Vous lancez un jeu, un export vidéo ou un logiciel de surveillance, et le chiffre tombe :
100 °C. Parfois 97, souvent exactement 100 et jamais au-dessus. La conclusion paraît évidente : le PC portable surchauffe, il faut agir.
Dans la grande majorité des cas, c'est faux. Ce chiffre décrit un PC portable qui fonctionne exactement comme il a été conçu. Et la « solution » qu'il déclenche — ouvrir la machine pour refaire la pâte thermique — est de très loin la première cause de cartes mères mortes qui arrivent dans notre atelier de Hyères.
Voici comment savoir en deux minutes si votre machine a un vrai problème, et comment ne pas transformer un PC sain en carte à réparer.
L'essentiel en 30 secondes
• 100 °C sur le processeur ou la carte graphique d'un PC portable, c'est normal en charge. Un portable n'a pas le refroidissement d'un PC de bureau : il est conçu pour monter à sa limite thermique et s'y tenir.
• La seule définition d'une vraie surchauffe est double : température élevée ET fréquence effondrée. 100 °C à 3,5 GHz = machine saine. 100 °C à 750 MHz = problème réel.
• Une machine qui monte vite à 100 °C est une machine en bonne santé. C'est celle qui ne chauffe pas sous forte charge, ventilateurs propres, qui doit inquiéter.
• Ne jamais juger sur batterie : les profils d'économie d'énergie brident tout. Tout test se fait chargeur d'origine branché.
• La vraie surchauffe a une signature : machine bruyante ET lente, qui s'éteint parfois seule. Cause mécanique dans 9 cas sur 10 (radiateur colmaté, pâte sèche de 3 à 5 ans, pads absents).
• ⚠ Ouvrir pour « refaire la pâte » tue des cartes mères : batterie restée branchée, un tournevis qui ripe sur un condensateur, une flamme, plus rien.
• Débrancher la batterie avant d'ouvrir est la seule vraie remise à zéro de la carte, en plus d'une protection contre le court-circuit.
• Diagnostic 39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduit du devis si vous confirmez la réparation.
1. Quelle est la température normale d'un PC portable ?
C'est la question que tout le monde tape, et la réponse courte est :
il n'existe pas de « bonne » température isolée, il existe un bon couple température / fréquence. Voici néanmoins les repères que nous utilisons en atelier, machine sur secteur :
| Composant |
Au repos |
En charge (jeu, rendu, compilation) |
À surveiller |
| Processeur (CPU) |
40 à 55 °C |
85 à 100 °C, normal si la fréquence suit |
100 °C avec fréquence effondrée |
| Carte graphique (GPU) de PC gamer |
40 à 55 °C |
75 à 87 °C couramment |
Fréquence bloquée très basse, chaud ou pas |
| Capteur figé |
- |
- |
100 °C constant machine froide, 0 °C ou -1 °C = capteur en défaut |
| Machine éteinte |
Froide |
- |
Tiède ou chaude à l'arrêt = jamais normal |
À retenir : un CPU portable à 95 ou 100 °C en jeu n'est pas « trop chaud ». Il est à sa température de fonctionnement prévue.
2. D'où vient le malentendu : vous raisonnez en PC de bureau
L'inquiétude est logique. Sur une tour, un processeur tourne à 45-70 °C en charge grâce à un ventirad de plusieurs centaines de grammes, parfois un watercooling, et un boîtier ventilé. Là-dessus, 100 °C est une alerte : ventilateur arrêté, pâte oubliée, radiateur mal clipsé.
Un PC portable de 2 cm d'épaisseur n'a rien de tout cela. Il dispose :
• d'un
caloduc, tube de cuivre aplati de quelques millimètres ;
• d'un
radiateur à ailettes de la taille d'une boîte d'allumettes ;
• d'un ou deux
ventilateurs extra-plats de 5 à 8 cm ;
• d'une
sortie d'air souvent en partie masquée par la charnière de l'écran.
Ce système évacue, selon les modèles,
15 à 65 watts en continu. Un processeur moderne de portable peut en consommer davantage. Ce déséquilibre n'est pas un défaut de conception,
c'est la conception : plutôt que de brider la puce en permanence (machine lente en toutes circonstances), le constructeur la laisse prendre toute la puissance disponible jusqu'à ce que la température plafonne. Elle monte alors à sa limite, 95, 97 ou 100 °C selon les modèles, et un mécanisme interne l'y maintient en ajustant sa consommation des milliers de fois par seconde.
Autrement dit :
votre machine n'atteint pas 100 °C parce qu'elle a un problème. Elle atteint 100 °C parce qu'elle utilise tout ce qu'elle a.
3. Un processeur à 100 °C risque-t-il d'être endommagé ?
Non. La
température de jonction maximale (Tjmax) d'un processeur portable moderne est fixée par son fabricant à 100 °C, parfois 105 °C. Ce n'est pas une valeur de rupture : c'est la valeur à laquelle
la puce elle-même décide de se limiter.
• La régulation est
interne au processeur : ni optionnelle, ni pilotée par Windows, ni contournable par un réglage.
• Le capteur est
dans la puce, à quelques micromètres des transistors, pas une sonde collée sur la carte.
• Limite atteinte, la puce réduit fréquence et tension
juste ce qu'il faut pour y rester.
Ce qui use l'électronique dans la durée, ce sont surtout les
cycles thermiques : montées et descentes répétées qui fatiguent les billes de soudure sous les grosses puces. C'est ce mécanisme qui produit, des années plus tard, les pannes de type GPU dessoudé que nous traitons par , annoncé comme temporaire (nous ne pratiquons pas le reball). Une machine qui plafonne de façon stable à 100 °C pendant deux heures de jeu subit moins de contrainte qu'une machine qui oscille sans arrêt.
4. Le seul critère d'une vraie surchauffe : température ET fréquence
C'est la règle que nous répétons dix fois par semaine au téléphone :
Une température seule ne veut rien dire. Une surchauffe, c'est une température élevée ACCOMPAGNÉE d'un effondrement de la fréquence.
Si la puce est à 100 °C et tient sa fréquence nominale, le refroidissement fait son travail. Si elle est à 100 °C et s'est effondrée à quelques centaines de mégahertz, elle se bride massivement pour ne pas dépasser sa limite : le refroidissement ne suit plus.
| Ce que vous mesurez |
Ce que cela signifie |
| 100 °C, processeur à 3-4 GHz |
Normal. Rien à réparer, rien à ouvrir. |
| 100 °C, processeur à ~750 MHz |
⚠️ Surchauffe réelle (bridage thermique sévère) |
| 100 °C, carte graphique à ~200 MHz |
⚠️ Surchauffe réelle côté GPU |
| Température basse, fréquence bloquée basse |
❗ Ce n'est pas thermique — voir la section 8 |
| Machine bruyante ET lente en permanence |
⚠️ Signature du radiateur colmaté / pâte morte |
Avant même de mesurer, posez-vous une question : la machine vous gêne-t-elle ? Elle chauffe, souffle sous charge, mais reste rapide : il n'y a pas de panne, il y a un PC portable. Elle rame là où elle était fluide il y a un an, ou s'éteint seule : là, il y a quelque chose à regarder.
5. Le renversement : une machine qui chauffe vite est une machine saine
« Il monte à 100 °C en quelques secondes. » C'est pourtant une bonne nouvelle. Pour que la chaleur arrive vite au capteur, il faut que :
• le processeur reçoive sa
pleine puissance (alimentation et étages de régulation fonctionnels) ;
• il monte
réellement en fréquence (il travaille, donc il chauffe) ;
• le
contact thermique soit bon (la chaleur passe de la puce au caloduc).
Une montée rapide est donc le signe d'une chaîne complète qui fonctionne. À l'inverse, une machine aux ventilateurs propres, pâte refaite, qui
met un temps anormal à chauffer sous forte charge, ne travaille probablement pas : le problème n'est alors pas thermique, il est électronique.
6. Mesurer correctement : les 4 pièges qui faussent tout
6.1 ⚠ Ne jamais juger une machine sur batterie
C'est le piège n°1. Sur batterie, Windows et le micrologiciel plafonnent la puissance du processeur, parfois de moitié : la machine ne monte pas en fréquence, ne chauffe pas, et toutes vos conclusions sont fausses.
Tout test se fait chargeur branché, et avec le bon chargeur : un PC gamer prévu pour un bloc de 200 W se bridera normalement sur un chargeur universel de 65 W. Le sujet est détaillé ici : .
6.2 Relever la fréquence en même temps que la température
Des outils gratuits comme
HWiNFO64 (ou l'onglet Performance du Gestionnaire des tâches, moins précis) affichent les deux. Sous charge soutenue, on regarde :
•
température du package processeur : 90-100 °C attendus, c'est normal ;
•
fréquence effective : dans la plage nominale du modèle, souvent 2,5 à 4,5 GHz ;
•
température GPU sur machine de jeu : 75-87 °C est courant et sain.
Une valeur figée et impossible (
100 °C constant machine froide, 0 °C, -1 °C) n'est pas une température : c'est un
capteur en défaut, et la machine impose ses ventilateurs à fond par sécurité. Panne réelle, mais pas une surchauffe : elle relève de l'électronique.
6.3 Comparer le BIOS et Windows
Ventilateurs qui hurlent en permanence ? Entrez dans le BIOS (F2, F10, Suppr ou Échap au démarrage selon la marque) et attendez deux ou trois minutes :
•
calmes dans le BIOS, hurlants sous Windows : cause logicielle, un processus mange 100 % du processeur (mise à jour, indexation, antivirus, ou mineur de cryptomonnaie qui se cache à l'ouverture du Gestionnaire des tâches). Ce cas relève du nettoyage logiciel : ;
•
déjà à fond dans le BIOS, machine froide : matériel ou micrologiciel. Tout l'arbre de diagnostic est ici : .
6.4 Ne pas confondre « chaud » et « chaud à l'arrêt »
Un portable chaud
en fonctionnement est normal. Un portable tiède ou chaud
éteint, ou dont la batterie se vide sans servir, ne l'est
jamais : un composant consomme en permanence, typiquement un transistor de puissance en court-circuit. À traiter sans attendre, y compris pour la sécurité : .
7. La vraie surchauffe : signes et causes
Elle existe, nous en traitons régulièrement, mais elle se reconnaît :
machine à la fois très bruyante et très lente, ventilateurs à plein régime et performances effondrées, parfois
extinction seule après quelques minutes de charge (coupure de sécurité).
Causes, par ordre de fréquence réelle :
•
1. Radiateur colmaté par un feutre de poussière entre ailettes et sortie d'air. Première cause, et de loin. ⚠ Le souffler à la bombe sans démonter repousse le bouchon plus loin et fait tourner les ventilateurs en survitesse, ce qui abîme leurs paliers.
•
2. Pâte thermique sèche (3 à 5 ans) et
pads thermiques des étages d'alimentation ou de la mémoire graphique oubliés ou durcis. Une réfection propre fait gagner 15 à 30 °C en charge sur une machine dans cet état.
•
3. Radiateur mal remonté après une intervention : vis dans le désordre ou manquante, film de protection laissé sur la semelle, pad de mauvaise épaisseur.
•
4. Charge processeur permanente d'origine logicielle (voir le test BIOS ci-dessus).
•
5. Palier de ventilateur usé : un cliquetis ou un crissement n'est pas un souffle. C'est le ventilateur qui est à changer, pas la carte.
•
6. Métal liquide dégradé sur certaines machines de jeu haut de gamme (voir section 11).
Ces travaux (dépoussiérage complet, pâte de qualité, pads aux bonnes épaisseurs, ventilateur) relèvent de l'
entretien, pas de la réparation au composant. Ils sont réalisés proprement en atelier par , ou à domicile chez les particuliers par (structure agréée service à la personne).
8. Le cas inverse : fréquence bloquée très bas alors que la machine ne chauffe pas
Plainte typique : « ma carte graphique reste bloquée à 210 MHz, le jeu saccade, mais la machine ne chauffe pas particulièrement ». Une puce de portable ne réduit sa fréquence que pour deux raisons :
•
1. la température (limite thermique atteinte) ;
•
2. la limite de puissance (le rapport de consommation indique le plafond atteint).
Si elle ne chauffe pas, la première est écartée. Reste la seconde :
la mesure de puissance est fausse. Sur les cartes de PC gamer, elle est confiée à une petite puce de surveillance placée près du GPU.
Cas réel de notre base :
Acer Nitro 5, RTX 4060 collée à 210 MHz sous stress test. Puce de surveillance alimentée en 5 V, froide, mais muette : un joint de soudure fissuré, invisible à l'œil. Un simple reflow de la puce (flux et air chaud) : GPU revenu à 2 250 MHz en charge,
zéro pièce remplacée. Les ventilateurs, colmatés, ont été nettoyés au passage, mais n'étaient pas la cause. Dossier complet : .
Fausse piste répandue : les résistances shunt et capteurs de courant ne « grillent » pas. C'est la puce qui lit, et le plus souvent sa soudure. Cas voisin : .
9. ⚠ Changer la pâte thermique soi-même : ce que l'atelier récupère ensuite
Voici la raison d'être de cet article. Le chiffre « 100 °C » déclenche une action : tutoriel « changer la pâte thermique de son PC portable », seringue à 8 €, machine ouverte un dimanche après-midi.
Et l'atelier récupère la carte mère derrière.
Cas réel : le HP Omen et la flamme
« Je voulais changer la pâte thermique car ça chauffait. Je n'ai pas débranché la batterie. Pendant le nettoyage, j'ai touché quelque chose sur la carte, ça a fait un court-circuit, une flamme est sortie, et depuis le portable est complètement mort. »
Un outil a effleuré un
condensateur du rail principal, celui qui distribue les 19 V d'entrée. Batterie branchée, ce rail est sous tension et capable de débiter beaucoup de courant : d'où la flamme.
•
« Flamme » est une information de diagnostic. Seul le rail principal a l'énergie pour étinceler ; un rail à 1 V ou 3,3 V ne le peut pas. Mesure : 0 ohm sur le rail principal, cohérent avec le récit.
•
La réparation a été simple : localisation par injection basse tension (alimentation de laboratoire vers 1 V, alcool isopropylique qui sèche sur le seul composant qui chauffe, voir ), puis dépose du condensateur de découplage, non remplacé car son absence ne change rien au fonctionnement. Machine réparée, zéro pièce. Le raisonnement :
•
Elle aurait très bien pu ne pas l'être. Un contact sur un étage de régulation du processeur, ou les 19 V envoyés sur un rail basse tension, et l'issue est souvent définitive. Nous avons des machines mortes pour exactement ce geste.
Les autres façons dont un changement de pâte tourne mal
• nappe déchirée ou mal réenfichée (écran, clavier, batterie) ;
• connecteur branché « à chaud », batterie en place, contrôleur embarqué grillé : voir ;
• vis du bloc de refroidissement trop serrées ou dans le désordre : condensateur céramique fissuré, en court-circuit ;
• pâte en excès débordant sur les composants voisins ;
• pile bouton manipulée, support arraché : ;
• film de protection oublié sur un radiateur neuf : surchauffe, cette fois bien réelle.
Plus largement : .
10. La règle qui sauve les cartes : débrancher la batterie
Débrancher la batterie avant toute intervention n'est pas seulement une précaution contre le court-circuit. C'est la seule opération qui remet réellement la carte mère à zéro.
Tant que la batterie est connectée, même machine éteinte depuis trois jours, des rails « toujours présents » alimentent le
contrôleur embarqué (EC), qui gère bouton d'allumage, charge, ventilateurs et températures (). Il n'est donc jamais réinitialisé, même quand son état est erroné. Un EC figé donne une machine « totalement morte » avec toutes les tensions correctes. Dans notre base de cas, le cycle de débranchement batterie (et pile bouton) a réparé
à lui seul une dizaine de machines déclarées mortes, sans une pièce.
La procédure correcte, si vous intervenez malgré tout
•
1. Éteindre complètement : maintenir Maj en cliquant sur Arrêter (le démarrage rapide de Windows 10/11 laisse un état intermédiaire).
•
2. Débrancher le chargeur.
•
3. Débrancher le connecteur de batterie sur la carte mère (sur les machines actuelles, la batterie est interne).
•
4. Purger : maintenir le bouton d'allumage 5 à 10 secondes.
•
5. Travailler.
•
6. Rebrancher dans l'ordre inverse, chargeur en tout dernier, machine refermée.
⚠
Batterie débranchée ne veut pas dire hors tension : chargeur branché, les 19 V entrent toujours.
⚠
BitLocker : sur beaucoup de machines récentes, y compris en Windows 11 Famille, le disque est chiffré sans que l'utilisateur le sache. Sur une machine sans pile bouton séparée, débrancher la batterie peut faire réclamer la
clé de récupération de 48 chiffres au redémarrage. Sans elle, les données sont perdues même sur une machine qui fonctionne. Vérifiez avant d'ouvrir, en invite de commandes administrateur :
manage-bde -status
manage-bde -protectors -get C:
11. PC gamer à métal liquide : ne pas ouvrir pour un chiffre
Certaines machines haut de gamme (Acer Predator, ROG haut de gamme, quelques Omen) utilisent du
métal liquide (gallium-indium-étain) à la place de la pâte. Il conduit mieux la chaleur, mais aussi
l'électricité, ronge l'aluminium et amalgame l'étain des soudures.
• Machine au métal liquide d'origine :
la garder au métal liquide, renouvellement tous les 2-3 ans en atelier, carte déposée à plat.
• Machine sans métal liquide d'origine :
n'en mettez pas.
• ⚠
Portable de jeu chaud alors qu'il est éteint = urgence : débrancher, ne pas rallumer, ne pas transporter.
Détail : .
12. Ce que nous ne savons PAS réparer, et nous préférons le dire
Courrier type : « j'ai changé la pâte (ou nettoyé le métal liquide), la machine s'allume, ventilateurs et voyants, mais
plus d'image ». Sans court-circuit, sans étincelle, sans flamme.
Ce défaut n'est, en pratique,
pas diagnosticable : tous les rails sont présents, rien n'est visible. Le dommage est le plus souvent une décharge électrostatique ou une contrainte mécanique sous un boîtier BGA. On peut y passer des heures sans converger, et nous ne voulons pas vous facturer ce temps pour rien.
À l'inverse, un court-circuit franc (étincelle, flamme) se cherche et se trouve en quelques minutes. C'est pour cela que nous vous demandons toujours si vous avez vu une étincelle ou senti une odeur : ce n'est pas pour vous mettre en cause, c'est l'information de diagnostic la plus utile. Le client du HP Omen a récupéré sa machine parce qu'il avait été franc.
13. Quand faut-il vraiment faire examiner son PC portable ?
Pas de panne, ne consultez pas :
• 90-100 °C en charge, machine rapide ;
• ventilateurs qui montent en jeu ou en export puis se calment ;
• chauffe rapide sous charge.
Entretien ( en atelier ou à domicile) :
• machine bruyante ET lente, qui s'éteint parfois seule ;
• plus de 3 ans sans jamais avoir été ouverte ;
• cliquetis ou crissement de ventilateur.
Carte mère, c'est notre métier :
• ventilateurs à fond machine froide, ou déjà à fond dans le BIOS ;
• ventilateur qui tourne PC éteint ;
• température figée (100 °C constant, 0 °C, -1 °C) ;
• fréquence bloquée très bas sans chaleur ;
• machine chaude à l'arrêt ou batterie qui se vide éteinte ;
• machine morte après une intervention (pâte, écran, SSD, pile bouton) : dites-nous ce qui s'est passé.
Ce que ça coûte. Diagnostic
39 € TTC, rendu sous 24 à 48 h, intégralement déduit du devis si vous confirmez. Réparations au composant le plus souvent
entre 90 et 250 € TTC, contre 300 à 800 € pour un remplacement de carte complète (avec en prime des soucis de licence Windows OEM et de TPM). Carte irréparable = diagnostic seul. Bonus QualiRépar de 50 € pour les particuliers hors garantie. Jamais de devis ferme par téléphone. Détail : Et avec un devis en main :
Questions fréquentes
Mon PC portable est à 100 °C, est-ce que je risque de le casser ?
Non, pas s'il tient sa fréquence. La limite de 100 °C est fixée par le fabricant du processeur et la puce s'y maintient elle-même : la régulation est interne, ni optionnelle ni contournable. Ce qui use l'électronique, ce sont surtout les cycles thermiques répétés.
Quelle est la température normale d'un processeur de PC portable en jeu ?
85 à 100 °C côté processeur et 75 à 87 °C côté carte graphique sont normaux en jeu,
si les fréquences suivent. Au repos, 40 à 55 °C est courant.
Pourquoi mon PC portable chauffe-t-il autant alors qu'il est neuf ?
Parce qu'il est conçu pour : le constructeur laisse le processeur prendre toute la puissance disponible jusqu'à sa limite thermique. Un portable neuf qui monte vite à 95-100 °C en charge prouve que sa chaîne de refroidissement fonctionne.
Mon ventilateur souffle fort en permanence, c'est mauvais signe ?
En charge, c'est normal. Machine froide et au repos, c'est un symptôme à part entière, souvent sans lien avec la température : capteur en défaut, retour de vitesse coupé, micrologiciel figé. Voir .
Faut-il changer la pâte thermique tous les ans ?
Non. Une pâte de qualité tient 3 à 5 ans en usage normal. Le bon indicateur est le comportement (bruyant ET lent), pas le calendrier. Et le geste utile est rarement la pâte seule : dépoussiérage complet du radiateur, pâte, et pads aux bonnes épaisseurs.
Un logiciel peut-il faire baisser la température (undervolt, bridage) ?
Sur certaines plateformes, oui, de quelques degrés. Mais cela réduit les performances pour embellir un chiffre qui ne posait pas de problème, et sur une machine en vraie surchauffe, cela masque le voyant sans traiter la cause. Les utilitaires de type SpeedFan ou NoteBook FanControl n'ont généralement aucune prise sur les portables récents : la régulation est verrouillée dans le contrôleur embarqué.
Un support ventilé ou une surélévation aide-t-il ?
Surélever l'arrière pour dégager les entrées d'air situées sous la machine peut faire gagner quelques degrés, et poser le portable sur un lit ou un canapé, qui bouche ces entrées, est à éviter. Mais ni l'un ni l'autre ne règle un radiateur colmaté : si la machine est bruyante ET lente, c'est un entretien qu'il faut.
J'ai ouvert ma machine et maintenant elle ne s'allume plus. Vous la prenez ?
Oui, sans jugement, nous en voyons chaque semaine. Dites-nous ce que vous avez fait, si la batterie était branchée, et surtout si vous avez vu une étincelle, une flamme, ou senti une odeur. Seule réserve : « ça s'allume mais plus d'image » après une manipulation de pâte, sans court-circuit signalé, n'est pas un défaut que nous savons diagnostiquer.
Ma machine chauffe et l'écran est devenu noir, c'est lié ?
Possiblement, mais pas comme vous l'imaginez : une carte qui chauffe à un endroit précis alors que la machine ne démarre pas, c'est un court-circuit, pas un problème de refroidissement. Voir .
Et mes données, pendant tout ça ?
Une panne de carte mère n'affecte pas le disque. Mais si des fichiers ont disparu, si le disque fait des bruits anormaux, ou sans sauvegarde récente, faites d'abord récupérer les données : (disques durs, SSD, cartes mémoire, clés USB, RAID).
Combien de temps ma machine sera-t-elle immobilisée ?
Diagnostic sous 24 à 48 h, réparation généralement dans la journée qui suit votre accord. Si le PC est votre outil de travail, un portable de remplacement se loue chez .
Vous réparez les MacBook ?
Non. Cartes mères de PC portables, Chromebooks et mini PC, toutes marques (Acer, Asus, MSI, HP, Dell, Lenovo, Medion), hors Apple.
Ce qu'il faut retenir
•
100 °C en charge sur un PC portable, c'est normal : la puce monte à sa limite et s'y maintient par conception.
•
Surchauffe = température élevée ET fréquence effondrée. Un chiffre seul ne veut rien dire.
•
Chauffer vite = machine saine. Ne pas chauffer sous forte charge = machine qui ne travaille pas.
•
Tests chargeur d'origine branché, jamais sur batterie.
•
Bruyant ET lent = entretien (radiateur, pâte, pads), pas réparation électronique.
•
Température figée = capteur en défaut, pas surchauffe.
•
Fréquence bloquée sans chaleur = mesure de puissance fausse, pas un problème thermique.
•
⚠ Ouvrir pour refaire la pâte tue des cartes mères. Si vous le faites : batterie ET chargeur débranchés, clé BitLocker vérifiée avant.
•
Métal liquide : ne pas ouvrir pour un chiffre.
•
Diagnostic 39 € TTC déduits du devis, jamais de devis ferme par téléphone.
Autour de votre dossier
•
Entretien thermique fait proprement (dépoussiérage, pâte, pads, ventilateur) : , atelier de dépannage particuliers et professionnels.
•
Chez vous, sans déplacement : , intervention à domicile, agréée service à la personne.
•
Vos données avant toute intervention : .
•
Une machine pendant l'immobilisation : .
•
Processeur à 100 % à cause d'un logiciel indésirable (mineur, faux support, navigateur pollué) : .
Faire examiner votre carte mère
Pour gagner du temps, indiquez-nous : la marque et la référence exacte de la machine, ce que vous observez (températures et fréquences, chargeur branché), et tout l'historique : ouverture précédente, pâte ou métal liquide changé, écran ou SSD remplacé, batterie débranchée ou non, étincelle, flamme, odeur. Un second avis sur un devis existant ne nous dérange jamais.
Aucun devis ferme par téléphone : un même symptôme couvre des causes dont le coût varie du simple au quintuple. Diagnostic 39 € TTC, déduits de la réparation, éligible au bonus QualiRépar.
📞 — atelier BSC Électronique, 18 avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr —
Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal depuis toute la France. Diagnostic 39 € TTC, déduits de la réparation, éligible au bonus QualiRépar. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.
À lire aussi sur ce site : · · · · · · ·