Il s'allume. Le ventilateur tourne. Le voyant de charge est allumé, la batterie se recharge normalement. Vu de l'extérieur, tout va bien, sauf que l'écran reste désespérément noir et que la machine devient anormalement chaude, parfois brûlante sous le clavier ou près de la prise. Premier réflexe de presque tout le monde : « il surchauffe, il faut nettoyer le ventilateur ». C'est faux, et c'est le contresens qui coûte le plus cher sur cette panne. Une machine qui n'affiche rien n'exécute rien : elle n'a aucune raison de chauffer. Si elle chauffe quand même, c'est que du courant part là où il ne devrait pas. Autrement dit : un court-circuit, que ni le chargeur ni le multimètre ne voient. Voici pourquoi, ce que l'endroit qui chauffe raconte, et ce que ça coûte de le réparer.
Sommaire
Puis : le symptôme marque par marque, ce qu'il faut retenir, les questions fréquentes et vers qui se tourner.
L'essentiel en 20 secondes
- Une machine qui n'affiche rien n'exécute rien. Si elle chauffe quand même, c'est du courant qui part là où il ne devrait pas : un court-circuit, pas un défaut de ventilation. Changer les ventilateurs ou refaire la pâte thermique ne sert à rien.
- Le chargeur est une alimentation à découpage : il maintient ses 19 V jusqu'à sa protection. Un court-circuit partiel ne fait donc chuter aucune tension.
- Le courant supplémentaire se noie dans la charge de la batterie : 2,6 A relevés paraissent parfaitement normaux. Rien ne se voit, sauf la chaleur.
- L'endroit qui chauffe oriente le diagnostic : trappe mémoire, prise de charge, ports USB, centre sous le radiateur... chaque zone a sa famille de composants.
- Le code d'erreur désigne une fonction, pas une pièce : un code « mémoire » vient plus souvent d'un connecteur, d'un rail d'alimentation ou du processeur que d'une barrette à changer.
- On ne touche jamais un composant soupçonné de chauffer : brûlure au second degré immédiate.
- Débranchez et n'insistez pas : chaque minute sous tension aggrave le défaut.
- Vos fichiers ne sont pas perdus : la carte mère n'efface rien, le disque est presque toujours intact.
- Diagnostic 39 € TTC, déductibles de la réparation. Le coupable est très souvent une pièce à quelques centimes, parfois une pièce qui se retire sans rien souder. Réparation au composant en général entre 90 et 250 €, contre 300 à 800 € pour une carte neuve.
Chez BSC Électronique, nous réparons au niveau du composant les cartes mères de PC portables et de Chromebooks (pas Apple). Ce cas de figure mérite un article à lui seul, parce qu'il est à la fois très fréquent et presque toujours mal interprété : par les clients, mais aussi par de nombreux intervenants qui concluent trop vite à une surchauffe classique et changent des ventilateurs pour rien.
Il ne faut pas le confondre avec son cousin, la machine chaude alors qu'elle est éteinte : c'est un tout autre mécanisme, autrement plus dangereux, que nous traitons dans . Ici, la machine est allumée, et c'est justement ce qui rend le diagnostic contre-intuitif.
1. Le scénario exact : quand tout a l'air normal
Le symptôme, tel qu'on nous le décrit au téléphone ou par mail, tient en quelques lignes :
- la machine s'allume : ventilateur, éclairage du clavier, voyants ;
- elle prend la charge : le voyant du chargeur est allumé, la batterie monte ;
- aucune image ne s'affiche, ni sur la dalle, ni sur un écran externe branché en HDMI ;
- pas de logo constructeur, pas d'accès au BIOS, pas de bip de démarrage ;
- éventuellement, une LED qui clignote en rythme (le Verr. Maj sur HP, la LED du port de charge sur Dell) ;
- et, presque toujours mentionné en dernier, comme un détail secondaire : « et il chauffe beaucoup ».
Cette dernière phrase, jetée en fin de mail, est souvent le seul vrai renseignement du message. Nous y reviendrons.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même en deux minutes
Trois gestes, sans rien démonter, pour confirmer que vous êtes bien dans ce scénario :
- Branchez un écran externe (HDMI ou USB-C) et appuyez sur la touche de bascule d'affichage (souvent `Fn` + `F4`, `F5` ou `F8`). Si une image apparaît, la machine démarre : le problème est côté dalle ou rétroéclairage, pas celui de cet article. Voir .
- Observez la touche Verr. Maj : si son voyant s'allume et s'éteint quand vous appuyez dessus, le système tourne. S'il ne réagit pas, ou s'il clignote tout seul en rythme, la machine n'a pas démarré.
- Posez le dos de la main (jamais le doigt) à quelques centimètres du clavier et du dessous après une minute d'allumage. Une machine qui n'a pas démarré doit rester tiède au plus. Si une zone est franchement chaude, vous tenez l'indice principal, et il faut débrancher.
2. Surchauffe ou court-circuit ? Les cinq situations à ne pas confondre
C'est la première question à trancher, avant toute théorie. « Mon PC chauffe » recouvre cinq situations très différentes, dont une seule est électronique.
| Ce que vous observez | Ce que c'est probablement | Ce qu'il faut faire |
| Chaud, bruyant, lent, s'éteint parfois, mais Windows fonctionne | Surchauffe classique : radiateur encrassé, pâte thermique sèche, pads morts | Nettoyage et pâte thermique, en atelier chez BSC Informatique |
| Chaud et bruyant, machine froide au repos, ventilateur à fond en permanence | Panne de régulation : capteur, EC, commande du ventilateur | Diagnostic électronique, voir l'article dédié |
| Windows affiche 95 à 100 °C, la machine ralentit mais tourne | Comportement normal des processeurs récents, ou capteur mensonger | Rien d'urgent, voir |
| Chaud alors qu'il est éteint, batterie qui se vide à l'arrêt | Fuite de courant sur un étage d'alimentation : dangereux | Débrancher la batterie, voir |
| Chaud avec écran noir, pas de logo, pas d'accès au BIOS | Pas un problème de refroidissement : la machine n'a même pas démarré | Débrancher immédiatement. C'est le sujet de cet article |
La dernière ligne est la nôtre, et elle mérite une remarque de bon sens : une machine qui n'affiche rien n'exécute rien. Le processeur ne travaille pas, le système ne tourne pas, le disque ne fait rien. Il n'y a donc aucune raison légitime qu'elle chauffe. Si elle chauffe quand même, c'est que du courant part quelque part où il ne devrait pas. C'est aussi simple que ça, et c'est pour ça qu'un nettoyage de ventilateur ne réglera jamais ce cas.
Les deux premières lignes sont développées dans nos articles et .
3. Le cas qui explique tout : une barrette de mémoire brûlante
Un revendeur informatique, un commerce qui vend et reconditionne mais ne répare pas au composant, nous transfère une machine HP. Le mail du client d'origine annonce : « s'allume mais aucune image, le Verr. Maj clignote, le portable semble prendre la charge, léger début de corrosion dû à un liquide, et il chauffe beaucoup. » Une clé USB est jointe au colis, avec une demande de sauvegarde si possible.
Premier réflexe : mesurer. Chargeur 19 V branché, appui sur le bouton. La carte s'allume et consomme 800 mA, puis environ 2,6 A quand la charge de la batterie démarre. Les deux voyants, alimentation et charge, sont présents. Rien d'anormal côté alimentation. Sur le papier, cette carte fonctionne.
Deuxième étape : lire le code. Le Verr. Maj clignote 3 fois long, puis 2 fois court : dans la table HP, cela signifie défaut mémoire. Nous avons détaillé cette lecture dans .
Troisième étape : ouvrir, machine encore sous tension. Le processeur est chaud, c'est normal, il travaille. Mais l'une des deux barrettes de mémoire est brûlante, nettement plus chaude que le radiateur du processeur, au point que le plastique du connecteur s'est rétracté. La seconde barrette, à côté, est parfaitement froide.
Le technicien tend le doigt par réflexe, pour « confirmer » ce qu'il vient de voir. Brûlure immédiate, du genre où la peau reste collée. Une barrette de mémoire en court-circuit partiel alimentée par la carte dépasse largement le seuil de brûlure : ce n'est pas « chaud », c'est une brûlure au second degré. C'est le premier enseignement du cas, et il vaut pour tout le monde :
on ne touche jamais un composant qu'on soupçonne de chauffer. Le dos de la main à distance, un thermomètre infrarouge ou une caméra thermique, jamais le doigt.
La suite est presque décevante : barrette retirée, la machine démarre, l'image revient, et Windows enchaîne tranquillement ses mises à jour. Réparé en deux minutes, zéro pièce. Quant à la corrosion signalée par le client, le seul indice qu'il jugeait important, elle n'avait strictement rien à voir avec la panne.
4. Pourquoi rien ne se voit : votre chargeur est une alimentation à découpage
C'est le cœur du sujet, et c'est le point que presque personne ne connaît en dehors du métier.
Intuitivement, on imagine qu'un court-circuit fait chuter la tension : quelque chose « tire le courant vers le bas », donc ça devrait se voir. C'est vrai avec une pile ou un transformateur d'autrefois. Ça ne l'est plus du tout avec l'électronique moderne.
Le bloc noir au bout de votre câble d'alimentation est une
alimentation à découpage. Sa raison d'être est précisément de maintenir sa tension de sortie constante, quoi qu'il arrive : 19 V, quelle que soit la consommation de la machine, du repos à la pleine charge. Il régule en permanence, des dizaines de milliers de fois par seconde. Et il continue à réguler jusqu'à son seuil de protection.
Conséquence directe, et elle est décisive :
un composant en court-circuit partiel ne fait chuter aucune tension. Il se contente de tirer du courant en plus, et le chargeur le lui fournit sans broncher, parce que c'est exactement son travail. Tant que ce supplément reste sous le seuil de protection, le chargeur ne coupe pas, ne clignote pas, ne signale rien.
Il y a pire. Sur une machine complète, ce courant supplémentaire est
noyé dans le courant de charge de la batterie. Les 2,6 A relevés sur notre HP semblaient parfaitement normaux : une batterie vide qui se recharge, ça consomme précisément dans ces eaux-là. Impossible, sans mesure fine, de distinguer « la batterie se recharge » de « la batterie se recharge et une barrette de mémoire grille lentement ».
Ce que la machine affiche dans ce cas
| Ce qu'on peut vérifier | Ce qu'on constate |
| Tensions d'alimentation | Normales |
| Courant consommé | Plausible (noyé dans la charge batterie) |
| Voyants d'alimentation et de charge | Allumés |
| Ventilateur | Tourne |
| Code d'erreur clignotant | Présent, mais trompeur (voir partie 6) |
| Température d'un composant précis | Anormale : le seul vrai signal |
Toute l'information de diagnostic est passée dans un seul canal : la chaleur. C'est pour ça que ce type de panne résiste au multimètre, et c'est pour ça qu'un atelier sérieux travaille aujourd'hui avec une caméra thermique. Nous avons consacré un article entier à cette méthode : .
Et le court-circuit « franc », alors ?
Il existe aussi, et il se comporte à l'inverse : un composant à zéro ohm sur le rail principal fait déclencher la protection du chargeur, la LED du bloc s'éteint ou clignote, et la machine ne donne plus aucun signe de vie. C'est un tout autre symptôme, traité dans . Le court-circuit
partiel dont parle cet article est plus sournois précisément parce qu'il laisse tout allumé.
5. Où ça chauffe désigne ce qui est en cause
Vous ne pouvez pas ouvrir la machine, et vous ne devez pas le faire sous tension. Mais vous pouvez sentir, avec le dos de la main,
où ça chauffe. Cette information vaut une première mesure, parce que chaque zone d'un PC portable abrite une famille de composants bien identifiée. Voici la correspondance que nous utilisons au comptoir.
| Où ça chauffe | Ce qu'il y a dessous | Ce qu'on suspecte en premier |
| Près de la prise de charge (jack ou USB-C), sur le côté | L'étage d'entrée : fusible, transistors de protection, puce de charge | Transistor de protection ou puce de charge en court : le 19 V arrive mais est mal contrôlé. Le cas sérieux, à débrancher sans attendre |
| Sous la trappe mémoire ou le coin où sont les barrettes (souvent au centre du dessous) | Les barrettes et le rail 1,2 V qui les alimente | Barrette en court partiel (le cas de la partie 3), ou condensateur du rail mémoire |
| Près des ports USB, sur l'un des côtés | Le rail 5 V et sa protection | Condensateur ou puce de protection USB en court, souvent après avoir branché un périphérique défectueux ou un câble abîmé |
| Près du port USB-C ou Thunderbolt | Le contrôleur Power Delivery | Contrôleur PD en court partiel : il chauffe même si vous chargez par la prise ronde, parce que le rail principal remonte jusqu'à lui |
| Au centre, sous le radiateur (là où c'est habituellement chaud en usage) | Processeur, puce graphique, chipset et leurs étages d'alimentation | Le diagnostic qu'on n'aime pas : puce en court sur un coin, ou transistor d'alimentation du processeur. Mais aussi, plus souvent qu'on ne croit, un simple condensateur caché sous le radiateur |
| Dessous, côté batterie | Le circuit de charge et de mesure de la batterie | Puce de charge ou transistors de charge ; parfois la batterie elle-même, à débrancher |
| Un point précis, minuscule et très chaud, n'importe où | Un condensateur céramique | Condensateur fissuré en court : la panne la plus fréquente de la carte mère, et l'une des moins chères |
Deux précisions. D'abord, cette grille oriente, elle ne conclut pas : la carte conduit la chaleur, un radiateur en place l'étale ou la déplace, et seule la caméra thermique sur la carte nue tranche. Ensuite, si vous ne sentez rien de net mais que la machine est globalement tiède sans avoir démarré, l'information reste utile : dites-le nous tel quel.
6. Le code d'erreur ne désigne pas le coupable
Sur notre cas HP, le code disait « mémoire ». La mémoire était effectivement en cause. Mais il serait dangereux d'en tirer une règle : un code « mémoire » ne signifie presque jamais « barrette morte, achetez-en une neuve ».
Dans l'ordre de fréquence réellement constaté en atelier, un code mémoire vient de :
- une broche du connecteur mémoire dessoudée sur la carte (le cas le plus fréquent, et un défaut connu sur certaines séries HP) ;
- une barrette mal enfichée ou un connecteur encrassé (gratuit à corriger) ;
- un composant en court-circuit sur la barrette elle-même : notre cas, celui qui chauffe ;
- une tension d'alimentation mémoire absente ou hors tolérance sur la carte (voir le cas Dell de la partie 7) ;
- la barrette réellement défectueuse, ou une piste rongée dessus par un liquide ;
- et, statistiquement plus souvent qu'on ne le croit, le processeur : les pistes de la mémoire aboutissent au processeur, et les cycles chaud/froid finissent par fissurer les soudures situées dessous. Un code « RAM » a plus de chances d'être un problème de processeur qu'un problème de mémoire.
Autrement dit :
le code indique la fonction qui a échoué, pas la pièce à changer. C'est toute la différence entre remplacer et diagnostiquer. Nous avons développé ce point précis dans et, sur le principe général, dans .
Une précision au passage, parce que la remarque revient dans un mail sur trois : « c'est tombé en panne pendant une mise à jour Windows ». Dans l'immense majorité des cas, c'est une coïncidence, pas une cause. Une mise à jour sollicite la machine plus que d'habitude et révèle un défaut matériel déjà présent. Elle ne met pas une barrette de mémoire en court-circuit. Même logique pour « ça s'est éteint d'un coup et depuis plus rien » : la coupure brutale est la conséquence, pas l'origine, comme nous l'expliquons dans .
7. Trois autres cas d'atelier : quand ce n'est pas la barrette
Le cas HP est le plus simple. Voici trois variantes du même symptôme (s'allume, prend la charge, pas d'image, quelque chose chauffe) où le coupable était ailleurs. Elles illustrent la grille de la partie 5.
Dell Inspiron 3585 : le code dit « mémoire », les barrettes sont bonnes
La LED du port de charge clignote blanc et orange, ce qui signifie erreur mémoire dans la table Dell. Les tensions attendues sur une mémoire DDR4 sont de 2,5 V et de 1,2 V. Le 2,5 V est présent. Le rail 1,2 V, lui, est
écrasé à 0,6 V : quelque chose l'empêche de monter. En injectant 1,2 V sur la bobine de ce rail, la carte absorbe 2,4 à 2,7 A : c'est un court. Au dos de la carte, exactement à l'opposé de la bobine, un condensateur détruit et une inductance carbonisée. Le condensateur a claqué, l'inductance en amont a brûlé derrière lui (une inductance n'est pas un fusible : le courant monte jusqu'à la limite du chargeur avant qu'elle ne cède). Deux composants remplacés, image de retour.
Les deux barrettes du client étaient parfaitement saines, et un acheteur de barrette neuve aurait perdu son argent.
Lenovo Legion Pro 5 : le rail 5 V, près des ports USB
Un portable gamer qui tournait, s'est éteint tout seul et refuse de redémarrer. Le client a tout tenté : réinitialisation, barrettes et SSD réenfichés, plusieurs chargeurs. Le rail principal n'est pas en court, ce qui aurait pu rassurer à tort. Mais la bobine du rail 5 V, juste à côté des ports USB, mesure zéro ohm. Caméra thermique sous 1 V et quelques ampères : point chaud de l'autre côté de la carte, sur un condensateur céramique du rail 5 V. Le 5 V est le rail le plus sollicité de l'extérieur (clés USB, charge d'un téléphone à 2 A), et c'est lui qui encaisse un périphérique défectueux. Condensateur retiré et remplacé, la machine démarre. Sur ce genre de machine, le réflexe est souvent d'accuser la carte graphique ; nous expliquons pourquoi c'est rarement elle dans .
MSI Cyborg 15 : le point chaud était sur le processeur, le coupable était ailleurs
Une bobine à zéro ohm, on injecte, on regarde à la caméra : rien ne chauffe sur la carte, sauf le processeur qui tiédit. Conclusion tentante, et pessimiste : « quand rien d'autre ne chauffe, c'est le processeur ». Radiateur déposé, même injection relancée : le processeur ne chauffe plus du tout, et un condensateur apparaît comme unique point chaud. Le radiateur avait simplement
conduit la chaleur du condensateur jusqu'au processeur. Le condensateur n'était même pas fissuré au microscope. Leçon d'atelier : tant que le dissipateur est en place, une lecture thermique ne désigne personne, ni par son silence, ni par ce qu'elle montre. C'est pour cette raison qu'un devis qui mentionne « processeur » ou « chipset » sans que le radiateur ait été déposé mérite un second avis, comme nous le détaillons dans .
8. Ce que la chaleur désigne, et ce que ça coûte
Le mécanisme est toujours le même, un composant devenu conducteur là où il devait isoler, mais le pronostic change du tout au tout selon qui chauffe. Voici ce que nous trouvons le plus souvent derrière ce symptôme, du plus bénin au plus sérieux.
Une barrette de mémoire en court-circuit partiel. C'est le meilleur scénario possible : elle se retire, la machine repart, il n'y a rien à réparer sur la carte. Deux minutes de travail. La barrette, elle, part à la destruction : on ne remet jamais en circulation un module qui a fait ça.
Un condensateur ou un petit régulateur en court sur un rail secondaire. Composant à quelques centimes, réparation courante, sans commune mesure avec le prix d'une carte mère. C'est le cas du Dell et du Legion ci-dessus. Il arrive qu'on retire le condensateur fautif sans le remplacer, quand ses voisins assurent le même rôle : ce n'est pas du bricolage, et nous expliquons pourquoi dans .
Un transistor de puissance d'un étage d'alimentation. Là, c'est plus sérieux : quand un de ces composants se met en court, il peut envoyer les 19 V du chargeur sur un circuit prévu pour 1,2 V. Nous avons vu des cartes où la mémoire soudée avait reçu 19 V, et emporté le processeur avec elle. Le composant fautif coûte trois euros ; les dégâts qu'il a causés en aval décident du sort de la machine. Le fonctionnement de ces étages est expliqué dans .
Le chipset, le processeur ou la puce graphique. Signature typique en caméra thermique : la chaleur n'est pas uniforme sur la puce, elle est concentrée sur un coin. C'est le diagnostic qu'on n'aime pas annoncer : ces puces sont soudées en BGA sous le radiateur, parfois intégrées au processeur lui-même, et le remplacement n'a souvent aucun sens économique. Mais on ne l'annonce qu'après avoir déposé le radiateur et vérifié, jamais sur une première lecture.
Les ordres de grandeur
| Ce qui chauffait | Réparation | Prix indicatif TTC |
| Barrette de mémoire en court | Retrait de la barrette, test | Diagnostic seul (39 €), parfois une barrette de remplacement |
| Condensateur, petit régulateur, fusible | Remplacement ou dépose au composant | 90 à 130 € |
| Transistor de protection ou de charge, puce de charge | Remplacement et contrôle des étages en aval | 100 à 180 € |
| Puce de protection USB, contrôleur USB-C | Remplacement au composant | 100 à 180 € |
| Chipset ou puce graphique (reballing ou remplacement, si pièce disponible) | Travail BGA | 200 à 250 €, ou irréparable : 39 € |
À l'échelle de notre atelier, la répartition est plutôt encourageante : une part importante de ces pannes se résout sur un composant à quelques centimes, voire sur une pièce qui se retire sans rien souder. C'est exactement pour ça qu'il ne faut pas jeter une machine sur un pronostic verbal. Le détail des tarifs et le bonus QualiRépar sont dans .
Ne posez pas le doigt pour vérifier. Un composant en court-circuit alimenté par la carte peut dépasser 150 °C. Le contact provoque une brûlure au second degré immédiate : un professionnel équipé d'une caméra thermique s'est brûlé exactement comme ça, en tendant le doigt pour confirmer ce qu'il venait de voir à l'écran. Et manipuler une carte sous tension, c'est prendre le risque d'ajouter une panne à la panne. Cette page décrit ce que nous faisons en atelier, pas un mode d'emploi à reproduire à la maison.
9. Ce qu'il faut faire, et surtout ne pas faire
Vous êtes devant une machine chaude qui n'affiche rien. Quatre réflexes, dans l'ordre :
- Éteignez et débranchez, chargeur et, si elle est amovible, batterie. Chaque minute sous tension, c'est du courant qui traverse un composant en train de mourir, et parfois qui propage le défaut à ses voisins. Une panne réparable en une heure peut devenir une carte perdue.
- N'insistez pas à rallumer « pour voir si ça remarche ». C'est le geste le plus coûteux du dépannage domestique. Ce n'est pas une panne intermittente qui va se corriger toute seule : le défaut est physique et permanent.
- N'ouvrez pas pour toucher. Si vous ouvrez la machine par curiosité et posez le doigt sur la zone chaude, vous vous brûlerez. Et si vous manipulez la carte sous tension, vous risquez d'ajouter une panne à la panne.
- Notez précisément ce que vous avez observé et transmettez-le. C'est le point suivant, et il vaut de l'argent.
Et ce qui ne sert à rien dans ce scénario précis :
- changer les ventilateurs ou refaire la pâte thermique : la machine ne chauffe pas parce qu'elle travaille trop, elle chauffe parce qu'un composant est en court ;
- réinstaller Windows : le système ne se charge même pas, on n'arrive pas au BIOS ;
- acheter une barrette de mémoire au hasard parce qu'un code parle de mémoire : dans la majorité des cas, le coupable est ailleurs (connecteur, rails, processeur) ;
- changer l'écran : il n'y a pas encore d'image à afficher, la dalle n'est presque jamais en cause sur une machine qui ne démarre pas. Sur ce point précis, voir ;
- changer la pile CMOS : elle peut empêcher un PC de s'allumer, jamais le faire chauffer. Et le geste a déjà coûté des cartes, voir .
Si vous êtes tenté de sortir le fer à souder, lisez d'abord .
10. Écrivez « il chauffe » dans votre message : c'est souvent l'indice n° 1
C'est le conseil le plus concret de cet article. Quand vous nous confiez une machine, par mail, au comptoir ou dans le colis, mentionnez explicitement la chaleur :
- où ça chauffe (sous le clavier à gauche, sous le repose-mains, au centre du dessous, près de la prise...) : reportez-vous à la grille de la partie 5 ;
- quand (immédiatement à l'allumage, au bout de quelques minutes, seulement branché...) ;
- à quel point (tiède, chaud, impossible à garder la main dessus) ;
- et ce que la machine faisait juste avant de tomber en panne : liquide, chute, périphérique USB branché, chargeur non d'origine, orage.
Sur le cas raconté plus haut, le client avait mis en avant la corrosion, hors sujet, et glissé « il chauffe beaucoup » en fin de phrase. C'était la phrase utile de tout le message. Une description précise de la chaleur oriente immédiatement le diagnostic vers la bonne famille de panne et fait gagner un temps réel, donc, au bout du compte, de l'argent.
Autre chose à nous signaler tant qu'on y est :
ce qui a déjà été tenté sur la machine (composant remplacé, BIOS reflashé, passage chez un autre intervenant). Une carte déjà « visitée » cumule très souvent plusieurs pannes, et le savoir dès le départ évite de chercher la mauvaise. Et si un liquide a été renversé, même « sans conséquence » il y a plusieurs semaines, dites-le aussi : la panne différée existe, nous l'avons décrite dans .
11. Comment nous procédons en atelier
La méthode, sur ce type de panne, ne consiste jamais à remplacer au jugé :
- Lecture du code clignotant et contrôle du comportement au démarrage. Le courant absorbé varie-t-il, ou reste-t-il figé ? Un courant qui varie signe une carte vivante qui tente de démarrer ; un courant figé oriente vers un étage bloqué.
- Mesure du courant à l'alimentation de laboratoire, qui remplace le chargeur et la batterie : on voit alors ce que la carte consomme réellement, sans que la charge de la batterie ne masque quoi que ce soit. Une carte qui n'affiche rien et tire 400 mA de trop a un court quelque part.
- Mesure des bobines au multimètre, rail par rail : une bobine à zéro ohm désigne le rail en court, sans encore dire quel composant.
- Recherche du point chaud à la caméra thermique, sous tension réduite et courant limité, sur les deux faces de la carte. Le composant en court se signale de lui-même. Règle absolue : on ne conclut jamais sur le processeur ou le chipset tant que le radiateur n'a pas été déposé et l'injection relancée. Quand deux composants voisins chauffent ensemble, une goutte d'alcool isopropylique tranche : celui qui l'évapore en premier est le fautif.
- Contrôle rail par rail, schéma et boardview du modèle exact à l'appui, pour confirmer et délimiter le circuit concerné et vérifier ce que le composant fautif a pu abîmer en aval.
- Réparation au composant : dépose ou remplacement du condensateur, du transistor ou de la puce en cause, reconstruction des pistes abîmées. Puis test complet : image, charge, test de contrainte du processeur, ports.
Chez BSC Électronique, le diagnostic est facturé 39 € TTC, intégralement déduits de la réparation si vous nous la confiez ; si la carte est irréparable, vous ne payez que ce diagnostic. Les particuliers bénéficient en plus du bonus QualiRépar de 50 €, déduit d'office sans démarche de leur part, sur les appareils hors garantie. Nous n'établissons jamais de devis ferme au téléphone : sur ce symptôme précis, le même écran noir peut cacher une barrette à retirer gratuitement ou un processeur mort. Pour comprendre ce que nous regardons sur la carte, voir .
12. Vos données, et le piège BitLocker après réparation
Une carte mère en court-circuit
n'efface rien. Vos fichiers sont sur le disque, SSD ou disque dur, qui est presque toujours intact : la panne empêche seulement d'y accéder. Deux précautions tout de même.
Si vous avez besoin de vos fichiers avant la réparation, dites-le au dépôt : le disque peut être lu sur une autre machine en attendant. Si le disque a lui aussi souffert (non détecté, SSD muet, machine tombée ou liquide renversé), confiez-le à
BSC DataRecovery pour une récupération professionnelle, avant toute intervention sur la carte. Les pièges qui font perdre les données pour de bon sont listés dans .
Après la réparation, Windows peut demander une clé BitLocker. Sur les machines récentes, le disque est chiffré et la clé est liée à la puce de sécurité de la carte. Une intervention sur certains composants, ou un remplacement de carte, peut la faire réclamer au premier démarrage. La clé est dans votre compte Microsoft, et il vaut mieux la vérifier
avant le dépôt. Tout est expliqué dans .
13. Réparer la carte ou la changer ?
Quand un intervenant conclut « carte mère HS » sur ce symptôme, il propose en général une carte neuve ou d'occasion. Les chiffres méritent d'être posés côte à côte :
| Réparation au composant | Remplacement de la carte |
| Pièce | 0,50 € à 80 € | 250 à 600 € neuve, 400 à 900 € sur un portable gamer, 120 à 350 € reconditionnée |
| Total réel constaté | 90 à 250 € | 300 à 800 € |
| Vos données et vos réglages | Conservés | Conservés sur le disque, mais BitLocker et licence Windows OEM à revérifier |
| Numéro de série, garantie constructeur | Inchangés | Nouvelle carte, numéro de série parfois à reprogrammer |
| Délai | 24 à 48 h pour le diagnostic | Selon disponibilité de la pièce, parfois plusieurs semaines |
Sur le symptôme de cet article, le remplacement de carte est rarement justifié : le coupable est le plus souvent un composant à quelques centimes, et une carte d'occasion « compatible » peut arriver avec ses propres défauts. La réparation ne devient discutable que quand le processeur ou le chipset est réellement en cause, ce que seule la caméra thermique sur carte nue établit. Pour peser le choix sur votre machine, voir .
Le symptôme marque par marque
Le mécanisme ne dépend pas de la marque. Ce qui change, c'est la façon dont la machine signale qu'elle n'a pas démarré, et donc ce que vous pouvez nous décrire.
| Marque | Ce que vous observez en plus de la chaleur | Ce qu'il faut noter |
| HP | Le voyant Verr. Maj clignote en séquence (par exemple 3 longs puis 2 courts = mémoire, 3 longs puis 4 courts = alimentation) | Le nombre de clignotements longs et courts |
| Dell | La LED du bouton ou du port de charge clignote orange et blanc (par exemple 2 orange puis 1 blanc = mémoire) | Le nombre de clignotements orange, puis blancs |
| Lenovo | Souvent aucun code : voyant d'alimentation fixe, ventilateur, écran noir. Parfois des bips sur les Legion | Le voyant réagit-il quand vous appuyez sur Verr. Maj ? |
| Asus, Acer, MSI | Voyant d'alimentation fixe, écran noir, parfois le clavier s'éclaire | La zone qui chauffe, et si un périphérique USB était branché |
| Chromebook | Voyant fixe, écran noir, pas de logo Chrome | Le modèle exact (souvent sous la machine), la chaleur |
Le décodage complet des séquences HP et Dell est dans . Et si votre machine ne se contente pas de chauffer mais se rallume ou s'éteint toute seule, le symptôme est un peu différent : voir .
Ce qu'il faut retenir
- Une machine qui n'affiche rien n'exécute rien : si elle chauffe quand même, c'est du courant qui part là où il ne devrait pas. Ce n'est pas une surchauffe, le ventilateur et la pâte thermique n'y sont pour rien.
- Le chargeur est une alimentation à découpage : il maintient sa tension jusqu'à sa protection. Un court-circuit partiel ne fait donc chuter aucune tension ; il tire du courant, et ce courant se noie dans la charge de la batterie.
- Résultat : tensions bonnes, voyants au vert, courant plausible... et un composant brûlant. La chaleur est le seul canal d'information restant, d'où le diagnostic à la caméra thermique.
- L'endroit qui chauffe oriente : prise de charge, trappe mémoire, ports USB, port USB-C, centre sous le radiateur. Dites-le nous.
- Le code d'erreur désigne une fonction, pas une pièce : un code « mémoire » vient plus souvent d'un connecteur, d'un rail ou du processeur que d'une barrette à remplacer.
- Ne confondez pas avec une vraie surchauffe (machine bruyante mais qui fonctionne), avec un processeur à 100 °C qui tourne normalement, ni avec le cas bien plus dangereux de la machine chaude à l'arrêt.
- Débranchez, n'insistez pas à rallumer, ne touchez pas les composants, et signalez la chaleur au réparateur : c'est souvent l'indice décisif.
- Vos données ne sont pas perdues, mais vérifiez votre clé BitLocker avant le dépôt.
- Le coupable est très souvent une pièce à quelques centimes, parfois même une pièce qui se retire sans rien souder. Un diagnostic à 39 € vaut mieux qu'un remplacement de carte mère à plusieurs centaines d'euros.
Questions fréquentes
Mon PC portable chauffe et n'affiche rien : est-ce un problème de ventilation ?
Non. Une machine qui n'affiche rien n'exécute rien : le processeur ne travaille pas, le système ne tourne pas. Il n'y a donc aucune raison légitime qu'elle chauffe. Si elle chauffe quand même, c'est un court-circuit, pas un défaut de refroidissement. Changer les ventilateurs ou refaire la pâte thermique n'y changera rien.
Comment faire la différence entre une surchauffe et un court-circuit ?
Par ce que fait la machine. Une surchauffe concerne un PC qui fonctionne : Windows tourne, il est lent, bruyant, il s'éteint parfois. Un court-circuit concerne un PC qui n'a pas démarré : écran noir, pas de logo, pas d'accès au BIOS, et pourtant il chauffe. Dans le premier cas, on nettoie. Dans le second, on débranche et on cherche le composant en cause.
Pourquoi les tensions sont-elles normales alors qu'il y a un court-circuit ?
Parce que le chargeur est une alimentation à découpage : son rôle est de maintenir 19 V constants quelle que soit la consommation, et il le fait jusqu'à son seuil de protection. Un composant en court-circuit partiel ne fait chuter aucune tension, il se contente de tirer du courant en plus, que le chargeur fournit sans broncher, sans couper ni signaler quoi que ce soit.
Le courant consommé ne trahit-il pas la panne ?
Rarement sur une machine complète, parce qu'il est noyé dans le courant de charge de la batterie. Sur un cas typique, 2,6 A relevés semblent parfaitement normaux pour une batterie vide qui se recharge. Il faut isoler la carte et la mesurer à l'alimentation de laboratoire pour voir ce qu'elle consomme réellement.
Ça chauffe près de la prise de charge : qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est la zone de l'étage d'entrée : fusible, transistors de protection, puce de charge. Un transistor de protection en court est le cas le plus sérieux de cet article, parce qu'il peut laisser passer les 19 V du chargeur vers des circuits prévus pour 1 à 3 V. Débranchez sans attendre, et n'essayez pas de rallumer.
Ça chauffe sous la trappe mémoire : faut-il changer la barrette ?
Pas avant d'avoir vérifié. Une barrette en court partiel chauffe effectivement, et se retire sans rien souder. Mais un condensateur du rail 1,2 V qui alimente la mémoire donne exactement le même code d'erreur avec des barrettes parfaitement saines. Un atelier mesure les tensions du rail mémoire avant de conclure.
Un code d'erreur mémoire signifie-t-il qu'il faut changer la barrette ?
Presque jamais. Le code indique la fonction qui a échoué, pas la pièce à changer : broche de connecteur dessoudée, barrette mal enfichée, composant en court sur la barrette, tension d'alimentation mémoire absente... et, plus souvent qu'on ne le croit, le processeur, dont les soudures se fissurent sous les cycles thermiques.
Ma barrette de RAM est brûlante : est-elle récupérable ?
Non. Une barrette qui a chauffé au point de brûler ou de rétracter le plastique du connecteur a un composant en court : on la détruit, on ne la remet jamais en circulation. La bonne nouvelle, c'est que si elle était seule en cause, la carte mère n'a rien à réparer.
Puis-je toucher le composant pour vérifier qu'il chauffe ?
Non, jamais. Une barrette en court-circuit partiel alimentée par la carte dépasse largement le seuil de brûlure : le contact provoque une brûlure au second degré immédiate. On approche le dos de la main à distance, on utilise un thermomètre infrarouge ou une caméra thermique.
Faut-il continuer à essayer de rallumer la machine ?
Surtout pas. Chaque minute sous tension, c'est du courant qui traverse un composant en train de mourir, et parfois qui propage le défaut à ses voisins. Le défaut est physique et permanent : il ne se corrigera pas tout seul. Débranchez le chargeur et, si elle est amovible, la batterie.
Comment le réparateur trouve-t-il le composant en cause ?
À la caméra thermique, sur la carte nue, alimentée par une alimentation de laboratoire sous tension réduite et courant limité. Le composant en court chauffe et se signale de lui-même. La lecture se fait radiateur déposé : un dissipateur en place masque le point chaud, ou le déplace sur le processeur alors que le coupable est un condensateur à côté.
Ce type de panne coûte-t-il cher à réparer ?
Tout dépend de qui chauffe. Une barrette en court se retire et la machine repart : deux minutes, zéro pièce. Un condensateur ou un petit régulateur coûte quelques centimes, la réparation 90 à 130 €. Un transistor de puissance ou une puce de charge est plus sérieux, 100 à 180 €. Chipset, processeur ou puce graphique en court : le remplacement n'a souvent pas de sens économique, et vous ne payez que le diagnostic de 39 €.
Vaut-il mieux changer la carte mère ?
Rarement sur ce symptôme. La réparation au composant revient en général à 90 à 250 €, une carte neuve à 300 à 800 €, et le coupable est le plus souvent une pièce à quelques centimes. Le remplacement ne se discute que si le processeur ou le chipset est réellement en cause, ce qu'il faut établir à la caméra thermique, radiateur déposé.
Mes données sont-elles perdues ?
Non. Une carte mère en court-circuit n'efface rien : vos fichiers sont sur le disque, presque toujours intact, la panne empêche seulement d'y accéder. Vérifiez tout de même votre clé BitLocker dans votre compte Microsoft avant le dépôt : elle peut être réclamée au premier démarrage après réparation. Si le disque a lui aussi souffert, la récupération relève de BSC DataRecovery.
C'est arrivé pendant une mise à jour Windows : est-ce la cause ?
Presque jamais. Une mise à jour sollicite la machine plus que d'habitude et révèle un défaut matériel déjà présent, elle ne met pas un composant en court-circuit. Même chose pour une extinction brutale en pleine utilisation : c'est la conséquence du court, pas son origine.
Mon Chromebook chauffe et reste écran noir : est-ce le même problème ?
Oui, le mécanisme est identique : un Chromebook a la même architecture d'alimentation qu'un PC portable, avec un chargeur à découpage et les mêmes rails. Nous réparons les cartes mères de Chromebooks au composant, comme celles des PC portables. Seuls les Mac sont hors de notre périmètre.
Vers qui se tourner selon votre besoin
- Vos données d'abord. Une carte mère en court-circuit n'efface pas vos fichiers : ils sont sur le disque, presque toujours intact, la panne empêche seulement d'y accéder. Si le disque a lui aussi souffert (machine qui ne démarre plus du tout, disque non détecté après réparation, SSD muet), confiez-le à BSC DataRecovery pour une récupération professionnelle (disque dur, SSD, carte mémoire, RAID), avant toute intervention sur la carte.
- La réparation de la carte mère elle-même, au niveau du composant (recherche de court-circuit à la caméra thermique, transistor, régulateur, chipset, micro-soudure), c'est nous : BSC Électronique, .
- Une vraie surchauffe (la machine fonctionne mais chauffe et ralentit) : nettoyage, pâte thermique, remplacement du ventilateur, ainsi que la remise en route, le remplacement de la mémoire, la réinstallation ou le renouvellement de la machine si la carte n'est pas récupérable, c'est BSC Informatique (vente de matériel, installation, transfert de vos données). Pour une intervention à domicile, sauvegarde de vos fichiers avant travaux et remise en route ensuite, c'est BSC Assistance.
- Vous ne pouvez pas rester sans ordinateur le temps du diagnostic et de la réparation ? Louez un portable de dépannage, courte ou longue durée, chez BSC Location.
Votre machine chauffe et n'affiche rien ? Débranchez, puis parlez-nous-en.
Dites-nous la référence exacte de votre machine, où et quand ça chauffe, le code clignotant éventuel, et ce qui s'est passé avant la panne (liquide, chute, périphérique USB, chargeur non d'origine, intervention précédente). Nous vous dirons ce qu'on peut raisonnablement en attendre avant même le dépôt.
📞 : atelier BSC Electronique, 18 av Olbius Riquier, 83400 Hyères.
✉️ contact@bsc-electronique.fr :
Dépôt sans rendez-vous ou envoi postal. Diagnostic 39 € TTC déduits du devis. BSC Electronique est un nom commercial de l'EURL BSC INFORMATIQUE.