Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr, formulaire de contact

Réparation au niveau composant des cartes mères de PC portables, Chromebooks et mini PC (pas Apple). Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal depuis toute la France. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.
À lire aussi sur ce site : un réparateur a remplacé une pièce par un simple fil · PC portable qui ne charge plus : prise jack d'alim et carte mère · port USB ou HDMI HS sur PC portable · mon PC ne reconnaît plus son chargeur · PC portable qui s'allume une seconde puis s'éteint : l'USB-C · réparer sa carte mère soi-même : l'erreur du condensateur au hasard · j'ai changé la pile bouton moi-même, le PC ne s'allume plus · un composant grillé : le remplacer ne suffit pas · un composant retiré sans être remplacé : est-ce du sérieux ? · devis de 800 € : faut-il demander un second avis ? · combien coûte la réparation d'une carte mère ? · réparer ou changer son PC portable ? · PC portable HS : comment récupérer mes données ? · dégât des liquides sur PC portable · anatomie d'une carte mère de PC portable · sous-traitance pour les professionnels


On vous a dit « carte morte » ? Demandez un second avis

Port de charge arraché, pastilles manquantes, tentative de réparation qui a mal tourné : l'état des pads n'est pas un critère de réparabilité. Nous reconstruisons les liaisons au fil fin, sous microscope, et nous vous disons honnêtement quand ce n'est pas possible. Cartes mères de PC portables, Chromebooks et mini PC (pas Apple), atelier à Hyères, dépôt sans rendez-vous ou envoi postal. Diagnostic 39 € TTC, déductibles de la réparation.
Diagnostic en atelier sous 24/48h, éligible au bonus QualiRépar.

Tél. 04 94 27 65 95


04 94 27 65 95Envoyer une demande
PC portable en panne ?
Diagnostic sous 24 à 48 h.
Réparateur labellisé QualiRépar.
04 94 27 65 95Envoyer une demande